lundi 18 décembre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous #85

C'est Lundi, que lisez-vous #84

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


La Passe-Miroir, tome 2 - Les disparus du Clair-de-Lune de la fantastique Christelle Dabos était extrêmement chouette. Et bien évidemment, j'ai envie de me jeter sur La mémoire de Babel, maintenant. Ben oui. Mais je vais essayer de le faire traîner, rapport que le quatrième - et supposément - dernier tome n'est même pas encore annoncé, sûrement pas fini d'écrire. Bref, je savoure. 

vendredi 15 décembre 2017

L'amie prodigieuse, tome 1

L'amie prodigieuse, tome 1 d'Elena Ferrante

Folio, 2016, 430 p.

Traduit par Elsa Damien

Contemporaine, Italie


Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre.
Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances.
Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme.


J'ai commencé ce livre sans trop d'attentes : je l'avais pas mal vu en librairie, mais au final, j'en ai vu assez peu de chroniques sur la blogo, bizarrement. 
Et très vite, on est plongé - après un prologue un brin mystérieux - dans un quartier napolitain pauvre, post seconde guerre mondiale. Et à travers les yeux d'enfant de Lena, notre narratrice, le quartier prend vie subitement, en un claquement de doigts.
Très vite, elle va rencontrer Lila, et, par nécessité, se lier d'amitié avec elle. Tout aussi vite, Lila va exercer sans même le vouloir au départ un pouvoir fascinant sur la narratrice. Il faut dire que même enfant, Lila est intelligente, téméraire et sacrément culottée. Pourtant, elle n'est pas attachante, loin de là. Lena en est d'ailleurs consciente et la qualifie à plusieurs reprises de "méchante". Sans jugement, sans remettre en question leur relation. C'est un constat, Lila n'est pas une fille gentille. 

mardi 12 décembre 2017

Victoire, l'enfant de la honte


Victoire, l'enfant de la honte de Jean-Pierre Chassard

Auto-édition, 2016, 308 p.

Suspense, Contemporaine


Découvrir sur une insulte lancée, que vos parents ne sont pas vos parents fait le sol se dérober sous vos pieds. Alors vite, il faut chercher, savoir qui étaient ces êtres qui vous ont délaissé. C'est le cas de Victoire, brutalement dépossédée d'elle-même, qui retrouve le couvent où elle a été mise au monde. Un lieu-impasse, où les pistes concernant sa mère semblent se perdre... Toutefois, le courrier d'une religieuse, assorti d'une vieille photographie, ravive quelque temps plus tard ses espoirs et la conduit à Rosenbach où, grâce à la rencontre de Karl, elle apprend sa troublante ressemblance avec une châtelaine des environs. L'ascendance serait-elle pour autant merveilleuse ? Non, car il faut encore préciser que Victoire est une jeune allemande née en1941, au moment où la guerre battait son plein, où la déraison avait submergé la conscience des hommes, où le régime nazi, dans sa morbide obsession de la race, avait institué les Lebensborn. Ainsi, avant d'apprendre qui elle est, il faudra pour Victoire, passer par les zones ténébreuses de l'histoire allemande, par les lieux sordides et humiliants, pour toucher enfin à la vérité sur sa conception.


J'étais très intriguée par ce livre. Parce que si les bouquins autour de la deuxième guerre mondiale pullulent, je n'ai pas le souvenir d'en avoir lu qui abordaient ce sujet. Et puis, l'alternance entre le présent de narration (dans les années 60) et cette période sombre me semblait assez intéressante. 

Parce que maintenant, on a presque l'impression que cette guerre date d'un autre siècle (rapport qu'elle date vraiment d'un autre siècle), mais moins de 20 ans après, comment était-elle perçue ? 
Bref, ça et une quête identitaire, ça me bottait bien, parce que c'est toujours un sujet qui fonctionne bien avec moi.

lundi 11 décembre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous #84

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

La Perle et la Coquille de Nadia Hashimi a été une vraie claque. Le genre qui fout la gueule de bois littéraire. Un coup de coeur, un mélange quasi atomique d'émotions, de tendresse, de tristesse, de révulsion, de colère avec la découverte de ces deux destins de femmes.
Saving Paradise, tome 1 : En proie au rêve de Lise Syven, dont j'ai retrouvé la plume avec plaisir. Un thriller mystérieux, scientifico-fantastique, et le mélange des genres passe bien !

samedi 9 décembre 2017

Nous les menteurs


Nous les menteurs d'E. Lockhart

France Loisirs, 2015, 287 p.

Traduit par Nathalie Peronny

Contemporaine


Une famille belle et distinguée. Une île privée.
Une fille brillante, blessée ; un garçon passionné, engagé.
Un groupe de quatre adolescents - les Menteurs - dont l'amitié sera destructrice.
Une révolution. Un accident. Un secret.
Mensonges sur mensonges.
Le grand amour. La vérité.


Ce livre me tentait depuis un long moment et je n'étais qu'impatience lorsque je l'ai ouvert. 
On rencontre la famille Sinclair, de la haute bourgeoisie bien comme il faut : les membres de cette famille sont riches, beaux et fringants. 
Mais vite, très vite, on va voir les failles du tableau idyllique qu'ils veulent nous présenter. Parce que pour eux, et en particulier pour le patriarche et ses enfants, tout est dans ce qu'on présente au monde. C'est là que réside leur force. Ils donnent l'air d'être forts et puissants, et donc, ils le sont. Bien évidemment, on se rend vite compte que tout ça est assez malsain.

jeudi 7 décembre 2017

Throwback Thursday Livresque #48 Jeunesse !

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !


 
Cette semaine, suite au SLPJ de Montreuil, Bettie nous propose de causer livre jeunesse. Alors, je lis pas mal de jeunesse (même si de moins en moins de YA parce que je trouve que les schémas sont répétitifs depuis que c'est "vendeur" et que c'est souvent bourré de clichés) donc je pourrais vous parler de pas mal de choses présentes dans ma bibliothèque.
Mais puisque nous avons eu pas plus tard que lundi soir une mésaventure de type collision entre le cadre d'une porte et le front de ma douce enfant (collision qui nous a valu 4h aux urgences, avec un bébé de 18 mois, imaginez le bonheur + 3 points de suture, même pas en forme d'éclair + un doudou poisson ce qui fait que pour ma fille, ça valait visiblement le coup) à cause d'un livre (rapport qu'elle le tenait quand elle est tombée et n'a pas jugé utile de le lâcher pour protéger son parfait petit visage au moment de la chute), je me suis dit que j'allais causer des livres préférés de Paupiette pour changer.

Son livre préféré, c'est sans conteste celui-ci (et non, il n'est jamais trop tôt pour initier notre enfant au bon goût musical). On a déjà changé 3 fois les piles, elle se régale avec, et elle sait faire du hangbanging, merci
Mes premiers airs de rock chez Gründ. Gros point positif, les morceaux sont assez longs pour être reconnaissables et fredonnés en chœur. Gros point négatif : il manque quand même les Beatles. (mais sinon, on a droit à Elvis, les Beach Boys, les Clash, Springsteen, les Stones et Nirvana, ce qui est assez représentatif) 
Et sinon, il y a un petit chat musicien sur chaque illustration que ma fille se régale à trouver à chaque fois.




Ensuite, sans trop m'avancer, elle adore les contes de cette collection. Faut dire que vu qu'ils étaient à moi quand j'étais petite, elle ne les manipule pas seule, et en général, quand elle veut qu'on lui lise une histoire, c'est ceux-là qu'elle va chercher. Les illustrations sont très jolies, mais le texte encore un peu long pour elle. J'en ai une dizaine, elle les adore (surtout quand elle arrive à les attraper en douce).

Elle aime beaucoup frotter et renifler les pages de celui-ci, même s'il n'a pas d'histoire à proprement parler. Les rabats ne sont pas trop fragiles, et même si certaines odeurs font un peu chimiques, c'est assez ressemblant pour qu'elle les reconnaisse et les associe au bon fruit maintenant qu'elle parle un peu (trop).

Celui-ci lui plaît beaucoup.Chaque animal a sa texture et elle se régale en les chatouillant. Evidemment, elle
veut reproduire ça sur nous ensuite, mais c'est plutôt choupinet. Quand elle ne fait pas sa bourrine. Elle a appris le nom et le "bruit" des animaux grâce à ce livre (et à notre talent d'imitation des cris d'animaux exceptionnel, ça va sans dire), elle le manipule seule, elle se régale presque autant qu'avec le premier que j'ai présenté ici.

Je ne suis pas sûre que cela intéresse grand monde, mais j'aimerais assez présenter de temps en temps 3-4 bouquins jeunesse "testés et approuvés", je suis en train de réfléchir à un concept un peu sympa à ce sujet, mais si vous avez des suggestions, dites-le moi !

mercredi 6 décembre 2017

Tag - Fall book(s)

Les copinautes Kin et Kara m'ont taguée fort aimablement pour tag (amis des répétitions, bienvenue !) automnal, comme son nom l'indique.


Feuilles qui craquent : le monde est rempli de couleurs – Choisis un livre qui a du rouge/orange/jaune sur sa couverture.
Le deuxième tome d'Aeternia - L'envers du monde de Gabriel Katz. Hormis le dos musculeux de l'ami Desmeon, vous aurez le plaisir de découvrir un univers de fantasy particulièrement sombre et bien fichu. Ma chronique du tome 1 est par là, si vous voulez en savoir plus et ne pas vous faire spoiler allègrement !

Pull douillet – Il fait enfin assez froid pour enfiler des vêtements chauds et douillets : quel livre te réchauffe le cœur?
Le classique, j'ai envie de dire. Entre la nostalgie de la période à laquelle je l'ai lue et l'impression d'être comme à la maison tellement je connais les aventures de nos trois compères par cœur, j'ai l'impression d'être dans un nid quand je les relis. Un plaid, un thé, et c'est parti (ou une Biéraubeurre, hein, on ne va pas se mentir).

Air frais et piquant : Avec quel personnage voudrais-tu échanger ta place ?

Alors là, les gars, c'est une sacrée blague. Non, parce que les héros, dans les bouquins, en général, il leur arrive 2-3 bricoles. Je préfèrerais être un anonyme. Me balader dans la Comté et festoyer gaiement, ça me tenterait. Mais jamais de la vie je n'irai jeter un anneau à l'autre bout du monde poursuivi par des créatures pas ragoûtantes.

Cidre chaud : quel livre pas assez reconnu voudrais-tu voir devenir la prochaine lecture dont tout le monde parle ?
Alors déjà, j'ai une question : cékoi le cidre chaud. Le vin chaud, OK, je vois, et je valide, mais un truc pétillant et chaud, ça me semble bizarre. Je demande des explications (et éventuellement une dégustation)

Mais je trouve très clairement qu'on n'a pas assez parlé de ce bouquin, qui était une vraie perle d'émotions (et je ne dis pas ça que parce que j'étais sous le coup des hormones de grossesse quand je l'ai lu). C'est vraiment une petite pépite d'humour, de tendresse, de tout ce qu'on peut avoir envie de lire. Voilà.

Manteau, écharpes et gants – Le temps est devenu froid et il est temps de se couvrir. Quelle est la couverture de livre la plus embarrassante que vous possédez et que vous préférez cacher ?

Aaaaah, la joie des couvertures vintage de SF ! Bon, je triche un peu, parce qu'on me l'avait prêté, mais bon, j'avais l'impression de lire un hentai avec cettecouverture, autant dire que je n'aurais pas super assumé de le lire en public !

Potiron épicé : quelle nourriture vous réconforte en automne ?
Alors là, mes bons amis, autant j'aime manger, autant je n'ai pas de plat chouchou de saison. Bon, je suis plutôt team soupe quand il commence à faire froid, mais n'irai pas jusqu'à dire que ça me réconforte.

Bim bam boum, maintenant, je nomine les gars ! Le brocoli de Merlin, parce qu'elle est un peu trop absente et que ça me déplaît. La route des lecteurs, parce que un peu pareil. Maned Wolf, parce que je suis sûre qu'elle nous pondra un truc cool. Et Sixte, parce que j'ai découvert son bog tout récemment, et qu'elle arrivera à me faire saliver à la dernière question, j'en suis sûre. Et c'est déjà pas mal ! Mais si toi qui lis ce tag, tu es trop déçu que personne ne te l'ait envoyé dans la face, feel free !