samedi 14 mai 2016

Chronique : Miriam Black 1 - Blackbird

Miriam Black, tome 1 : Blackbird de Chuck Wendig

Panini Books, 2014, 477 p.

Fantastique, urban fantasy


 
Miriam Black sait quand vous allez mourir.

Accidents de voiture, crises cardiaques, meurtres, Miriam a tout vu. Elle possède un don : au contact des gens, elle voit la façon doit ils vont mourir.

Elle a bien essayé de sauver certaines personnes, mais elle n'a fait que précipiter leur fin. Aujourd'hui, Miriam évite les foules et mène une vie d'errance... jusqu'à ce qu'elle croise la route de Louis...

Elle le voit mourir assassiné dans d'ignobles circonstances, mais surtout, elle le voit mourir en prononcant son nom...

Comment Miriam peut-elle être mêlée au meurtre d'un homme qu'elle ne connait pas ? Cette fois, pourra-t-elle changer le cours du destin sans précipiter la mort de Louis, et provoquer la sienne au passage ?

On va commencer par le futile : avez-vous remarqué cette couverture de toute beauté ? Elle est pleine de détails. D'ailleurs, en refermant le bouquin, j'ai passé quelques minutes à la scruter pour chercher les petits trucs auxquels je n'avais pas fait attention de prime abord tellement j'avais envie de rester dans l'ambiance de ce livre.
On va continuer avec la partie complètement nulle : c'est édité chez Panini, donc forcément, les deux tomes suivants ne sont pas traduits. Ce n'est pas vraiment gênant en soi car l'histoire se tient toute seule dans ce tome, il n'y a pas de cliffhanger donc il peut se suffire à lui-même. Mais moi, j'ai vraiment envie de continuer à découvrir cette série. Au pire, c'est peut-être le truc qui me fera me mettre à la lecture en anglais.
Passons maintenant au récit en lui-même. Vous l'aurez compris, je pense, j'ai kiffé ma mémé. Mais, attention disclaimer (et si vous me connaissez un peu, ça ne vous étonnera pas) le livre est un peu violent. Si vous affectionnez la poésie et les envolées lyriques, vous n'en trouverez pas ici. Si vous êtes aficionados de l'urban fantasy où on retrouve de la romance, du triangle amoureux, passez votre chemin. Miriam Black, elle est badass. Elle ne veut pas s'encombrer de bons sentiments. Elle a dû apprendre à s'endurcir, normal quand on voit la façon dont les gens vont mourir au moindre contact, même involontaire. Ah, et si vous avez envie de découvrir de nouvelles expressions ordurières, vous serez ravis. Certaines ont rejoint mon panthéon personnel (oui, parce que quand on a un enfant, on essaie de ne pas dire de gros mots, mais on peut toujours utiliser un florilège d'expressions tout aussi vulgaires mais innovantes).
J'ai particulièrement apprécié la construction du récit, parsemé d'interludes qui éclairent le passé de Miriam, principalement, mais aussi de certains autres personnages. Néanmoins, cela découpe le récit et je me suis rendue compte que si j'avais été happée dès la première page, je m'étais un peu ennuyée au milieu du récit. Il se passe pourtant des choses (voire même beaucoup de choses), mais je n'ai pas réussi à plonger dedans. Il manquait ce petit supplément d'âme pourtant bien présent dans le reste du livre. Parce que, oui, la troisième partie m'a fait passer une semi-nuit blanche. D'ailleurs, j'ai eu tellement de mal à lâcher ce livre sur la fin que j'en ai écrit un premier jet de chronique dans la foulée. Ce qui ne m'arrive jamais, surtout pas à 2h du matin.
Outre ce côté particulièrement addictif, l'autre point extrêmement positif, ce sont les personnages. Primo, ils sont tous intéressants. Deuxio – merci Auteur – ils ne sont pas parfaits. Je ne parle pas de leur caractère uniquement, mais aussi de leur physique. Ça arrive trop peu souvent (ou alors, c'est parce qu'il s'agit des méchants), et diantre ! Ça fait du bien ! Oui, il y a des hommes qui ont de la brioche. Oui, les femmes ne sortent pas d'un catalogue de lingerie. Un peu de diversité dans les physiques, c'est bon à lire, ça n'empêche pas de s'identifier et de faire travailler notre imagination de lecteur, loin de là. Bon, j'aurais beaucoup à dire sur le sujet, et ce n'est pas le propos ici, mais ça a beaucoup participé à mon amour de ce bouquin.
Enfin, même si l'histoire se tient en un seul tome, il reste assez d'interrogations en fin de livre pour qu'on ait envie de savoir la suite (en plus du charisme de l'héroïne), notamment au sujet de l'origine du don de Miriam, de sa santé mentale ou encore de l'épisode où elle rencontre la voyante. J'ai très très envie de savoir la suite comme je le disais plus haut. Et à mon avis, si vous vous lancez, vous aurez envie de savoir la suite aussi.
A savoir, on retrouve à la fin un bonus, comme sur les éditions collector de DVD, dont une interview de l'auteur assez funky qui m'a fait décider que j'aimais beaucoup cette personne.

Ma note en corbeaux : 5/5

  • Le récit addictif
  • L'héroïne charismatique
  • La diversité des personnages et leur background
  • L'écriture très visuelle
  • L'originalité du tout

  • La suite n'est pas publiée en français
  • Un milieu de récit un peu en-dessous


9 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas, mais ta chronique m'a bien tentée ! Ce genre d'histoire a l'air de se démarquer des autres, et les personnages qui ne sortent pas de publicités, ça fait du bien de temps en temps. Merci pour la découverte ! :)

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    1. C'était le but. C'est assez rare que je sois autant emballée par de l'urban fantasy, même si c'est un genre que j'aime beaucoup. J'ai juste eu envie de brûler Panini quand j'ai vu qu'une fois de plus, ils ne publiaient qu'un tome 1...

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  2. Ce n'est pas un livre que je connaissais, mais ta chronique me donne vraiment envie de le découvrir ! Il a l'air de sortir de l'ordinaire, c'est appréciable. :)

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    1. Oui, c'est assez original, tant par les personnages que par les thèmes / pouvoirs (y a pas de vampires, loup-garous ou d'autres créatures).

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  3. Je ne connaissais pas du tout mais malgré ton excellent avis, je ne compte pas lire ce premier tome (même si je suis intriguée). Vu que la suite ne sera jamais publié en VF, je passe mon tour, ne lisant pas en VO du tout ^^

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    1. Je comprends, je ne le savais pas en commençant, et je me serais peut-être abstenue si j'avais su aussi. C'est une spécialité de cette maison d'édition, faut dire.
      Par contre, le tome 1 a une fin qui se suffit en soi, c'est juste un peu frustrant si on a aimé, mais ça peut vraiment se lire comme un one-shot.

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  4. Ta chronique est assez alléchante :) ! J'aime beaucoup les récits "bruts" comme ça, de temps en temps, donc pourquoi pas !

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    1. C'est le but, j'ai vraiment beaucoup aimé. Si tu te laisses tenter, n'hésite pas à me dire ce que tu en auras pensé !

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  5. Je ne connais pas du tout, mais ta chronique m'a intriguée ^^
    Et la couverture est très jolie !

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