vendredi 7 octobre 2016

Chronique : Une Île de Tracey Garvis Graves

Une Île de Tracey Garvis Graves

Milady, 2013, 402 p.

traduit par Sophie Bartélémy

Romance, Contemporain



Anna Emerson n’hésite pas un instant lorsque les Callahan lui proposent de se rendre aux Maldives pour donner des cours à leur fils T.J., en rémission d’un cancer. Mais rien ne se passe comme prévu : le jet privé à bord duquel ils ont embarqué se crashe au beau milieu de l’océan Indien. Les voici naufragés sur une île déserte où ils vont devoir apprendre à survivre. Si l’adolescent rechute, rien ne pourra le sauver. Anna se sent malgré tout étrangement attirée par son compagnon d’infortune. Alors que chacun d’eux n’a plus que l’autre pour unique horizon, leur seule chance de s’en sortir est ce lien précieux qui ne cesse de grandir entre eux.

Si vous me connaissez un peu, vous le savez : la romance, ce n'est pas spécialement ma came. Enfin, plus précisément, je n'ai pas de trouvé de romance à ce jour qui ne soit pas incroyablement cliché et ne me fasse pas lever les yeux au ciel toutes les trois lignes (je précise, ce sont mes goûts, aucun jugement de valeur là-dedans).
 Il n'empêche que j'ai bien aimé cette lecture. Mais, il faut dire que c'est bien différent ici : l'histoire d'amour prend son temps, s'installe doucement et le contexte survivaliste rend le tout un peu particulier.
Anna, prof d'anglais trentenaire, profite de ses vacances pour aller donner des cours particuliers à l'autre bout du monde. Ça l'arrange plutôt pas mal car ça lui permet de faire le point sur sa relation avec John, réfractaire à l'engagement quand elle voudrait se marier et faire plein de bébés.
Alors oui, on a là un peu du cliché de l'horloge biologique (c'est quand même incroyable que ce soit toujours les nanas qui veuillent avoir des enfants en littérature) mais, bien heureusement, ça ne dure pas. De toute façon, Anna va avoir d'autres chats à fouetter puisqu'elle va devoir survivre. Longtemps. Très longtemps.
En ouvrant le livre, je ne m'attendais pas à ce que ça dure si longtemps.
Mais c'est bien. Ça permet aux sentiments de mûrir, de s'installer. Et, bizarrement, quand on est à deux doigts de mourir c'est un poil plus important que de savoir si on est bien épilée (jeu de mots de l'infini) (mais sinon, de manière générale, non, c'est pas grave).
 J'ai beaucoup aimé cette partie survivaliste, donc. Le petit cancéreux en rémission, la prof d'anglais qui apprennent à survivre dans un environnement plutôt hostile. 
Alors évidemment, il y a des choses faciles. Tu as soif ? POP ! Mais, c'est pas le canot de sauvetage qui était à bord de l'avion qui vient de s'échouer sur la plage ? Tu t'es blessé ? POP ! Mais, c'est pas une trousse à pharmacie qu'on voit flotter à moins de 100m de là ?
 Mais, l'auteure les laisse quand même un  peu se débrouiller face à quelques situations clairement dangereuses, et on ne tombe pas trop dans le cliché. On va voir certains détails hyper pratiques auxquels on ne penserait pas de prime abord. Parce que bon, comment on fait quand on a nos règles ? Pour aller aux toilettes ? Comment on construit un abri ? Sérieusement, je suis infoutue d'allumer un feu !
J'ai également beaucoup aimé la façon de l'autrice d'utiliser des évènements marquants de notre Histoire moderne pour ancrer le récit. Ça le rend tout de suite beaucoup plus réaliste, et ça montre le décalage entre la vie sur l'île et la vie dans le monde moderne et civilisé.
Malgré tout, la dernière partie m'a moins emballée. Je vais être obligée de spoiler un peu, mais vraiment pas grand-chose : le retour à la civilisation et le traitement médiatique sont vraiment bien amenés, tout comme l'évolution des personnages un peu tourneboulés par leur les retrouvailles avec le monde moderne et leur famille, et réciproquement. Le "problème" de la différence d'âge est également très bien traité.
Malheureusement, même si tout ça est très cohérent, les réactions de tout le monde et la fin du récit ont été beaucoup trop Bisounours pour moi. Par contre, si à l'inverse de mon âme sadique, vous aimez que tout le monde s'aime et s'entende dans les bouquins, vous serez sûrement ravis.
 En tout cas, c'est tout de même une très bonne lecture, et sachant que c'est aussi une romance, si j'ai aimé, vous aimerez probablement (vu que je suis pleine de préjugés un peu négatifs sur le genre).


  • La partie survivaliste
  • L'évolution et l'adaptation des personnages
  • L'histoire d'amour qui prend son temps et ne prend pas toute la place
  • Certaines thématiques très bien traitées
  • La dernière partie, malgré des points très positifs
  • Quelques grosses facilités pour aider les héros à survivre




13 commentaires:

  1. J'ai Une île dans ma PAL depuis un bon bout de temps, ta critique me dit que je vais passer un très bon moment avec^^je vais essayer de ne pas trop traîner pour le lire.

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    1. Je me l'étais gardé pour l'été, quoique l'île en question ne soit pas super paradisiaque !

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  2. J'avais bien aimé celui ci mais ça n'avait pas été le coup de coeur que beaucoup ont eu

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  3. Oh j'ai vraiment envie de le lire ! Contente que tu ai aimé malgré les petits défauts ! :)

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  4. Mouais, ce n'est pas un livre sur lequel je me jetterais en priorité. Mais la partie survivialiste m'intéresse, alors pourquoi pas.

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  5. Ce livre ne m'a pas convaincu. J'ai vraiment été dérangé par l'âge des personnages et l'histoire d'amour entre eux.

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  6. Quand je lis des romances, je m'attends toujours à une fin un peu bisounours. En même temps, si je ne veux pas un happy end, je ne lis pas ce genre ^^ Pour ma part, j'aime beaucoup la romance mais Une île ne m'a jamais vraiment intriguée plus que cela. Contente que tu aies quand même aimé :)

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  7. J'ai lu ce livre cet été et j'ai bien aimé. Même si pour moi, la partie survie, c'était un peu gros ce qu'il s'y passait. J'ai préféré la deuxième partie.

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    1. Ah, ben moi c'est l'inverse mais cet mon côté allergique aux romances qui parle.

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    2. Ah, ben moi c'est l'inverse mais cet mon côté allergique aux romances qui parle.

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