samedi 30 décembre 2017

Quand tu descendras du ciel


Merci au Masque et à NetGalley

Quand tu descendras du ciel de Gabriel Katz

Editions du Masque, 2017, 253 p.

Policier


Et voilà, c'est encore Noël. Comme tous les ans, faute de voir décoller sa carrière de comédien raté, Benjamin Varenne enchaîne les petits boulots. Père Noël, démonstrateur, agitateur de clochette pour l'Armée du Salut... Cette fois-ci, il contrôle les sacs à l'entrée de l'Opéra de Paris, un job en apparence tranquille. En apparence.
Sauf quand on a le chic pour tomber amoureux d'une danseuse persécutée par un fan dangereusement obsessionnel, et qu'on se fait passer pour un garde du corps expérimenté pour la séduire - plus proche de Mr Bean que de Mr Bond. Benjamin va prendre ce rôle très (trop) au sérieux, et se retrouver aspiré dans un cercle infernal, des coulisses de l'Opéra jusqu'aux flamboyants palais de Venise.
Pour la tranquillité, on repassera.

Si vous traînez par ici de temps en temps, vous savez déjà sûrement que j'ai une relation particulière avec l'auteur (à sens unique, on se calme) : je l'aime de tout mon amour de lectrice pour ses univers de fantasy sombres, ses persos bien campés et son humour souvent noir. Mais je le déteste aussi un peu pour ses cliffhangers et son côté sadique (envers ses lecteurs et ses personnages, le monsieur ne s'embête pas). 
Je n'avais pas lu le premier polar de l'auteur, avec le même personnage principal paru il y a quelque temps (l'an dernier ou l'année précédente) donc pas de comparaison foireuse à venir dans cette chroniques. En tout cas, si tout comme moi vous découvrez l'ami Benjamin, acteur raté de profession, avec cet opus, vous ne serez pas perdus, et c'est déjà une bonne chose.

vendredi 29 décembre 2017

13 jours


13 jours de Valentina Giambanco

GF : Albin Michel, 2014, 542 p.

poche : Le Livre de Poche, coll. Thriller, 2016, 672 p.

Traduit par Isabelle Maillet

Thriller



L’assassin lui a donné 13 jours. 13 jours pour tenter de comprendre. 13 jours avant de plonger dans les ténèbres… 
À Seattle, personne n’a oublié le mystère de la Hoh River : trois gamins enlevés, cachés dans les bois. Seuls deux d’entre eux avaient réapparu, incapables de se souvenir de ce qui leur était arrivé. Vingt-cinq ans plus tard, un couple et ses deux fils sont sauvagement assassinés. Au-dessus de la porte de la chambre, le tueur a laissé un message : 13 jours. Très vite convaincue que les deux affaires sont liées, puisque le père de famille qui vient d’être assassiné était l’un des trois enfants kidnappés, la police manque pourtant de preuves. Pour sa première grande enquête, l’inspecteur Alice Madison devra se fier à son instinct. Au cœur des forêts, le cauchemar va recommencer. Dans 13 jours.

Je n'avais absolument jamais entendu parler de ce bouquin, mais il y a quelques mois, une LC s'est organisée sur Twitter autour de bouquins dont, justement, on ne saurait rien du tout. Je me suis donc retrouvée avec l'amie Pumpkins à lire ce thriller dont nous espérions le plus grand bien. À savoir de la tension, du suspense, et du glauque (parce qu'on n'est pas très tranquilles dans nos têtes).
Bon. Ben très franchement, j'ai dû m'accrocher tout au long de ma lecture. Et j'ai fini ce livre parce que c'était une lecture commune. Bon, la dernière partie rattrapait un peu le coup, mais le machin pèse quand même ses quasi 600 pages, donc vous vous doutez que la dernière partie n'arrive pas de suite de suite. 
Le début est HYPER brouillon. J'ai rien pigé : trop de personnages (et je suis une amatrice de fantasy, donc je vous rappelle que je suis habituée aux pages de présentations des persos qui font la taille d'un petit annuaire, hein) indiscernables les uns des autres. Qui cause ? Mais c'est qui celui-là ? Non, mais on l'a déjà vu lui, ou bien ? Boudiou, mais y avait quoi dans mon café pour que je capte rien ? Voilà les 4 questions que je me suis posée pendant.... un long moment. Un très long moment.

jeudi 28 décembre 2017

Throwback Livresque #50 Dernier livre de 2016

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Thème facile qui nous vaut donc un article hyper rapide à rédiger (merci, parce que là, je suis retomber dans la drogue qu'est Crusader's Kings II) (je crois que ma lecture des Rois maudits me perturbe), merci du coup à Livraddict qui m'a permis de retrouver cette dite lecture avec une facilité déconcertante !
Une lecture feel-good, parfaite pour finir l'année en digérant. De l'humour, de la tendresse, des situations rocambolesques, un papy aigri mais pas tellement, une concierge qu'on adore détester, une petite fille têtue et maline, bref, un cocktail assez jubilatoire pour une lecture légère. On parle de Mémé dans les orties d'Aurélie Valognes, évidemment !
Alors, il est attachant, le Ferdinand. On se prend d'empathie face à la menace injustifiée du placement. Mais tout de même. On se rend bien compte qu'il a TOU-JOURS été comme ça. Sans tact, un poil désagréable, macho et égocentré. Alors, il arrive qu'on se demande pourquoi les gens autour de lui se mettent subitement à se décarcasser quand lui-même n'y met vraiment pas du sien.
Néanmoins, l'irruption dans sa vie de personnes et de situations qui le dépassent au point qu'il en oublie de bougonner, de moments loufoques qui le laissent stupéfait, tout ça en fait un livre léger, distrayant, et surtout drôle !  
Si je n'ai pas été émue aux larmes comme cela m'arrive (tout de même rarement), je dois bien avouer que j'ai souri plus d'une fois (je pense notamment à une certaine plaidoirie) et j'ai pesté en chœur avec Ferdinand au sujet de la concierge. 

lundi 25 décembre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #86

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

Vernon Subutex, tome 2 de Virginie Despentes, qui m'a laissée un brin perplexe sur la fin. Hâte de lire le tome 3 pour retrouver cette galerie de personnages, mais un peu peur aussi.
Quand tu descendras du ciel de Gabriel Katz, un polar plein d'humour et de situations loufoques. Il faut accepter de se laisser porter, et à partir de là, on passe un bon moment.
Je triche pour celui-ci parce que bien évidemment, cet article est prévu, mais j'aurai normalement fini (et adoré) La véritable histoire de Noël de Marko Leino, que je compte bien relire à ma fille dès l'année prochaine pour en faire une tradition de Nowel. 
Le troisième tome de la saga L'épouvanteur : Le secret de l'épouvanteur de Joseph Delaney est un peu moins flippant que le précédent, mais plus cette saga avance, plus je suis happée. La preuve, je n'ai laissé passer "que" 3 mois entre ma lecture du tome 2 et du tome 3. 

dimanche 24 décembre 2017

Tag de Noël PKJ

Ca faisait bien longtemps que je ne m'étais pas laissée tenter par un des tags (pourtant souvent très funky) de PKJ. En ce jour de réveillon, c'est une erreur réparée ! Mettons-nous bien dans l'ambiance pour la soirée qui arrive (

samedi 23 décembre 2017

Le Livre de Perle



Le Livre de Perle de Timothée de Fombelle

Gallimard, coll. Jeunesse, 2014, 287 p.

Jeunesse, Conte


Tombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas?

J'avais entendu le plus grand bien de ce livre en moult endroits, aussi je n'ai pas su résister quand je l'ai vu qui me tendait les pages à la médiathèque. Du coup, évidemment, j'en attendais beaucoup.
Autant dire que le début a été un brin laborieux parce que j'ai eu pas mal de mal à rentrer dedans. On y trouve plusieurs histoires et les temporalités se télescopent un paquet de fois avant de comprendre où l'auteur nous emmène et de quoi il nous parle. Donc, j'avoue, j'ai ramé.

jeudi 21 décembre 2017

Throwback Thursday Livresque #49 - Merry Christmas !

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Ok, on y est, les gars, la course avant Noël est arrivée. Je fais partie de ceux qui aiment en général assez cette fête (peut-être aussi parce que j'adore la bouffe) (et que ma famille est loin, donc que c'est l'occasion de nous retrouver tous en un même lieu) mais avec ma sélection du jour, même les grumpy cats réfractaires à la fête seront servis ! On cause classique, on cause Angleterre, on cause création de l'expression Merry Christmas pas plus tard que tout de suite !

Vous l'aurez sûrement déjà deviné, mais c'est Dickens et son Chant de Noël qui sont à l'honneur cette semaine. J'avais eu la riche idée de le chroniquer l'an dernier grosso modo à la même date, et je le ressors parce que y a des trucs, c'est meilleur réchauffé (comme le bœuf bourguignon) et que je le lis à ma douce progéniture (en version abrégée) en ce moment et que je l'apprécie plus encore que l'an dernier.

Dickens profite de ce conte pour dresser un portrait de la société de l'époque, et fustiger les nantis, le travail des enfants. Mais surtout, il se dresse en opposition avec le point de vue religieux. Pour la petite info, à l'époque, se distraire le dimanche n'était pas très bien vu (jour du Seigneur, tout ça). Sauf qu'à l'époque, le dimanche était aussi le seul jour de repos des travailleurs (alors que maintenant, c'est l'inverse, on veut nous faire bosser AUSSI le dimanche). Dickens était complètement opposé à ce point de vue
En bref, si ce n'est pas le classique indispensable que je pensais découvrir, on passe tout de même un bon moment, plein de bons sentiments comme on les aime en général en cette période de l'année (le 2 janvier, on peut redevenir des crevards, pas de soucis !).

mercredi 20 décembre 2017

Saving Paradise, tome 1 - En proie au rêve



Lu en partenariat avec NetGalley / Castelmore

Saving Paradise, tome 1 - En proie au rêve de Lise Syven

Castelmore, 2016, 380 p.

Jeunesse, Thriller, Fantastique


Faustine Mésanger a tout prévu : l’amour, ce n’est pas pour tout de suite, priorité aux études. La jeune femme a de qui tenir : son père est un brillant chercheur de la Fondation du Griffon, une organisation non gouvernementale qui travaille sur une découverte médicale majeure.

Mais le destin tout tracé de l’étudiante bascule le jour où le laboratoire de la Fondation explose. Faustine est alors menacée de mort, au même titre que son père et ses collègues, et se retrouve placée sous protection rapprochée. Soudain, les examens de fin d’année semblent bien dérisoires… 

Tandis que les attaques s’enchaînent, Faustine commence à perdre la raison : elle entend des voix et ses cauchemars la hantent. Même Nato Braye, son garde du corps, se met à douter de sa santé mentale. 

Qui cherche à éliminer les membres de la Fondation du Griffon ?

Je suis un peu embêtée avec cette chronique, parce que c'est un livre que j'ai bien aimé, mais que j'ai lu il y a quelques semaines et vu que ces semaines ont été un peu chargées, je n'ai pas pris le temps d'en faire un brouillon de chronique. C'est donc parti pour une chronique dans laquelle je ne sais pas encore ce que je vais dire. Mais continue de lire, ça va partir dans tous les sens et être rigolo.
On rentre immédiatement dans le quotidien de Faustine, l'héroïne du bouquin. Enfin, quotidien, ce n'est pas le mot, puisque celui-ci est chamboulé quasi immédiatement par l'arrivée de deux compères qui lui annoncent de but en blanc que "mademoiselle si vous voulez bien nous suivre, nous devons assurer votre protection rapport que votre papounet a été victime d'un accident au travail". Comme les gars ressemblent diablement à Mr Smith, ben Faustine, elle a pas trop le choix.

lundi 18 décembre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous #85

C'est Lundi, que lisez-vous #84

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


La Passe-Miroir, tome 2 - Les disparus du Clair-de-Lune de la fantastique Christelle Dabos était extrêmement chouette. Et bien évidemment, j'ai envie de me jeter sur La mémoire de Babel, maintenant. Ben oui. Mais je vais essayer de le faire traîner, rapport que le quatrième - et supposément - dernier tome n'est même pas encore annoncé, sûrement pas fini d'écrire. Bref, je savoure. 

vendredi 15 décembre 2017

L'amie prodigieuse, tome 1

L'amie prodigieuse, tome 1 d'Elena Ferrante

Folio, 2016, 430 p.

Traduit par Elsa Damien

Contemporaine, Italie


Naples, fin des années cinquante. Deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier défavorisé de la ville, leurs familles sont pauvres et, bien qu'elles soient douées pour les études, ce n'est pas la voie qui leur est promise. Lila, la surdouée, abandonne rapidement l'école pour travailler avec son père et son frère dans leur échoppe de cordonnier. En revanche, Elena est soutenue par son institutrice, qui pousse ses parents à l'envoyer au collège puis, plus tard, au lycée, comme les enfants des Carracci et des Sarratore, des familles plus aisées qui peuvent se le permettre.
Durant cette période, les deux jeunes filles se transforment physiquement et psychologiquement, s'entraident ou s'en prennent l'une à l'autre. Leurs chemins parfois se croisent et d'autres fois s'écartent, avec pour toile de fond une Naples sombre mais en ébullition, violente et dure. Des chemins qui les conduiront, après le passage par l'adolescence, à l'aube de l'âge adulte, non sans ruptures ni souffrances.
Formidable voyage dans Naples et dans l'Italie du boom économique, L'amie prodigieuse trace le portrait de deux héroïnes inoubliables, qu'Elena Ferrante traque avec passion et tendresse jusqu'au plus profond de leur âme.


J'ai commencé ce livre sans trop d'attentes : je l'avais pas mal vu en librairie, mais au final, j'en ai vu assez peu de chroniques sur la blogo, bizarrement. 
Et très vite, on est plongé - après un prologue un brin mystérieux - dans un quartier napolitain pauvre, post seconde guerre mondiale. Et à travers les yeux d'enfant de Lena, notre narratrice, le quartier prend vie subitement, en un claquement de doigts.
Très vite, elle va rencontrer Lila, et, par nécessité, se lier d'amitié avec elle. Tout aussi vite, Lila va exercer sans même le vouloir au départ un pouvoir fascinant sur la narratrice. Il faut dire que même enfant, Lila est intelligente, téméraire et sacrément culottée. Pourtant, elle n'est pas attachante, loin de là. Lena en est d'ailleurs consciente et la qualifie à plusieurs reprises de "méchante". Sans jugement, sans remettre en question leur relation. C'est un constat, Lila n'est pas une fille gentille. 

mardi 12 décembre 2017

Victoire, l'enfant de la honte


Victoire, l'enfant de la honte de Jean-Pierre Chassard

Auto-édition, 2016, 308 p.

Suspense, Contemporaine


Découvrir sur une insulte lancée, que vos parents ne sont pas vos parents fait le sol se dérober sous vos pieds. Alors vite, il faut chercher, savoir qui étaient ces êtres qui vous ont délaissé. C'est le cas de Victoire, brutalement dépossédée d'elle-même, qui retrouve le couvent où elle a été mise au monde. Un lieu-impasse, où les pistes concernant sa mère semblent se perdre... Toutefois, le courrier d'une religieuse, assorti d'une vieille photographie, ravive quelque temps plus tard ses espoirs et la conduit à Rosenbach où, grâce à la rencontre de Karl, elle apprend sa troublante ressemblance avec une châtelaine des environs. L'ascendance serait-elle pour autant merveilleuse ? Non, car il faut encore préciser que Victoire est une jeune allemande née en1941, au moment où la guerre battait son plein, où la déraison avait submergé la conscience des hommes, où le régime nazi, dans sa morbide obsession de la race, avait institué les Lebensborn. Ainsi, avant d'apprendre qui elle est, il faudra pour Victoire, passer par les zones ténébreuses de l'histoire allemande, par les lieux sordides et humiliants, pour toucher enfin à la vérité sur sa conception.


J'étais très intriguée par ce livre. Parce que si les bouquins autour de la deuxième guerre mondiale pullulent, je n'ai pas le souvenir d'en avoir lu qui abordaient ce sujet. Et puis, l'alternance entre le présent de narration (dans les années 60) et cette période sombre me semblait assez intéressante. 

Parce que maintenant, on a presque l'impression que cette guerre date d'un autre siècle (rapport qu'elle date vraiment d'un autre siècle), mais moins de 20 ans après, comment était-elle perçue ? 
Bref, ça et une quête identitaire, ça me bottait bien, parce que c'est toujours un sujet qui fonctionne bien avec moi.

lundi 11 décembre 2017

C'est Lundi, que lisez-vous #84

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

La Perle et la Coquille de Nadia Hashimi a été une vraie claque. Le genre qui fout la gueule de bois littéraire. Un coup de coeur, un mélange quasi atomique d'émotions, de tendresse, de tristesse, de révulsion, de colère avec la découverte de ces deux destins de femmes.
Saving Paradise, tome 1 : En proie au rêve de Lise Syven, dont j'ai retrouvé la plume avec plaisir. Un thriller mystérieux, scientifico-fantastique, et le mélange des genres passe bien !