vendredi 26 mai 2017

Chronique : Les larmes du lac

Merci à Marie Havard et SimplementPro

Les larmes du lac de Marie Havard

Auto-édition, 2016, 342 p.

Fantastique, Drame, Écosse

Anne arrive à St Andrews, en Ecosse, après avoir tout quitté. Sa vie a basculé le jour où elle a perdu son bébé, et après ce drame, elle cherche à se reconstruire. Elle s'installe dans une belle demeure au bord d'un lac, prête à démarrer une nouvelle vie. Elle commence par chercher un travail, puis elle s'intéresse à l'histoire de la ville et de la vieille maison dans laquelle elle loge. Mais cette terre de légendes va la mener au-delà des frontières avec le réel? Un lac mystérieux, de curieuses rencontres, des fantômes qui surgissent...

Il s'agit de ma première lecture en partenariat avec le site SimplementPro, et même si j'étais un peu dubitative au départ, je suis bien contente d'avoir tenté le coup.
Cependant, mon histoire avec ce livre a connu des hauts et des bas. J'étais hyper enthousiaste de le commencer étant donné mon amour de l’Écosse, de son atmosphère conviviale et de ses paysages juste magnifiques.
(bon, au départ, je voulais vous fournir des photos prises pendant notre voyage, mais je ne les retrouve plus, là, donc tant pis).

jeudi 25 mai 2017

Throwback Thursday #26

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

Peu d'intro pour cette semaine. En fait, ma première pensée à été pour Mrs Weasley pour ce thème. Mais je me suis dit : diantre, choisissons l'originalité, tout le monde va penser à Mrs Weasley, et le but de ce RDV est de faire (re)découvrir des livres oubliés, palsembleu, personne n'est capable d'oublier Harry Potter, foutredieu ! (oui, je redécouvre les expressions d'antan, parce que mon enfant commence à essayer de répéter ce qu'on dit) (je suis pas sûre que "foutredieu" sonne mieux dans la bouche d'une enfant d'1 an qu'on bon p*tain, mais c'est sûrement plus drôle).
Bref, je me suis d'abord demandé ce que je jugeais exceptionnel pour une mère, ce qui me touchait le plus (en-dehors d'apprendre des insultes moyenâgeuses, donc). Et la réponse a été rapide : c'est cet instinct de protection aussi viscéral qu'incontrôlable qui se développe très très vite. 
Bon. Du coup, j'ai décidé d'aller quasiment à l'opposé. Parce qu'en fait, si c'est le plus répandu et "normal", c'est loin d'être exceptionnel, vous me suivez ? J'ai donc décidé de choisir une mère incroyable, improbable, le genre de mère qui fait se demander à ses enfants, pour quasiment citer le bouquins, comment font les autres morveux pour vivre sans elle.
Meet la mère dans En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut.
On se laisse embarquer dans l'excentricité de cette famille, dans leur folie quotidienne, la joie qui les anime et leur vie dissolue. Non seulement ce qui est raconté est tellement incroyable quand on a eu une famille "banale", mais la naïveté du regard de l'enfant ajoute encore à cette folie douce. Sa façon d'appréhender les choses, comme l'école, ou le métier d'un ami de ses parents, ou certains éléments qu'il ne comprend qu'à travers ses yeux d'enfants font beaucoup pour le charme du récit.
Ses métaphores et ses erreurs de compréhension amènent ensuite de la légèreté quand le récit se fait plus dur. On a donc ce sentiment de décalage à la lecture, entre l'ambiance indéniablement festive et légère, et ces choses dramatiques que l'on voit arriver. Et je vous le dis, ce décalage est extrêmement intéressant.

mercredi 24 mai 2017

Chronique : Zodiaque, tome 2 - L'étoile vagabonde

Zodiaque, tome 2 - L'étoile vagabonde de Romina Russell

Michel Lafon, 2016, 396 p.

traduit par Maud Desurvire

Science-Fiction, Young Adult

Abandonnée par le Zodiaque et déchue de son titre de Gardienne, Rhoma tente de se reconstruire dans la constellation du Capricorne. Mais une nouvelle menace apparaît dans les astres, Marad, un groupe terroriste qui s’apprêterait à frapper l’une des maisons zodiacales.

Rhoma n’a plus le choix. Armée de tout son courage de Cancer et de la ruse de son ami Hysan, natif de la Balance, elle se lance dans une quête aux confins de l’univers. Une quête dont le dénouement pourrait bien la voir affronter un ancien ennemi : le cauchemardesque Ochus, gardien de la constellation du Serpentaire.
Après avoir lu le tome 1 il y a pas mal de temps, Valentine Pumpkins et moi on s'est dit qu'il était temps de se lancer dans le 2. Rapport que le 3 venait de sortir. Attention, si vous n'avez pas lu le tome 1, cette chronique risque de vous spoiler grave sa môman.

lundi 22 mai 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #59

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 
La maison au bord de la nuit de Catherine Banner, chroniqué hier. Une chouette fresque familiale malgré quelques longueurs.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
 

Un peu d'auto-édition et beaucoup d’Écosse avec Les Larmes du Lac de Marie Navard. J'accrochais moyen au début, mais une fois lancée, je suis plutôt conquise.
En livre audio, j'ai reçu mon premier partenariat Audiolib, et j'ai donc commencé avec entrain Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi. Je passe un moment assez réjouissant !
 
3. Que vais-je lire ensuite ?

J'ai entendu beaucoup de bien de La tresse de Laëtitia Colombani et j'ai hâte de le commencer. Bon, j'ai remis mes Stephen King à plus tard, parce que je ne peux pas résister à l'appel d'une lecture commune avec Valentine Pumpkins.

4. Blabla

Vendredi, j'aurai 30 ans. Alors, la semaine passée, je m'en fichais un peu. Parce qu'avoir 30 ans pendant un week-end prolongé, c'est plutôt cool. En matière de fête, j'entends, pas le fait de commencer à écrire son âge avec un 3 devant.
Sinon, je sais pas vous, mais gamine, je pensais qu'à 30 ans, on était au top de sa féminité, qu'on était une vraie adulte et tout. Résultat, OK j'ai une enfant (qui ne marche toujours pas, mais qui parle beaucoup btw) mais bon, je préfère toujours boire une bière en terrasse qu'un martini à une soirée cocktails. Et je préfère toujours geeker que faire mes comptes. Et faire la grasse mat', ou ne pas me démaquiller le soir (mais ça, c'est parce que je suis une feignasse). Bref, je vais avoir 30 ans, et je suis encore une grosse ado.

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?


dimanche 21 mai 2017

Chronique : La maison au bord de la nuit

Merci à NetGalley et aux éditions Presses de la Cité

La maison au bord de la nuit de Catherine Banner

Presses de la Cité, 2017, 511 p.

traduit par Marion Roman

Fresque familiale, Italie, Contemporaine

Au large de la Sicile, sur l'île de Castellamare, caillou fertile bercé par le sirocco et les légendes locales, Amedeo Esposito peut enfin poser ses valises. Élevé à l'orphelinat de Florence, ce médecin a un don pour le bonheur. Or, l'île lui réserve bien des surprises. À commencer par
l'amour : partagé entre deux femmes, Amedeo fait le choix de bâtir avec l'une. Et qu'importe si l'abandon de l'autre lui coûte sa réputation et son titre de médecin ; avec celle qu'il épouse et les quatre enfants qu'elle lui donne – dont Maria-Grazia, la rescapée, la prunelle de ses yeux –,
Amedeo restaure une vieille bâtisse surplombant l'océan et rouvre le café qu'elle abritait.
C'est ici, dans la Maison au bord de la nuit, sur fond de guerre ou de paix, de crise ou de prospérité, que trois générations d'Esposito vont vivre, mourir, aimer, se déchirer, s'effondrer et se relever, sous le regard de la sainte patronne locale, Sant'Agata, toujours prompte à réaliser quelques miracles...
Dans cette saga familiale qui témoigne d'une maîtrise romanesque rare, Catherine Banner donne vie à une constellation de personnages inoubliables.

Castellamare est un personnage à part entière de ce roman. L'île qui va abriter les Esposito recèle bien des mystères et a une âme. Dure, isolée, elle se conquiert. 
Mais la première image qu'en aura Amedeo, le patriarche, à son arrivée pour devenir médecin municipal est celle qui me reste en tête : un lieu étrange, un peu magique, nimbé d'une aura de bonheur et de féérie. L'île a sa propre sainte, sa propre malédiction, et son café, celui qui est au bord de la nuit et donne son titre au roman.

jeudi 18 mai 2017

Throwback Thursday Livresque #25

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Ce que j'aime le plus sur la blogo, ce sont les découvertes que l'on peut faire. Ce que mon banquier apprécie beaucoup moins, ce sont les achats que cela engendre, mais ça c'est une autre histoire (quoique, on ne le dira jamais, mais les médiathèques sont vos amies et elles vous veulent du bien !)
Du coup, le thème de la semaine, je l'avoue, m'a posé quelques problèmes. Parce qu'on ne va pas se mentir, depuis 1 an et demi que j'ai un blog, et au moins autant avant que je traîne sur les internets en lien avec les livres, ben, un paquet de mes lectures de ces dernières années ont été influencées par des avis que j'ai pu lire / écouter. Se posait donc la question du : comment choisir ?
Bon, bah, j'ai choisi presque au pif. Je dis presque parce que je l'avais vu pour la première fois sur la chaîne de la première booktubeuse que j'ai suivie, Margaud Liseuse, mais qu'il a aussi longtemps été la bannière de ma copinaute Althea. Je veux parler du très connu Eleanor & Park, que j'ai attendu bien trop longtemps avant de le découvrir.
 
Ils vont s'aimer comme deux ados : avec toute la beauté, la maladresse, l'intensité d'un premier amour. L'alternance entre leurs deux points de vue va mettre en lumière ce que l'autre ne sait pas, ce qu'on cache à ceux qu'on aime, leurs différences, leurs différends.
Ils ont des passions et des envies, le plus souvent réfrénées par leur jeune âge et leurs parents, comme de vrais ados, et c'est bien trop rare dans la littérature YA. Et pour une fois dans ce genre, le cercle familial des héros est bien présent, mais il a surtout une réelle influence sur leur vie, leurs (ré)actions et bien entendu, la construction de l'adulte qu'ils seront bientôt.

mardi 16 mai 2017

Chronique : Elle s'appelait Sarah

Elle s'appelait Sarah de Tatiana du Rosnay

livre audio : Audiolib, 2001, 3h30

poche : Le Livre de Poche, 2014, 402 p.

traduit par Agnès Michaux

Historique

Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d'Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s'attache en particulier au destin de Sarah et mène l'enquête jusqu'au bout, au péril de ce qu'elle a de plus cher.

Paris 16 juillet 1942. A l'aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande soeur l'enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là...

Je m'attendais à être extrêmement émue par ce livre. Mais que ce soit dû au support audio (je "lis" en voiture, j'ai donc besoin d'un minimum de concentration), ou au fait que ce n'était pas le bon moment pour moi, il n'a pas tout à fait eu l'effet escompté.
Nous allons dans ce récit alterner entre deux voix, passé et présent, enfant et mère. Deux personnes différentes, vivant des choses très différentes, mais dans un même lieu. Je suis très sensible à

lundi 15 mai 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #58

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?


vendredi 12 mai 2017

Chronique : Inséparables

Merci à Rageot et Babelio !

Inséparables de Sarah Crossan

Rageot, 2017, 406 p. 

traduit par Clémentine Beauvais

Contemporaine, Jeunesse, Young Adult

Grace et Tippi. Tippi et Grace. Deux sœurs siamoises, deux ados inséparables, entrent au lycée pour la première fois. Comme toujours, elles se soutiennent face à l’intolérance, la peur, la pitié. Et, envers et contre tout, elles vivent ! Mais lorsque Grace tombe amoureuse, son monde vacille. Pourra-t-elle jamais avoir une vie qui n’appartienne qu’à elle ?

J'annonce la couleur : ce livre est un immense coup de cœur. Ma lecture préférée depuis le début de l'année, et sûrement les 6 mois précédents aussi. Pas compliqué, 3 jours après, je ne m'en suis pas remise. J'ai l'impression d'avoir une grosse gueule de bois littéraire. Tout est fade, insipide et fait mal à la tête en comparaison.

jeudi 11 mai 2017

Throwback Thursday Livresque #24 Si j'étais écrivain...

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Des velléités d'écriture, je ne vais pas vous le cacher, j'en ai eu. Mais il se trouve que je ne finis jamais rien, que je n'ai ni l'assiduité ni le temps (en vrai, je ne le prends pas, soyons honnête) et si je me connais objectivement des talents de maître du jeu, je pars bien trop dans tous les sens pour être une vraie autrice. Ceci dit, des bouquins dont j'aurais été fière de voir mon nom sur la couverture, il y en a des pelletées.
Bref, le choix fut rude, mais si j'ai un temps hésité avec Le livre de ma mère d'Albert Cohen (ou quasiment n'importe lequel de ses bouquins), je pense que quitte à écrire un truc, je rêverais d'universel. D'un monde riche, complexe, mais accessibles. De personnages touchants, agaçants parfois, mais terriblement humains. De multiples degrés de lecture. De parler aux jeunes lecteurs, mais aussi aux plus vieux. Bref, une fois de plus, je vais ressortir de derrière les fagots la série la plus chère à mon cœur, oui, même devant Harry Potter, une de celles qui m'a construite, qui m'a fait rêver, vibrer, pleurer, mais surtout réfléchir. Si vous traînez ici depuis un moment, vous savez déjà que je veux parler de À la croisée des mondes de Philip Pullmann. 
 
Philip Pullman est bien loin de prendre ses lecteurs pour des idiots, même s'ils sont jeunes. Son système de multivers est complexe, réfléchi et il y a beaucoup beaucoup beaucoup de détails qui comptent. On trouve d'ailleurs également quelques notions scientifiques, renommées, qui sont utilisées pour comprendre le fonctionnement de la Poussière notamment. Et causer physique cantique à d'aussi jeunes personnes, ce n'est pas évident.
À partir de là, on se dit qu'un adulte qui apprécierait ce genre de lecture pourra passer un agréable moment. C'est un grand OUI. Mais pas seulement, parce que dans À la Croisée des Mondes, il y a différents niveaux de lecture, et aussi beaucoup de concepts abordés en filigrane, ainsi qu'une paquasse de références, littéraires notamment. En le relisant une fois adulte, je me suis rendue compte que j'étais passée à côté de beaucoup de choses.

mardi 9 mai 2017

Chronique : Seul le bonheur

Merci aux éditions Hélène Jacob pour cette lecture !

Seul le bonheur de Hervé Heurtebise

Hélène Jacob, 2016, 176 p.

Contemporaine, Feel-good

Adrien Pons déteste le thé, mais c’est bien là son moindre défaut. Aux nourritures terrestres, il préfère, tant s’en faut, les nourritures de l’esprit. Les mots ont toujours été son fort et il s’en nourrit, au propre comme au figuré.

Écrivain talentueux, mais quelque peu bougon, Adrien Pons tient ses contemporains à une distance respectueuse, mais fraîche, selon les atomes qu’il a rarement crochus, avec les individus qui peuplent ou traversent son quotidien.
Comme il est dit que même les plus grands ermites ne sont jamais à l’abri d’une rencontre fortuite, il va connaître les tourbillons du fameux effet papillon, remuant son existence jusqu’aux tréfonds.

Pourtant peu enclin à transiger avec ses habitudes, Adrien Pons va se lancer à son corps défendant dans sa nouvelle drôle de vie, jusqu’à ce qu’elle lui assène un mauvais coup, qu’elle lui garde un chien de sa chienne.
Désormais, Adrien Pons va expérimenter le chaos, les petits bonheurs et les affres du désespoir, ce que la vie donne et ce qu’elle reprend irrémédiablement.
Elle va faire de lui un autre homme, un homme de chair et de faiblesses, en perpétuelle révolution, envisageant les choses sous un œil nouveau, un homme en rupture avec son passé, un homme en éternel devenir…

Le cliché de l'écrivain misanthrope est assez répandu dans la littérature. Mais il est exploité ici avec brio. Et encore, quand on dit misanthrope... Le principal problème d'Adrien, il l'a avec lui-même. Il a un peu tendance à juger à l'emporte-pièce, et surtout, il ne comprend pas comment il a

lundi 8 mai 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #57

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.



On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée les semaines passées ?


dimanche 7 mai 2017

Lazy Sunday #61 avec Inséparables

Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche
Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin) sert à vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et à vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.

  

Inséparables de Sarah Crossan
Rageot, 2017, 406 p.
Contemporaine, Jeunesse














On me l'a proposé en Masse Critique sur Babelio, et j'ai vu que c'était chez Rageot, que Clémentine Beauvais était à la traduction et que ça parlait d'un sujet très peu abordé, à savoir la vie de sœurs "siamoises".

Je viens de le dire, vous suivez vraiment rien ! (mon humour me perdra). On suit le point de vue de Grace, fusionnée à sa sœur jumelle, Tippi, à partir de la taille. Grand chambardement cette année : faute de finances dans la famille, elles vont devoir entrer dans un lycée "normal".
Et là, c'est le moment où je me rends compte que je parle extrêmement mal de ce livre, alors que je l'ai adoré puisque c'est mon deuxième coup de cœur de l'année, et sûrement ma lecture préférée de 2017.

Il secoue la tête et
me prend la main,
caresse mon pouce de ses doigts ;
incendie dans mes veines.

'Dans le coin, être normal, c'est une insulte, dit-il.
Au fond de soi,
tout le monde veut être une
         star
et être normal c'est risquer de devenir
         rien.'

Mais tout le monde a tort.

Être normal, c'est le Graal
et c'est seulement ceux qui ne le sont pas
qui comprennent pourquoi.