jeudi 20 juillet 2017

Throwback Thursday Livresque #33 - Fictif et taoué-e !

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Le thème de la semaine me plaisait beaucoup. Les tatouages, je trouve souvent ça très joli, comme une carte d'identité un peu intime, il y a quelque chose qui me fascine assez dedans. Je n'en ai pas parce que j'ai un peu peur du côté très addictif (et de mon côté collectionneuse qui n'arrangerait pas les choses), mais je peux passer des heures (bon, ok, plutôt de longues minutes) sur Pinterest ou autre pour regarder des tatouages. Rien que l'image pour illustrer le thème de la semaine est magnifique !
 Par contre, pour ce qui est des lectures, j'ai beau lire pas mal de contemporains, j'ai plutôt galéré à me souvenir d'un personnage que l'on aurait décrit comme tatoué. Ainsi, le seul qui me soit venu en tête est loin de l'idée artistique du machin, puisqu'on va causer marquage et seconde guerre mondiale.
Faites coucou à Elle voulait juste marcher tout droit de Sarah Barukh. Alice, la petite fille que nous suivons, se demande vraiment d'où vient la série de chiffres encrés sur le bras de sa maman qu'elle retrouve après la guerrre. Pas très gai, mais nécessaire...

On va  suivre Alice, une toute petite fille au début du roman. C'est à travers ses yeux, d'abord sous l'occupation puis dans les années post-guerre que l'on va découvrir la portée de ce texte.
Ignorante de son histoire, sans souvenirs de sa famille, Alice vit avec sa nourrice dans la campagne française. La guerre, c'est loin, d'ailleurs, ce n'est plus vraiment la guerre. Alice a donc des amies, une scolarité, une vie tout à fait normales. Et cette mère fantasmée, idéale. Elle serait grande, élégante, intelligente, et bientôt, tout bientôt, elle viendrait la chercher. Elles iraient habiter Paris, elles découvriraient le monde.
Quelques années après la guerre, quand une femme décharnée, murée dans son silence et au regard perdu vient la chercher, c'est un monde qui s'écroule pour Alice.
Comment apprendre à connaître cette femme qui se dit sa mère ? Comment apprendre à l'aimer ? À la comprendre ?
Alice va donc grandir, bon gré mal gré, entourée de silences, de secrets et de non-dits, que ce soit d'abord chez sa nourrice où son identité ne doit pas être dévoilée, plus tard avec sa mère à Paris où le dialogue est coupé, ou encore après, de l'autre côté de l'océan où elle ne comprend pas la raison de sa présence.
Comment comprendre un passé traumatique, comment se construire ?

mercredi 19 juillet 2017

Le livre des sortilèges, tome 2 - L'école de la nuit

Le Livre des Sortilèges, tome 2 - L'école de la nuit de Déborah Harkness

Orbit, 2012, 547 p.

Traduit par Pascal Loubet

Fantastique

L'historienne Diana Bishop, issue d'une lignée de sorcières puissantes et le vampire Matthew Clairmont ont violé les lois de séparation des créatures. Lorsque Diana a découvert un manuscrit alchimique magique à la Bodleian Library, elle a déclenché une lutte dans laquelle elle est devenue liée à Matthew. Maintenant la coexistence fragile entre sorcières, démons, vampires et humains est dangereusement menacée.
Cherchant la sécurité, Diana et Matthew ont voyagé dans le temps pour se retrouver à Londres, en 1590. Mais ils réalisent vite que le passé n'est un havre de paix. Retrouvant son ancienne identité en tant que poète et espion de la reine Elizabeth, le vampire retombe avec un groupe de radicaux connus sous le nom de l'École de la Nuit. Beaucoup sont des démons rebelles, les esprits créatifs de l'âge, dont le dramaturge Christopher Marlowe et mathématicien Thomas Harriot.
Ensemble Matthieu et Diana chercheront le Londres des Tudor pour trouver le manuscrit insaisissable, l'Ashmole 782, et la sorcière qui va enseigner à Diana comment contrôler ses pouvoirs remarquables.

Pour celleux qui suivent mon blog depuis un moment, vous aviez peut-être vu passer ma chronique du tome 1. D'ailleurs, si vous n'avez pas lu celui-ci, je vous conseille de vous y référer rapport que je risque d'en spoiler quelques éléments.
Bref, pour en revenir à ce tome 1, j'avais trouvé l'univers, l'histoire / Histoire (réinventée) et l'intrigue assez ouf. Mais, énorme bémol sur la partie romance ultra-niaise, et la Diana forte et indépendante qui se transformait en guimauve collante, mièvre et insipide. 

mardi 18 juillet 2017

Chronique : Quand je serai partie

Merci à NetGalley et AmazonCrossing

Quand je serai partie d'Emily Bleeker

Amazon Crossing, 2017, 438 p.

Traduit par Marion Nuding

Contemporaine

Alors qu’il rentre chez lui après avoir enterré Natalie, la femme de sa vie et la mère de ses trois enfants, Luke Richardson trouve sur le sol de l’entrée une enveloppe bleue sur laquelle son nom est inscrit, d’une écriture qu’il connaît bien : celle de son épouse disparue. Bouleversé, il découvre une lettre de Natalie, rédigée le jour de sa première séance de chimiothérapie près d’un an auparavant. C’est le début d’une longue correspondance unilatérale, qui conduit progressivement Luke à découvrir des secrets trop longtemps enfouis. Tourmenté par les lettres de son épouse, obsédé par le besoin de découvrir qui les envoie, Luke en vient progressivement à remettre en question son mariage et sa famille.Parviendra-t-il, au-delà de la peine et de la souffrance, à envisager un avenir où l’amour subsiste envers et contre tout ? Est-il trop tard pour tenir ses promesses quand la personne qu’on aime a disparu ?


Je me suis rendue compte ce week-end que ce titre avait été honteusement oublié dans ma liseuse. Pendant plusieurs mois. Allez savoir pourquoi, je devais être débordée à ce moment-là, les éditeurs ayant tendance à confirmer des envois tous en même temps. Il fallait donc que j'y remédie parce que je n'aime pas laisser traîner les SP. 

lundi 17 juillet 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #67

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

J'ai été ravie de passer à nouveau un moment avec Tom, son maître et Alice grâce au tome 2 de la saga L'épouvanteur que j'ai beaucoup aimé. 
Quant à Wonder, que j'ai lu grâce à l'enthousiasme contagieux de Plouf, je l'ai vraiment adoré. 
Un partenariat NetGalley traînait dans ma liseuse depuis des mois, honte sur moi. Je me suis donc plongée dans Quand je serai partie d'Emily Bleeker, un très joli roman, je suis ravie de la découverte !

dimanche 16 juillet 2017

Lazy Sunday #68 avec Wonder

Oui, bon, samedi, dimanche, ça reste le week-end quoi !
Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche
Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin) sert à vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et à vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.



 

Wonder de R.J. Palacio
PKJ, 2013, 405 p.
Traduit pas Juliette Lê
Jeunesse, Contemporaine
Plouf en parle beaucoup avec amour, et ce n'est pas la seule. Du coup, j'ai bondi dessus telle une gazelle poursuivie par un lion quand je l'ai vu à la médiathèque.

D'August, a.k.a Auggie, qui rentre en 6ème. Rien de bien extraordinaire, me direz-vous, sauf qu'Auggie n'est pas très avenant niveau visage. Depuis la naissance, il a subi pas mal d'opérations, mais là, ça y est, il peut suivre une scolarité normale. Bienvenue au collège, donc.

Je sortis de la salle de spectacle derrière Jack. Il me tint la porte, et, alors que je passais devant lui, il me regarda bien en face, comme s'il me défiait. Je lui rendis son regard. Et je lui souris. Oui, j'ai souri. Ca m'arrive : quand j'ai peur de me mettre à pleurer, ça me fait comme si j'allais avoir un fou rire. C'est ce qui a dû se passer là, parce que j'ai souri avec l'impression que j'allais m'étouffer.  Le truc, c'est qu'à cause de mon visage les gens qui ne me connaissent pas ne comprennent pas toujours que je leur souris. Ma bouche ne se relève pas aux coins comme la leur. Elle s'élargit sur les côtés, toute droite.

jeudi 13 juillet 2017

Throwback Thursday Livresque #32 Douce France

BettieRose a lancé il y a quelques mois ce nouveau RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Des auteurs français, et de livres qui se passent en France, j'en lis, et j'en ai, à la pelle. Autant dire que le plus compliqué pour moi cette semaine, ça n'a pas été de trouver un livre qui rentrerait dans les critères, mais plutôt d'en choisir un. Et puisque l'item, c'était "DOUCE France", j'ai décidé de partir un peu à l'opposé.
Et BIM, je t'envoie du thriller au nom équivoque, Bleu Blanc Sang  de Bertrand Puard. Si je n'ai pas été renversée à la lecture de ce premier tome (dont on a pas mal parlé à sa sortie, puisque la trilogie complète est parue en même temps), j'ai quand même passé un moment plutôt sympa. 
Âmes sensibles qui craignez le thriller, vous pouvez y aller : du genre, on retrouve un certain suspense, de l'action parfois violente mais pas de glauque et très peu d'hémoglobine (malgré le titre). Pas d'ambiance réellement malsaine non plus, même s'il y a évidemment quelques actes répréhensibles (sic !) dans ce roman. Je vous le dis tout net, c'était presque un peu trop soft pour mon esprit dégénéré.
La plume est claire et concise, sans effets de style superflus, ou descriptions inutiles. On pourra lui reprocher de donner peu de détails, mais une chose est sûre : l'auteur démêle les fils de son intrigue sans perdre son lecteur et c'est assez rare dans les récits mêlant intrigues politiques, familiales et personnelles.
 Malheureusement, cela se fait un peu au détriment des protagonistes qui sont pour le moment assez peu fouillés.
Il y a une multitude de points de vue, et c'est un peu comme dans Game of Thrones : on se demande ce qui relie tous ces personnages, leurs motivations et quand ils vont se rencontrer.
Donc, forcément, en les développant davantage, notamment sur le plan psychologique, le roman aurait probablement fait le double de pages et aurait très probablement perdu en clarté. Comme on dit, on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière

mercredi 12 juillet 2017

Chronique : Mémoire d'elles

Mémoire d'elles de T. Greenwood

Milady, 2015, 571 p.

Traduit par Emmanuelle Ghez

Romance, LGBT+

Massachussetts, années 1960. Billie et Eva élèvent leurs enfants dans la modeste zone résidentielle de Hollyville. Ces mères au foyer ont du mal à se contenter du petit bonheur sur mesure et des joies domestiques que la vie leur réserve. Malmenées par leurs maris, elles se soutiennent pour faire face à l'adversité, et l'amitié qui les unit ne tarde pas à se changer en amour. Mais comment vivre au grand jour une relation que la société condamne avec une telle virulence? Elles rêvent d'une évasion près du lac où elles se sont avoué leur amour, mais le destin les attend au tournant.


Comme vous ne le savez peut-être pas, j'ai un retard monstrueux dans mes lectures de l'année (celles qui sont pas des SP, parce que j'essaie d'être organisée, mais comme j'aime procrastiner, c'est pas évident). Bref, voilà mon vrai premier coup de cœur de l'année, Inséparables ayant été lu bien des semaines plus tard en vrai.  Le premier, donc. En mars. Inutile de dire que je l'attendais de pied ferme. Et que j'y ai réagi dignement.

mardi 11 juillet 2017

Top Ten Tuesday #15

Le récapitulatif des liens se fait chez Frogzine !
Moui. Je viens de me rendre compte que je n'avais pas participé depuis janvier. Voilà voilà. Mais les thèmes me tentaient très bofement, ceci expliquant cela. Néanmoins, le TTT est back, et il va tout dépoter.

Les 10 romans d'auteurs français que j'adôôôôre !


L'ordre n'est absolument pas exhaustif, et j'en oublie évidemment beaucoup beaucoup, mais parmi les livres d'auteurs français qui m'ont vraiment marquée, on va retrouver entre autres :

http://delaplumeauclic.blogspot.fr/2016/07/le-classique-du-mois-la-nuit-des-temps.html http://delaplumeauclic.blogspot.fr/2017/03/chronique-songe-la-douceur.html http://delaplumeauclic.blogspot.fr/2017/02/chronique-tant-que-nous-sommes-vivants.html
http://delaplumeauclic.blogspot.fr/2017/01/chronique-dapres-une-histoire-vraie.html http://delaplumeauclic.blogspot.fr/2016/08/chronique-en-attendant-bojangles.html
http://delaplumeauclic.blogspot.fr/2016/05/chronique-la-passe-miroir-1-les-fiances.html http://delaplumeauclic.blogspot.fr/2016/09/le-classique-du-mois-le-grand-meaulnes.html
Si ça vous intéresse, en cliquant sur les couvertures mentionnées, vous arriverez comme par magie sur les chroniques concernées !
 

lundi 10 juillet 2017

C'est Lundi, que lisez-vous ? #66

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

Les femelles de Joyce Carol Oates, un recueil de nouvelles sur des personnages féminins très ambigus, à la sauce mantes religieuses. Certaines mettent clairement mal à l'aise, mais permettent aussi de réfléchir aux extrémités auxquelles les femmes sont poussées du fait... des hommes. Bon, le format n'est toujours pas mon truc fétiche, hein.

dimanche 9 juillet 2017

Lazy Sunday #67 avec Sapiens- Une brève histoire de l'humanité


Je ne sais pas vous, mais moi, le dimanche, j'ai souvent un peu la flemme d'écrire une jolie chronique. Ou même une moche
Lazy Sunday (j'ai hésité avec "Dimanche de feignasse", mais ça faisait moins cosy et plus loque humaine, donc je me suis rabattue sur la version anglophone du machin) sert à vous présenter rapidement ma lecture en cours (ou celle que je viens de finir), et à vous teaser en vous mettant quelques phrases tirées d'une page au hasard.

  
Sapiens - Une brève histoire de l'humanité de Yuval Noah Harari
livre audio : Audiolib, 2017, 954 mn
Traduit pas Pierre-Emmanuel Dauzenat
Lu par Philippe Sollier
papier : Albin Michel, 2015, 492 p.
Essai, Sociologie, Histoire

Valentine Pumpkins m'avait carrément alléché lorsqu'elle le lisait, et je ne cause même pas de sa chronique. Du coup, quand on me l'a proposé en Service Presse, j'ai foncé, et plutôt deux fois qu'une.

De l'histoire de l'humanité, de la "pré"histoire à nos jours. Avec j'imagine des perspectives pour le futur. C'est un peu pessimiste, mais vraiment passionnant. J'ai l'impression d'être dans un cours dont le prof serait mon nouveau héros. J'apprends plein de choses, mais surtout, je réfléchis. Et ce n'est pas dénué d'humour, pour ne rien gâcher.

Ne croyez pas les écolos qui prétendent que nos ancêtres vivaient en harmonie avec la nature.Bien avant la Révolution industrielle, Homos sapiens dépassait tous les autres organismes pour avoir poussé le plus d'espèces animales et végétales à l'extinction. Nous avons le privilège douteux d'être l'espèce la plus meurtrière des annales de la biologie.