vendredi 8 septembre 2017

Îles flottantes

Merci à Babelio et Phébus pour cette lecture

Îles flottantes de Jean-Luc Cattacin

Phébus, 2017, 176 p.

Contemporaine, Adolescence

Tout a commencé sur l’île où je passe mes vacances. Pour une bouchée de pain, j’achète une étrange tablette de bois. En voulant comprendre les signes gravés sur ses flancs, je rencontre Elizabeth. Il s’agit d’une écriture, me dit-elle : le rongo-rongo de l’île de Pâques.

Plages immenses et sentiers dans la forêt, odeur de l’océan et des immortelles, corps alanguis au soleil : un bel été commence.

Mais voilà, mon ami Ficelle doit me rejoindre dans la grande maison sur la dune. Ficelle et ses très mauvaises habitudes. Ficelle, à qui rien ne fait peur. Le genre de garçon qui change le cours de l’histoire.

Il faut commencer par un truc très important, parce que ça joue énormément sur le ressenti de lecture. Le style de l'auteur est vraiment particulier. Ponctuation minimaliste, phrases à rallonge, vocabulaire parfois un brin suranné, il n'est pas forcément hyper accessible là tout de suite. Pour tout dire, j'ai dû relire certaines phrases plusieurs fois pour en comprendre le sens.
Pour ma part, je suis un peu mitigée face à cela : d'un côté, une fois que j'ai compris la façon dont l'auteur allait raconter son histoire, j'ai été vraiment vraiment charmée par l'ambiance qui en résultait (mais on y reviendra). D'un autre côté, cela avait un effet vraiment incongru dans la bouche d'un ado supposément contemporain.
L'histoire en elle-même est très différente de ce à quoi je m'attendais. Vacances dans la maison familiale, soleil, plage, farniente, c'est le roman typique de l'adolescence, cet été où les choses changent. Rouquin (dont on ne connaîtra jamais le vrai prénom) va découvrir le mystère du rongo-rongo, et se découvrir une passion pour cette culture. Une passion pour la femme qui va l'incarner, aussi. Surtout.
Mais tout ça est très secondaire du fait de l'ami Ficelle. Parce que ce meilleur ami, lui, va représenter la force de l'amitié adolescente.
Celle qui est un savant mélange entre l'admiration sans bornes et la répulsion, l'amour incommensurable et la haine. Un penchant va finir par prendre le dessus au fur et à mesure que le héros va grandir.
Il s'agit finalement vraiment de raconter comment ces vacances se révèlent initiatique, comment le héros va grandir, se révéler à lui-même, comment il va entamer le difficile passage à l'âge adulte (dit celle qui à 30 piges est déprimée quand ses soirées entre potes ressemblent à des dîners de "vieux").
L'intrigue autour des mystères de l'île de Pâques est finalement très secondaire, et j'avoue que je l'ai vraiment regretté parce que c'est sûrement ce qui m'avait attirée en premier lieu dans ce livre.
Au final, mon ressenti est vraiment mi-figue mimolette, rapport que j'ai vraiment vraiment aimé l'atmosphère dégagée, mais en même temps je l'ai trouvée souvent pompeuse, en particulier au début.
  • L'ambiance qui m'a beaucoup plu
  • L'histoire d'amitié
  • Le côté un peu désuet
  • Un style parfois lourd et pompeux

10 commentaires:

  1. Bon déjà, ce titre n'est pas à présenter aux gens qui ont la dalle hein. Ensuite j'avoue l'intrigue avec la tablette m'attirait carrément, dommage que ça passe un peu à la trappe :/

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    1. Oui, si c'est vraiment ce que tu attends du bouquin, tu risques d'être déçue...

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  2. Ce titre a l'air intéressant mais une écriture alambiquée n'est pas ce que je recherche actuellement... Plus tard peut-être !

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    1. Dans ce cas, c'est clair que tu as de bonnes chances de passer un peu à côté.

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  3. Tu piques ma curiosité du coup à voir !

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    1. Je suis curieuse de voir ton avis si tu te lances !

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  4. Je pense que le style que tu décris sera clairement un frein à mon plaisir. Je vais passer mon tour ^^

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    1. Je comprends, ce n'est pas forcément le genre de livre que je conseillerais à tout le monde les yeux fermés.

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  5. En voyant le titre du livre, j'ai eu faim d'un coup mais en lisant ta chronique, je suis beaucoup moins alléchée ^^. Les phrases longues ont eu raison de moi.

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    1. Oui, le style peur clairement être un frein si ce n'est pas ce qu'on attend

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