mardi 24 octobre 2017

Le meurtre d'O'Doul Bridge

Lu en partenariat avec Taurnada

Le meurtre d'O'Doul Bridge de Florent Marotta

Taurnada, 2017, 248 p.

Policier

San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes. Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher. Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable. Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l'emporte. Réveillant les douleurs du passé.

Ma première impression en commençant ce livre a été plutôt bonne. Très vite, le héros parvient à nous charmer, à nous faire rire, à nous émouvoir. Un peu trop grande gueule, n'hésitant pas à balancer leurs quatre vérités aux gens qui croisent son chemin, doté d'un sacré sens du second degré, et têtu comme une mule tout en fuyant un passé que l'on imagine très vite assez difficile, il est attachant.
Ma seconde impression, qui sera pour moi LE point noir du livre, concerne les personnages féminins. Pas un n'est à la hauteur de notre ami apprenti détective. Et il faut bien avouer qu'elles
frôlent toutes le cliché ambulant. La fille traumatisée qui essaie de renouer avec son père, la BFF call-girl pour payer ses études de psycho, la femme de la victime froide et manipulatrice, on peut dire qu'on a un bon tiercé gagnant.
Et c'est super dommage, parce que vouloir faire de son héros un misogyne qui s'ignore, c'est une chose, mais lui donner trop peu de répondant en face, c'en est une autre. Je croise très fort les doigts pour que le tome suivant dont l'intrigue est bien lancée à la fin de celui-ci mette un peu plus à l'honneur les femmes qui font partie de la vie de Ballanger ! Parce que oui, il y a pléthore de persos féminins hyper intéressants et bien plus profonds que ce qu'il nous montre là... Comme dans la vraie vie, quoi.
Par contre, en ce qui concerne l'enquête en elle-même, l'intrigue est bien ficelée. Pas d'énorme surprise, puisqu'on devine très vite qui a fait quoi, mais le déroulement est intéressant et permet d'aborder des thématiques intéressantes. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé la façon de l'auteur de parler de l'homophobie sans passer par les choses les plus faciles. 
Quant à la fin... Elle nous laisse sur notre faim, avec une grosse idée en tête : lire la suite !
Parce que si l'intrigue principale se focalise sur le fameux meurtre du titre, on va surtout en profiter pour découvrir le passé de Michael Ballanger et en particulier sa précédente collaboration avec la police qui lui a coûté cher. Pas de spoil, mais cette histoire le hante et il se pourrait bien qu'elle n'ait pas encore eu de point final.
Le style de l'auteur est de plus hyper fluide et plutôt addictif. Combiné à des actions et péripéties parfois surprenantes (oui, parce que si l'on sait rapidement qui est le coupable, encore faut-il le prouver), des rencontres avec des personnages improbables (je pense au journaliste, mais pas que), on a vite fait d'être entraîné dans le livre au même rythme que le héros et de ne plus le lâcher.

  • Le héros, intéressant et attachant
  • Style addictif et fluide
  • L'humour
  • Une fin parfaite !
  • Les personnages féminins, pas assez approfondis
  • Une intrigue un brin prévisible

3 commentaires:

  1. Je ne me ruerai pas sur ce roman, mais si l'occasion se présente : pourquoi pas...

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    1. Il est quand même assez chouette et la fin laisse présager d'une suite probablement meilleure.

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  2. Héé bah ça me donne plutôt envie, en me préparant à serrer les dents rapport aux persos féminins^^

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