jeudi 31 mai 2018

Throwback Thursday Livresque #68 - Lunettes

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Eh, on va pas se mentir, mon premier réflexe en voyant le mot "lunettes", ça a été de penser à Harry Potter. C'est définitivement l'un des rares personnages de romans dont je me souviens qu'il en porte, d'ailleurs. Et c'est vraiment une caractéristique importante. Ceci dit, les mecs, ils sont capables de faire repousser des os et pas de corriger la vue, vous m'enlèverez pas de la tête qu'ils sont un peu branques quand même.
Mais bref, je pense qu'il y a assez de potterheads sur la blogo pour que notre ami sorcier soit dignement mis à l'honneur, alors je vais plutôt essayer de trouver autre chose.
Du coup, je re-re-reparle d'une autre série, toujours en fantasy. Et c'est pas tellement plus original, mais là aussi, les lunettes sont une manière de définir notre personnage, une adorable petite personne extrêmement maladroite, pas tellement charismatique, qui a une écharpe très indépendante, peut découvrir l'histoire des objets en les touchant mais aussi voyager en passant de miroirs en miroirs. Vous l'aurez compris, on parle de la saga La Passe-Miroir, et plus particulièrement d'Ophélie ! Voici ma chronique du premier tome, puis aussi celle du deuxième, mais en gros :

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Ce n'est pas compliqué, j'ai adoré, c'est un coup de coeur, je l'ai avalé en 2 jours sans sauter une seule ligne, j'étais complètement immergée dans le monde créé par l'auteure et je n'avais aucune envie d'en sortir. Au contraire, je grappillais chaque détail qu'elle voulait bien nous donnerBon, commençons par causer des personnages, parce qu'il s'agit indubitablement d'un des points forts du récit. Ils ne sont pas parfaits, étincelants de beauté et bourrés de qualité comme souvent dans n'importe quel texte. Non. Ils ont des faiblesses, des défauts parfois pénibles, comme dans la vraie vie. On peut s'y identifier et les comprendre avec d'autant plus de facilité. Deuxième point merveilleux (j'ai décidé de laisser mon objectivité au placard, j'espère que vous l'avez compris) : le monde créé par l'auteure est très originalPersonnellement, j'avais envie de me balader au milieu de ces arches, de découvrir cet univers, même de façon totalement indépendante de l'intrigue principale. Bon, et on garde le meilleur pour la fin : le style de l'auteure. Il est tout en poésie et en douceur, je visualisais vraiment les décors, les lieux, les personnages. Dans les différents avis sur lesquels je suis tombée, j'ai lu plusieurs fois qu'elle avait un réel talent de conteuse et c'est vraiment le terme qui convient.

mardi 29 mai 2018

La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose


Merci à Babelio et Flammarion

La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose de Diane Ducret

Flammarion, 2018, 271 p.

Contemporaine

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie… On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.


Dans la vie, il y a des gens qui ont la poisse. Ceux qui se prennent systématiquement tous les feux rouges et les barrières baissées aux passages à niveau, ceux qui accumulent les accidents. Et à peu près 14 niveaux au-dessus, il y a Enaid. Parce que la poisse, elle lui colle au derche depuis sa naissance, et ce n'est visiblement pas près de s'arrêter.
Suite à une rupture impromptue, Enaid va dérouler le fil de sa vie. 
Et j'avoue, au début, malgré une plume agréable, touchante, mordante et de l'humour à revendre, je n'ai pas forcément compris où elle voulait en venir. 
Et, après ma lecture, je reste toujours aussi perplexe face à cet incipit qui n'a pas grand-chose à voir avec la choucroute et sur lequel on ne reviendra pas forcément.
Rassurez-vous, il s'agit de l'un des seuls points noirs que j'ai pu trouver à ce récit.

lundi 28 mai 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #105

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


Le cas zéro de Sarah Barukh. Oui, toute petite semaine de  lecture. Mais un livre assez dense et dont la thématique m'attirait beaucoup. Je dois avouer cependant que les dilemmes du protagoniste et les péripéties ne m'ont pas toujours emballée, donc je reste assez circonspecte... 

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

    
Le jardin des bonheurs égarés de Tor Udall me plaît bien, mais je n'ai pas réussi à vraiment avancer dans ma lecture. J'espère avoir davantage de temps la semaine prochaine.
Je (re)découvre la plume Virginia Woolf avec Mrs Dalloway et si c'est très joliment écrit, je n'arrive pas spécialement à accrocher. Je ne sais pas si c'est que je n'adhère pas au style, à l'histoire ou si ça vient plus sobrement d'un problème de concentration, toujours est-il que je ne suis pas hyper emballée. 
Par contre, je suis ravie d'enfin reprendre la saga Red Rising avec le tome 2 Golden Son de Pierce Brown. Le premier avait été un vrai gros coup de coeur, et je me régale presque autant avec celui-ci (mon gros problème étant que ma lecture date un peu, et du coup, j'ai été pas mal paumée au début de l'histoire).


  
3. Que vais-je lire ensuite ?


Je pense terminer la saga Vernon Subutex de Virginie Despentes. 
Ensuite, ben ma foi, je ne sais pas encore trop. Ca dépendra de la météo (parce que quand il fait beau, j'aime lire dehors, mais c'est moins confort, du coup, il me faut des livres assez légers en terme d'encombrement) et de mon humeur du moment !

4. Blabla

Semaine fatigante / éprouvante, et ce n'est pas près de s'arranger. Heureusement, j'ai eu plein de jolis cadeaux d'anniversaire (beaucoup à base de bouquins, pour mon plus grand bonheur !) et c'était une chouette journée de manière générale. 
Pas de péripéties rigolotes à vous raconter, je suis la fatigue incarnée et mon humour en prend un sacré coup (faut bien admettre qu'en temps normal, il est déjà assez particulier, hem).

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?

vendredi 25 mai 2018

Je t'ai rêvé

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Je t'ai rêvé de Francesca Zappia

Robert Laffont, Collection R, 2015, 442 p.Traduit par Fabienne VidaletContemporaine, Young Adult



Vous, les gens normaux, êtes tellement habitués à la réalité que vous n'envisagez pas qu'elle puisse être mise en doute. Et si vous n'étiez pas capables de faire la part des choses ? Jour après jour, elle se retrouve confrontée au même dilemme : le quotidien est-il réel ou modifié par son cerveau détraqué ? Dans l'incapacité de se fier à ses sens, à ses émotions ou même à ses souvenirs, mais armée d'une volonté farouche, Alex livre bataille contre sa schizophrénie. Grâce à son appareil photo, à une Boule Magique Numéro 8 et au soutien indéfectible de sa petite sœur, elle est bien décidée à rester saine d'esprit suffisamment longtemps pour aller à l'université. Plutôt optimiste quant au résultat, Alex croise la route de Miles, qu'elle était persuadée d'avoir imaginé de toutes pièces... Avant même qu'elle s'en rende compte, voilà que la jeune femme se fait des amis, va à des soirées, tombe amoureuse et goûte à tous les rites de passage de l'adolescence. Mais alors, comment faire la différence entre les tourments du passage à l'âge adulte et les affres de la maladie ? Tellement habituée à la folie, Alex n'est pas tout à fait prête à affronter la normalité. Jusqu'où peut-elle se faire confiance ? Et nous, jusqu'où pouvons-nous la croire ?


Avec tout le bruit qu'avait fait ce livre, j'étais très curieuse de le découvrir. Mais vraiment. Les thématiques m'intéressaient, la couverture était très jolie, et mon seul frein, c'était le côté young adult.
Ma première pensée, en le commençant, c'est qu'il est très perturbant de se retrouvé immergé dans le "cerveau" de quelqu'un de schizophrène. 

C'est une immersion très rapide, grâce à la plume de l'autrice, mais surtout parce que bien évidemment, il n'y a pas que la maladie dans la vie d'Alex.

jeudi 24 mai 2018

Throwback Thurday Livresque #67 - Imagination

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Un thème bien vaste cette semaine encore, qu'on peut interpréter de bien des manières différentes. Parce qu'après tout, ne serait-ce que pour écrire un livre, il faut en avoir de l'imagination. On peut saluer l'imagination d'un univers créé de toutes pièces, ou d'un personnage particulièrement bien construit, d'une intrigue novatrice dont toutes les pièces s'imbriquent. 
Pour ma part, je vais vous parler d'un personnage en particulière, un qui a de l'imagination à revendre.
Ce personnage, c'est une grand-mère qui crée un univers entier pour sa petite-fille, leur lieu fictif rien qu'à elles et qui prend une telle importance qu'il en devient réel pour l'enfant. Aucun doute, ce sera une pierre angulaire de la construction de sa personnalité. Alors,vous pourrez me répondre que chaque élément de cet univers est très fortement inspiré de la vie de la grand-mère, que chacun des personnages est une métaphore d'une vraie personne. Mais il en faut de l'imagination pour faire comprendre ces choses, des choses parfois terribles en leur donnant un aspect onirique. Bref, Ma grand-mère vous passe le bonjour m'a marquée, et je suis sûre que vous aurez envie de lui dire bonjour vous aussi !

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À travers les lettres posthumes disséminées par Mamie dans une dernière chasse au trésor, Elsa va la découvrir sous un nouveau jour, pas toujours à son avantage. Elle va aussi se rendre compte que derrière les contes créés à son attention, il y avait une grande part de vérité tangible, dans ce monde-ci. 
Beaucoup d'histoires dures vont être mise au jour, toutes émouvantes, et Elsa va non seulement commencer le long travail de deuil mais surtout grandir et comprendre que dans la vie, il n'y a pas que des super-héros et des ordures. 
Elle va découvrir par elle-même que la limite peut être assez floue et que parfois, on peut même passer d'un extrême à l'autre.
Alors, c'est parfois un peu long, mais c'est surtout parce qu'il va nous falloir du temps pour rencontrer tous les protagonistes qui ont été importants dans la vie de la mamie d'Elsa. Et aussi du temps pour aborder justement  les thématiques, souvent difficiles, qu'on va peu à peu découvrir.
Le harcèlement, les familles recomposées, les liens familiaux de manière générale, l'importance d'une carrière, la guerre, les violences, le handicap, les traumatismes divers et variés... Je ne vais pas faire une liste exhaustive, mais vous vous doutez bien qu'on ne peut pas nous balancer ça dans le nez en 3 lignes et demi. Et je vous promets que tout ça est bien traité. Si c'est  le cas, c'est d'ailleurs beaucoup grâce au support des contes du Pays Presqu'Eveillé que la grand-mère a créé pour Elsa. 

mardi 22 mai 2018

Là où rien ne meurt


Merci à NetGalley et Robert Laffont

Là où rien ne meurt de Hervé de Morat et Frank Calderon

Robert Laffont, coll. La Bête Noire, 2018, 359 p.

Polar

Paul Bénévent, auteur nîmois à succès, ne se remet pas de la disparition de sa femme, survenue trois ans plus tôt. N'ayant plus rien écrit depuis, il s'apprête à en finir lorsque de soudaines inondations dévastent sa ville et déposent devant sa porte le corps sans vie d'Alexandre, un ami d'enfance.
Très vite, l'enquête révèle que la victime n'est pas morte noyée, mais assassinée. Paul devient le principal suspect. Dans sa quête pour s'innocenter, il découvre bientôt que son ami avait un mystérieux rendez-vous avec une inconnue. Alors que l'étau de la police se resserre, Paul décide de partir sur ses traces...


Me voilà bien embêtée pour parler de cette lecture.
Ça vous donne le ton.
Bon, déjà, comme il est classé en thriller, bonne poire, j'attendais un thriller. Ce n'est pas le cas. On n'a pas de suspense de folie, pas de glauque outre mesure, pas non plus de meurtrier sans foi ni loi qui joue avec sa victime ou avec l'enquêteur. Du coup, j'étais un peu déstabilisée. 
On se retrouve plutôt dans un roman qui s'apparenterait au policier ésotérique, voire scientifique, avec une petite romance au milieu. Difficile à cataloguer, en fait.
Une fois mon deuil du thriller effectué, je ne peux clairement pas dire que j'ai passé un mauvais moment de lecture. C'est un bon divertissement, dans le sens noble du terme ! Mais au final, eh bien, je n'ai pas grand-chose à en dire... 
Les personnages sont tous relativement attachants (à part peut-être le héros), j'ai notamment énormément apprécié Salinque, ce flic droit dans ses bottes, qui se fie à son intuition, ne mâche pas ses mots et l'a fait l'effet d'un nounours au cœur grand comme ça.

Au niveau de l'intrigue, ça roule et ça s'imbrique. Un peu trop facilement parfois, les coïncidences et les coups de chance monstrueux s'accumulant un peu beaucoup par moments. Mais le côté ésotérique de l'oeuvre aidant, je n'ai pas eu trop de mal à me dire que c'était "écrit". Le destin, les étoiles, allez savoir.
J'avoue que je me suis aussi sentie partie prenante d'un bout de l'intrigue vu qu'elle se déroule à Nîmes et que ce n'est pas très loin de chez moi. Quand on arrive à visualiser les lieux parce qu'on les a arpentés, y a pas à tortiller, on est tout de suite impliqué en tant que lecteur.
En fait, il m'a manqué un peu de fond, je pense. Un message (je suis peut-être passée à côté), des thématiques plus fortes, je ne sais pas. J'en garde un bon souvenir, mais je ne suis pas sûre de me rappeler longtemps de ma lecture et c'est dommage parce que les personnages sont attachants et le départ de l'intrigue m'a vraiment fait bonne impression. 

La romance vendue par la quatrième de couverture m'a laissée assez froide, je dois bien l'admettre. Mais d'une part, elle n'est pas si présente que ça, loin de là, et en plus, je ne suis pas sensible au genre de base. Quelqu'un de plus amateur que moi y trouvera peut-être davantage de plaisir que moi.
Au final, c'est donc une lecture agréable, à laquelle il m'aura seulement manqué un peu plus de profondeur (et aussi une autre classification).


Ma lecture en un GIF : 


- Les personnages attachants
- Une plume (enfin, deux, vous m'avez comprise) claire et agréable
- Un bon divertissement !

- Une intrigue un peu facile par moments
- Manque de profondeur à mon goût

lundi 21 mai 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #104

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose de Diane Ducret est un peu différent de ce à quoi je m'attendais, mais j'ai plutôt bien aimé. On en reparle rapidement.
J'avais envie de lire depuis très longtemps La couleur des sentiments de Kathryn Stockett. C'est chose faite, et c'est une superbe découverte. Je pense maintenant mater le film, histoire de faire un article livre => adaptation. 

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

    
Je découvre Le jardin des bonheurs égarés de Tor Udall, qui est tout en poésie,, mais qui m'amène je ne sais trop où pour le moment. 
Le cas zéro, le nouveau roman de Sarah Barukh me plaît beaucoup. Ceci dit, j'en suis à un peu plus de la moitié, et j'ai quand même l'impression que l'histoire met un peu de temps à décoller. 

  
3. Que vais-je lire ensuite ?


Je n'ai pas lu de Virginia Woolf depuis des années, et je vais donc me lancer dans Mrs Dalloway. Vous noterez que je suis dans une période où je défonce du classique à tout va. Et je trouve ça cool, parce que les classiques, c'est cool et instructif. Voilà.

4. Blabla

Semaine improbable, et improbable en mode nul, les zamis. Mon paternel (avec lequel je n'ai pas de très bonnes relations, donc bon) est hospitalisé, ce qui m'a valu un A/R express sur quelques jours dans ma région natale (et autant de jours en congé sans solde) histoire de blaguer (non) avec les médecins. Fort charmants au passage. 
Bref, je n'ai donc pas été très présente cette dernière semaine, mais je rentre mardi matin, ça devrait donc aller mieux dès maintenant !

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?

samedi 19 mai 2018

Les rois maudits, tome 1 : Le roi de fer - Le classique du mois

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Les Rois maudits, tome 1 - Le roi de fer de Maurice Druon

1ère publication : 1955

mon édition : Audiobook, éditions Sixtrid, 2015, 457 mn, lu par François Berland

poche : Le Livre de Poche, 2013, 367 p.

Classique, Historique



Je suis assez friande du genre historique. Mais comme je suis un peu nulle sur les bords, j'en lis très peu, ce qui fait que ma culture littéraire dans le domaine est quasiment nulle (et par conséquent, mes connaissances historiques laissent aussi sérieusement à désirer, heureusement que je regarde souvent la chaîne YouTube de NotaBene pour compenser !). Du coup, impossible pour moi de cracher sur la possibilité de découvrir un classique du genre (surtout qui concerne une période dont je ne connais absolument que dalle, si ce n'est qu'il y a vaguement eu une longue guerre) !


Le Roi de fer, premier volume du cycle, a pour figure centrale Philippe IV le Bel, roi d'une beauté légendaire qui régnait sur la France en maître absolu. Tout devait s'incliner, plier ou rompre devant l'autorité royale. Mais l'idée nationale logeait dans la tête de ce prince calme et cruel pour qui la raison d'Etat dominait toutes les autres.
Sous son règne, la France était grande et les Français malheureux.


vendredi 18 mai 2018

La Disparition de Josef Mengele


Merci à Audiolib

La Disparition de Josef Mengele d'Olivier Guez

audio : Audiolib, 2018, 349 mn

Lu par l'auteur
GF : Grasset, 2017, 240 p.
Historique

1949 : ancien médecin SS à Auschwitz, coupable d’expérimentations atroces sur les déportés, Josef Mengele s’enfuit en Argentine.
1979 : après trente ans de traque, il meurt mystérieusement au Brésil.

Caché derrière divers pseudonymes, protégé par ses réseaux et par l’argent de sa famille, soutenu à Buenos Aires par une communauté qui rêve du Quatrième Reich, Mengele croit d’abord pouvoir s’inventer une nouvelle vie... En Allemagne, l’heure est à la reconstruction, l’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier. Mais la traque reprend, menée par le Mossad puis par le chasseur de nazis Simon Wiesenthal. Avec l’aide de sympathisants, Mengele trouve un temps refuge au Brésil, auprès d’un couple de Hongrois, dans une ferme reculée. Son errance ne connaîtra plus de répit. De planque en planque, entouré d’une meute de chiens, perché sur le mirador qu’il a fait construire pour guetter les dangers qui le menacent, isolé, déguisé, dévoré d’angoisse, Mengele finira noyé sur une plage brésilienne.
Comment le médecin SS a-t-il pu passer entre les mailles du filet international trente ans durant ? De quelles complicités en Allemagne de l’Ouest et en Amérique du Sud a-t-il bénéficié ? L’histoire est inouïe, elle est dérangeante. La barbarie nazie y croise la modernité des années 1960 et 1970, et nos ambiguïtés occidentales : que faire des hommes qui ont commis le mal ?
La Disparition de Josef Mengele est une plongée au cœur des ténèbres. Anciens nazis, agents du Mossad, femmes cupides et dictateurs d’opérette évoluent dans un monde corrompu par le fanatisme, la realpolitik, l’argent et l’ambition. Voici l'odyssée dantesque de Josef Mengele en Amérique du Sud. Le roman-vrai de sa cavale après-guerre.


On va commencer par un petit avertissement. Si vous êtes assez sensibles, ou si vous avez besoin d'une lueur d'espoir dans vos lectures, que les méchants soient punis ou au moins qu'ils se repentent, ne lisez pas ce livre. Il sera d'autant plus dur à digérer que la véracité des faits est avérée.
Si Josef Mengele est probablement l'un des nazis les plus tristement célèbres aujourd'hui, ce n'est pas uniquement à cause de la quantité inimaginable d'horreurs qu'il a fait subir. C'est aussi parce qu'il fait partie de ceux qui ont réussi à échapper à la justice suite à la deuxième guerre mondiale.
Ce livre revient sur sa cavale.

jeudi 17 mai 2018

Throwback Thursday Livresque #66

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Cette semaine, l'idée est de parler de littérature contemporaine. On peut difficilement faire un sujet plus vaste. J'avais donc envie de vous présenter un livre écrit récemment, se passant à notre époque mais aussi une manière d'écrire assez différente de ce qu'on a l'habitude de voir dans un roman. Et puisque j'ai lu tout récemment un autre roman de l'autrice, il était tout trouvé !
L'autrice dont je vous parle, c'est Sarah Crossan, et le roman en question avait été un énorme coup de coeur, avalé en une soirée et qui m'avais fichu les larmes aux yeux. C'est écrit en vers libre, et non seulement je n'ai pas trouvé ça plus difficile à lire, mais en plus, j'ai adoré la musicalité que prenait le texte et la façon dont cela servait l'histoire. Bref, je ne peux que vos encourager à découvrir Inséparables

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Pas compliqué, 3 jours après, je ne m'en suis pas remise. J'ai l'impression d'avoir une grosse gueule de bois littéraire. Tout est fade, insipide et fait mal à la tête en comparaison.
Je vais donc avoir beaucoup de mal à vous parler de cette pépite. Comme Songe à la douceur, il s'agit d'un livre en vers. Ne fuyez pas, non seulement c'est facile à lire, mais j'irai même jusqu'à dire que ça rend la lecture encore plus fluide. Et évidemment, bien plus poétique. Chaque mot, chaque phrase, se déguste. Comme ces bonbons acidulés. Voyez ? D'abord, c'est surprenant, on n'en a pas l'habitude. Puis c'est doux. Très rapidement, on en veut plus. 
Je ne veux pas spoiler, vraiment pas, mais toute une série de thèmes passionnants sont abordés, et tous avec une justesse telle que vraiment, je ne vois pas quoi reprocher à ce livre. Pas de stéréotypes, pas de clichés, pas de fat/slut/body-shaming, pas de sexisme, rien. La perfection en terme de traitement des sujets.
Et cette avalanche d'émotions. Les papillons dans le ventre, l'espoir, la peur, la tristesse, le bonheur. La vie.