mardi 22 mai 2018

Là où rien ne meurt


Merci à NetGalley et Robert Laffont

Là où rien ne meurt de Hervé de Morat et Frank Calderon

Robert Laffont, coll. La Bête Noire, 2018, 359 p.

Polar

Paul Bénévent, auteur nîmois à succès, ne se remet pas de la disparition de sa femme, survenue trois ans plus tôt. N'ayant plus rien écrit depuis, il s'apprête à en finir lorsque de soudaines inondations dévastent sa ville et déposent devant sa porte le corps sans vie d'Alexandre, un ami d'enfance.
Très vite, l'enquête révèle que la victime n'est pas morte noyée, mais assassinée. Paul devient le principal suspect. Dans sa quête pour s'innocenter, il découvre bientôt que son ami avait un mystérieux rendez-vous avec une inconnue. Alors que l'étau de la police se resserre, Paul décide de partir sur ses traces...


Me voilà bien embêtée pour parler de cette lecture.
Ça vous donne le ton.
Bon, déjà, comme il est classé en thriller, bonne poire, j'attendais un thriller. Ce n'est pas le cas. On n'a pas de suspense de folie, pas de glauque outre mesure, pas non plus de meurtrier sans foi ni loi qui joue avec sa victime ou avec l'enquêteur. Du coup, j'étais un peu déstabilisée. 
On se retrouve plutôt dans un roman qui s'apparenterait au policier ésotérique, voire scientifique, avec une petite romance au milieu. Difficile à cataloguer, en fait.
Une fois mon deuil du thriller effectué, je ne peux clairement pas dire que j'ai passé un mauvais moment de lecture. C'est un bon divertissement, dans le sens noble du terme ! Mais au final, eh bien, je n'ai pas grand-chose à en dire... 
Les personnages sont tous relativement attachants (à part peut-être le héros), j'ai notamment énormément apprécié Salinque, ce flic droit dans ses bottes, qui se fie à son intuition, ne mâche pas ses mots et l'a fait l'effet d'un nounours au cœur grand comme ça.

Au niveau de l'intrigue, ça roule et ça s'imbrique. Un peu trop facilement parfois, les coïncidences et les coups de chance monstrueux s'accumulant un peu beaucoup par moments. Mais le côté ésotérique de l'oeuvre aidant, je n'ai pas eu trop de mal à me dire que c'était "écrit". Le destin, les étoiles, allez savoir.
J'avoue que je me suis aussi sentie partie prenante d'un bout de l'intrigue vu qu'elle se déroule à Nîmes et que ce n'est pas très loin de chez moi. Quand on arrive à visualiser les lieux parce qu'on les a arpentés, y a pas à tortiller, on est tout de suite impliqué en tant que lecteur.
En fait, il m'a manqué un peu de fond, je pense. Un message (je suis peut-être passée à côté), des thématiques plus fortes, je ne sais pas. J'en garde un bon souvenir, mais je ne suis pas sûre de me rappeler longtemps de ma lecture et c'est dommage parce que les personnages sont attachants et le départ de l'intrigue m'a vraiment fait bonne impression. 

La romance vendue par la quatrième de couverture m'a laissée assez froide, je dois bien l'admettre. Mais d'une part, elle n'est pas si présente que ça, loin de là, et en plus, je ne suis pas sensible au genre de base. Quelqu'un de plus amateur que moi y trouvera peut-être davantage de plaisir que moi.
Au final, c'est donc une lecture agréable, à laquelle il m'aura seulement manqué un peu plus de profondeur (et aussi une autre classification).


Ma lecture en un GIF : 


- Les personnages attachants
- Une plume (enfin, deux, vous m'avez comprise) claire et agréable
- Un bon divertissement !

- Une intrigue un peu facile par moments
- Manque de profondeur à mon goût

4 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas ce livre mais il ne me tente pas plus que ça :/

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  2. Pas un thriller effectivement... Un livre assez difficile à cataloguer, que j'ai trouvé plutôt intéressant dans l'ensemble.

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  3. Moi qui allait foncer au titre et à la catégorisation thriller, je fais bien de freiner en lisant ta critique: ce n'est pas vraiment pour moi.

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  4. Je trouve que, des fois, les romans sont difficiles à classer... Quand tu regardes les tranches des livres de Bussi chez Pocket, il n'y a pas la goutte de sang qui caractérise le classement en policier/thriller/suspense... Or, je trouve quand même que les Bussi y ont leur place dans ce rayon. Idem pour M. Musso qui veut maintenant que ses romans soient classés en thrillers... C'est à n'y rien comprendre moi je dis...

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