vendredi 29 juin 2018

La Quête d'Ewilan, tome 1 - D'un monde à l'autre

La Quête d'Ewilan, tome 1 - D'un monde à l'autre de Pierre Bottero

1ère parution : 2003

Rageot, 2015, 320 p.

Fantasy, Jeunesse



Quand Camille vit le poids lourd qui fonçait droit sur elle, elle se figea au milieu de la chaussée. Son irrépressible curiosité l'empêcha de fermer les yeux et elle n'eut pas le temps de crier... Non, elle se retrouva couchée à plat ventre dans une forêt inconnue plantée d'arbres immenses. Te voici donc, Ewilan. Nous t'avons longtemps cherchée, mes frères et moi, afin d'achever ce qui avait été commencé, mais tu étais introuvable...




J'avais beaucoup d'attentes en découvrant (vraiment sur le tard) cette série. Et mon problème, c'est justement de ne pas l'avoir lue plus tôt. J'aurais adoré, et elle serait sûrement dans mon panthéon personnel des ouvrages jeunesse.
Eh, oh, ça va hein
Là, ça l'a fait un peu moins que prévu, simplement parce que je suis une vieille chose, que ça ne m'est pas spécifiquement destiné en terme de tranche d'âge et que j'ai lu pas mal de trucs depuis qui pouvaient y ressembler. Sûr que ça n'aurait pas été le cas en 2003.

jeudi 28 juin 2018

TBTL #71 - Lecture estivale

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Je ne vais pas vous mentir : j'ai choisi le livre de cette semaine en faisant une confiance aveugle à mon moi d'il y a quasi un an grâce à mon profil LivrAddict. Ben ouais, j'ai une capacité de mémorisation assez restreinte, que voulez-vous. 
C'est donc parti pour ce qui m'est apparu comme ma lecture la plus estivale de 2017 (après Nous les menteurs, mais j'en ai déjà reparlé récemment). On va causer reconversion, mais plus largement reconstruction, on va découvrir des paysages qui font plaisir, et de jolis personnages. Mais surtout, on va saliver. C'est parti pour un tour dans La petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan.

À travers Polly, l'autrice nous délivre en effet un joli message d'espoir : quand plus rien ne va, il faut se lancer, quitte à se ramasser. Et c'est vrai : Polly va finir par essayer de monter sa petite boulangerie, non sans efforts et sans embûches sur son chemin. Et son aspiration au bonheur pour laquelle elle se démène, son courage et sa foi en sa reconversion donnent vraiment de l'espoir (même si bon, on sait que dans la vraie vie, ce n'est malheureusement pas si simple).
Et puis, Polly est attachante. Elle est maladroite, elle se plante, ses réactions sont parfois un peu WTF... mais elle est drôle, pleine de bonne humeur et on a envie qu'elle se sente bien et qu'elle réussisse !
Alors bon, on ne va pas se mentir, mais on retombe quand même comme souvent dans le cliché du lieu complètement paumé où les gens sont teeeeeeellement gentils, et où tout le monde se connaît, et où il y a ce type bourru qui est en vrai un gros nounours, et cette vieille aigrie qui cache un passé si douloureux qu'on lui pardonne, etc. Mais ça aussi, ça fait partie du plaisir, parce qu'on a envie d'y aller et de vivre dans un endroit sans internet nous aussi (mais bon, pas trop longtemps, faut pas déconner).
Soyons clairs, tout de même, j'ai beaucoup moins apprécié la dernière partie qui s'éloigne trop du reste à mon goût, tant dans le temps que dans le ton. 
Néanmoins, on ne peut pas nier que l'on passe par beaucoup d'émotions dans ce livre, de sourires, d'envie de manger du pain (évidemment !) et un super moment grâce à ce lieu qui nous donne envie d'emménager là-tout de suite-maintenant.

mardi 26 juin 2018

L'amie prodigieuse, tome 2 - Le nouveau nom


L'amie prodigieuse, tome 2 - Le nouveau nom d'Elena Ferrante

Folio, 2017, 623 p.

Traduit par Elsa Damien

Contemporaine, Italie



Naples, années soixante. Au cours de son repas de mariage, Lila découvre que son mari Stefano a offert les chaussures imaginées et dessinées par elle à Marcello Solara, qui règne sur le quartier avec son frère, Michele, deux hommes qu'elle déteste. Pour Lila, née pauvre et devenue riche en épousant l'épicier Carracci, c'est le début d'une période trouble : elle méprise son mari, refuse qu'il la touche, mais finit par céder.
Elle va travailler dans la nouvelle boutique de la famille Carracci, tandis que Stefano ouvre également un magasin de chaussures en partenariat avec les Solara. De son côté, son amie Elena, la narratrice, continue ses études au lycée et est toujours amoureuse de Nino Sarratore, qui fréquente à présent l'université. Quand les vacances d'été arrivent, les deux amies partent pour Ischia en compagnie de Nunzia, la mère de Lila, et de Pinuccia, sa belle-soeur, car l'air de la mer doit aider Lila à prendre des forces pour qu'elle puisse donner un fils à Stefano.
La famille Sarratore aussi est en vacances à Ischia et bientôt Lila et Elena revoient Nino. Le nouveau nom est la suite de L'amie prodigieuse , qui évoque l'enfance et l'adolescence de Lila et Elena. Avec force et justesse, Elena Ferrante y poursuit sa reconstitution d'un monde, Naples et l'Italie, et d'une époque, des années cinquante à nos jours, donnant naissance à une saga romanesque au souffle unique.


Malgré un avis à chaud où je pouvais paraître un peu mitigée, j'avais plutôt bien aimé ma lecture du premier tome de cette fresque. D'autant que la fin donnait sacrément envie de découvrir la suite. 
Commençons donc par les avertissements. Si vous arrivez ici sans avoir lu le début, le contenu sera forcément spoilant. Donc vous pouvez arrêter votre lecture ici, en particulier si vous envisagez de découvrir cette saga (et je vous le recommande).

Il se passe quelque chose de très étrange entre cette saga et moi. Je n'apprécie que très peu les personnages. Et, soyons honnêtes, parfois, je les déteste franchement. Genre j'ai envie de les secouer / baffer / grogner d'incompréhension et il n'y a pas de mention inutile à rayer.
Mais j'en arrive à un point où je ne peux pas m'empêcher de continuer à lire cette histoire. Alors que d'habitude, c'est assez rédhibitoire pour moi. Ceci dit, nuançons.

lundi 25 juin 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #109

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

Celle que vous croyez de Camille Laurens est à la fois très prenant et très étrange. Je ne m'attendais certainement pas à cette forme, mais j'ai apprécié le traitement finalement !
Je l'ai déjà chroniqué hier, mais j'ai aussi lu L'échange de Rebecca Fleet. Ce thriller manque un peu d'originalité, mais la psychologie des personnages et la tension qui l'habite suffisent à compenser ce défaut.


2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
    
 
Je renoue avec Charley Davidson grâce au troisième tome de la saga et c'est un plaisir, même si j'en suis encore au tout début.
Quant à Homo Deus, c'est toujours un régal ! Instructif, drôle, qui fait se poser des questions, cet essai a tout bon !
  
3. Que vais-je lire ensuite ?

 

J'ai reçu cette semaine Comme d'habitude de Cécile Pivot qui devrait être lu très vite vu sa taille. Je pense aussi m'attaquer à une lecture qui me tente beaucoup : La sirène & la licorne d'Erin Mosta.

4. Blabla

Une éééééénooooooooorme semaine m'attend puisqu'on part en séjour avec les enfants au travail. Ca devrait être aussi sympa qu'épuisant, mais comme j'ai un côté maman poule assez prononcé, j'appréhende de ne pas voir mon bébé-d'amour pendant 3 jours. 

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?

dimanche 24 juin 2018

L'échange

Merci à Robert Laffont et Babelio

L'échange de Rebecca Fleet

Robert Laffont, coll. La Bête Noire, 2018, 315 p.

traduit par Cécile Ardilly

Thriller


« PERSONNE NE VIT AINSI…À MOINS D’AVOIR QUELQUE CHOSE À CACHER. » Quand Caroline et Francis reçoivent une offre pour échanger leur appartement de Leeds contre une maison en banlieue londonienne, ils sautent sur l’occasion de passer une semaine loin de chez eux, déterminés à recoller les morceaux de leur mariage. Mais une fois sur place, la maison leur paraît étonnamment vide et sinistre. Difficile d’imaginer que quelqu’un puisse y habiter. Peu à peu, Caroline remarque des signes de vie, ou plutôt des signes de sa vie. Les fleurs dans la salle de bains, la musique dans le lecteur CD, tout cela peut paraître innocent aux yeux de son mari, mais pas aux siens. Manifestement, la personne chez qui ils logent connaît bien Caroline, ainsi que les secrets qu’elle aurait préféré garder enfouis.Et à présent, cette personne se trouve chez elle…


J'aime les thrillers, et j'aime la collection La Bête Noire. Mais je dois bien avouer que ce que j'ai lu de leurs dernières parutions m'a un poil moins emballée.
Néanmoins, après ma lecture de L'échange, je suis réconciliée.
Je commence tout de même par une mise en garde aux amateurs éclairés du genre, qui sera aussi mon bémol face à cette lecture. On ne se trouve pas face à un texte qui déborde d'originalité, ni même qui vous surprendra tellement que vous serez sur le popotin en refermant le livre. Que ce soit concernant le schéma (alternance passé / présent), les ressorts de l'intrigue (couple en crise, vengeance) ou les rebondissement et révélations, ça sentirait presque le réchauffé si ça n'était pas si bien amené.

vendredi 22 juin 2018

Toutes les fois où je ne suis pas morte

Merci à NetGalley et Robert Laffont

Toutes les fois où je ne suis pas morte de Geneviève Lefebvre

Robert Laffont, 2018, 252 p.

Contemporaine


" Viens me rejoindre. Prends l'avion. Réglons ça tout de suite, m'as-tu écrit. Ça. Ce désir fulgurant qui nous possédait et qui nous faisait nous écrire vingt, trente fois par jour. "
Trois jours après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, Catherine débarque à Bruxelles, dans une ville en état de siège. Mais rien n'aurait pu empêcher la jeune femme de venir rejoindre Matt, reporter de guerre pour la BBC, son ami et, peut-être, son amour de toujours. Des années de tension latente entre eux, et aujourd'hui ils sont libres l'un pour l'autre. Six jours pour s'aimer, lui a-t-il promis, avant qu'il reparte vers une nouvelle mission. Peu importe la suite. Sauf qu'entre ce qu'ils avaient imaginé et la réalité, rien ne va se passer comme prévu...
Un grand roman d'amour noir, où s'entrechoquent les échos de nos peurs et de nos désirs. 


Bon. Une fois n'est pas coutume, je suis embêtée avec ce livre
J'ai bien aimé, mais en même temps pas du tout.
Je suis mitigée lapin-cochon d'Inde, si vous voyez le truc.
C'est pas clair, quoi.
Parce que, d'un côté, j'ai plutôt aimé ce qui ressortait de ce récit, cette histoire de femme, de femmes. De mères aussi, qui seraient prêtes à tout pour leur enfant, même au pire. Mais qui restent quand même des femmes.
J'ai aussi aimé le style de l'autrice. Cette façon parfois choquante de nous mettre face à des situations, des ressentis.
Mais le fond, l'intrigue, et le contexte, j'ai moyennement adhéré.

jeudi 21 juin 2018

TBTL #70 - Alcool

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
On se retrouve cette semaine avec une thème que je croise finalement assez peu dans mes lectures, et pourtant, j'apprécie l'apéro (de façon modérée et occasionnelle, cela va sans dire) (et occasionnellement de façon bien moins modérée). Ma première idée aurait été de vous parler de Moi, Charlotte Simmons de Tom Wolfe, que j'avais adoré à l'époque. Comment une demoiselle provinciale, intello un brin coincée voit sa vie changer avec l'arrivée sur un grand campus américain. Il y a du cliché, évidemment, et c'est un beau pavé, mais je l'ai beaucoup apprécié.
Sauf que vu que je l'ai lu il y a moult années, il n'est pas chroniqué ici, et j'ai donc décidé de vous parler d'un autre livre.
C'est parti pour un livre se déroulant en un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, ni même les moins de 50. On est plongé entre la fin de la seconde guerre mondiale et les années 60, dans l'histoire de deux cousines et de leur maison familiale qui sera le témoin de leurs vies.Le rapport avec le thème ? Un des moments clé de l'intrigue se déroule pendant une soirée plutôt arrosée, mais aussi, de manière générale, les personnages adultes ont l'air de passer leur temps un cocktail à la main. Moi, les cocktails, clairement, ça me fait penser à l'été, et vu qu'on cause maison de vacances, je me suis dit qu'en plus, ce serait une lecture parfaite pour la saison. Bref, viendez faire un tour à Tiger House. 
L’énorme point fort de ce livre, c’est la dissection que l’autrice opère sur les rapports entre les gens d’une même famille. La jalousie, l’envie, le désir, la curiosité, l’indifférence, la crainte. Et des thématiques plus spécifiques, comme celle de la fidélité, de la manipulation, du paraître.
Nick, la mère / épouse / cousine est sans conteste au cœur de ce livre. Difficile à cerner, elle n’en est pas moins fascinante. Parce qu’au final, c’est autour d’elle que tout tourne. Sa cousine s’y réfère, parfois avec jalousie et colère, mais c’est néanmoins son repère. C’est son couple qui est au cœur du récit, avec les problèmes qu’ils peuvent rencontrer, les conséquences de leurs actions passées. Son gendre l’admire, et même au-delà. Son neveu l’observe, la scrute. Sur tous, elle exerce une fascination qu’elle-même serait bien en peine d’expliquer si seulement elle en avait conscience. Et ça ne s'arrête pas là, car même le lecteur (en tout cas, 
On ne peut en tout cas pas enlever à l’autrice ses qualités littéraires et sa faculté à nous plonger dans cette torpeur indolente des vacances à Tiger House. Personnellement, j’ai eu envie de boire des gins tonic à chaque fois que j’ouvrais le livre ! 

mardi 19 juin 2018

American Gods


American Gods de Neil Gaiman

J'ai Lu, 2017, 604 p.

Traduit par Michel Pagel

Fantasy, Mythologie



Dans le vol qui l'emmène à l'enterrement de sa femme tant aimée, Ombre rencontre Voyageur, un intrigant personnage. Dieu antique, comme le suggèrent ses énigmes, fou, ou bien simple arnaqueur ? Et en quoi consiste réellement le travail qu'il lui propose ? En acceptant finalement d'entrer à son service, Ombre va se retrouver plongé au sein d'un conflit qui le dépasse : celui qui oppose héros mythologiques de l'ancien monde et nouvelles idoles profanes de l'Amérique. Mais comment savoir qui tire réellement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l'aube des temps, ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit ce mystérieux M. Monde...


Neil Gaiman est merveilleux, ses œuvres le sont et il me l'a encore prouvé. Je commence à avoir découvert quelques perles de sa bibliographie et je dois bien admettre que la seule fois où j'ai été un brin déçue, c'est avec Stardust. Ce qui est vraiment ballot, parce que c'est le seul dont j'ai parlé ici. Et que rien que c'est un des rares auteurs dont le simple nom sur la couverture me donne envie d'acheter un bouquin.
Avec ce roman-là, il m'a happée, rendue nerveuse, impatiente et pour finir il m'a roulée comme une bleusaille. Ce qui fait qu'en refermant le bouquin, j'étais sur les fesses avec la grande envie d'en savoir plus.
Bon, après, il faut que je sois un peu honnête. C'est le ramdam qu'a fait la série à sa sortie qui m'a rappelé l'existence de ce livre, le tout concordé au fruit du hasard qui m'a fait tomber dessus à la médiathèque. D'ailleurs, la série est-elle aussi bien qu'on le prétend ? Je n'ose absolument pas la regarder.

lundi 18 juin 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #108

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 



Toutes les fois où je ne suis pas morte de Geneviève Lefebvre ne m'a pas spécialement emballée, mais je crois que je suis un peu passée à côté de ce que l'autrice essayait de transmettre avec cette histoire. Néanmoins, c'est bien écrit, donc ça plaira sûrement à d'autres.
Amours de Léonor de Récondo était très chouette. Vraiment. Trop court. En tout cas, j'ai découvert une nouvelle autrice fantastique, et j'ai très envie de me pencher sur ses autres écrits.
Olympe de Gouges de Bocquet et Catel est une chouette biographie de celle qui est maintenant une figure phare du féminisme mais que je connaissais jusque là assez peu. Instructif, bien fait et bourré de références en fin d'ouvrage, bref, une chouette BD pour se familiariser avec le personnage et le contexte historique.
Je n'avais pas encore osé découvrir la plume de Mathias Malzieu dans ses romans malgré tout le bien que j'en avais entendu. Parce que j'étais une ado très fan de Dionysos, voyez, et je ne voulais pas être déçue. Alors, c'est sûr que c'est moins rock'n'roll, mais j'ai retrouvé sa poésie et ce côté onirico-nostalgique de l'enfance qui me plaisait dans le groupe. Essai très concluant avec Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, donc !
Enfin, Minute, papillon ! d'Aurélie Valognes m'a fait passer un chouette moment et j'ai plutôt aimé tout ce qui est dit du rôle de mère dans ce livre (après, je râle toujours quand il y a trop de bons sentiments, mais j'ai peu de tolérance face aux trucs trop bisounours huhu).

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
    
 
Celle que vous croyez de Camille Laurens m'intriguait beaucoup, et le début de ce roman me plait autant que je pouvais l'imaginer (même si je m'attendais à autre chose au niveau de la narration, allez savoir pourquoi) !
Et je commence avec beaucoup de bonheur Homo Deus de Yuval Noah Harari. C'est très chouette, déjà. Et si vous vous souvenez de mon coup de coeur pour Sapiens, sachez qu'avec  les 3 petits chapitres que j'ai lus, je suis déjà autant emballée. D'autant que c'est le même lecteur, et il faut que je le dise quelque part : Philippe Solier, je vous kiffe. Cet homme a une voix tellement claire et une façon d'insinuer doucement l'humour et le sarcasme que je pourrais l'épouser. Il me lirait des trucs, je l'écouterais béatement et après je serais super intelligente.
  
3. Que vais-je lire ensuite ?

J'hésite, j'hésite. Je dois recevoir 2 livres de la part de Babelio, donc si un arrive assez rapidement, ce sera probablement celui-ci. Mais j'ai fait un petit tour de ma PAL, et il y a tellement de bouquins qui me tentent que je ne sais plus trop où donner de la tête.

4. Blabla

Bon, ben je crois que j'aurais eu la crise des "terribeul two" la plus courte recensée dans l'histoire de la parentalité, puisque ma progéniture a décidé de rejoindre les rangs de la quasi-perfection. Je dis quasi, parce que si elle pouvait se décider à aller aux toilettes ou au pot au lieu de prendre sa tête de pestouille et de s'accroupir en faisant "PSSSSSSSS !" quand elle fait pipi, on serait au top. 
D'ailleurs, je ne résiste pas à l'envie de vous partager sa nouvelle expression préférée : "moustache-pistache". Cette enfant sait dire moustache et pistache, mais n'est pas capable d'articuler "pyjama" qui reste "petit jama". Les méandres du cerveau en ce qui concerne l'acquisition du langage me laissent perplexe.
Sinon, croisez les doigts pour moi, je saurai mon planning de l'an prochain mardi après-midi (jour où je ne devais pas travailler normalement, ce que je prends clairement comme un mauvais présage) et j'espère très fort travailler sur 4 jours ! 

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?

samedi 16 juin 2018

Le dernier jour d'un condamné - Le classique du mois


Le dernier jour d'un condamné 
de Victor Hugo

1ère publication : 1829

mon édition : ebook, éditions Bibebook, 2014 - gratuit

poche : Folio, coll. Classique, 2017, 208 p.

Classique, Roman à thèse



Je n'avais pas lu de bouquin du père Victor depuis une paye. Et j'aime bien son style. Du coup, c'était en projet depuis, euh... plusieurs années pour être tout à fait honnête (l'ebook traînait dans ma liseuse depuis 2015) et suite à une discussion un brin animée avec une personne visiblement pas opposée au retour de la peine de mort, je n'ai que très moyennement réussi à garder mon calme. Sauf que quand je m'énerve, mon argumentation devient facilement bancale, ce qui est assez agaçant. 
Dans ce contexte, je me suis dit que j'allais lire le bouquin. Puis l'acheter et lui offrir. Ou lui envoyer dans la tronche, j'hésite encore.
Entre temps, j'ai appris qu'il était étudié pour le bac de français cette année. Bref, c'est le mois de juin, tous les bacheliers détestent entendre parler de ce livre donc comme j'ai visiblement décidé de ne pas me faire de copains, c'est sûrement le meilleur moment pour en parler avec vous.

Un condamné à mort raconte sa condamnation, son séjour à Bicêtre, puis à la Conciergerie, décrit les préparatifs de son exécution, sa dernière toilette, le voyage en charrette vers l'échafaud, ses impressions durant les quelques instants de délai qui lui sont accordés, mais qui vont bientôt s’achever.


Déjà, pour commencer et une fois n'est pas coutume, lire les préfaces est hyper intéressant. On sait déjà de quoi le livre va traiter, donc franchement, pas de spoil possible. Par contre, je suis assez persuadée que lire les préfaces rédigées par l'auteur lui-même ne peut que nous apporter en argumentation et éclairer intelligemment la lecture à venir.
Puis notre ami Hugo (je ne sais pas pourquoi je suis si familière envers lui, mais il me laisse une image de type sympa) malgré son engagement (qu'on retrouve dans à peu près tous ces bouquins, en tout cas ceux que j'ai lus) n'est pas dénué d'humour et va faire tourner en bourrique le critique littéraire, le bourgeois et la dame de la bonne société bien pensante. Bref, à peu près tous les détracteurs de son livre lors de sa première parution. Il va démonter leurs arguments boiteux et même expliquer sa démarche en deux temps trois mouvements, le tout en faisant marrer le lecteur. Et c'est super malin.