mercredi 6 juin 2018

La bibliothèque de Paupiette #2

Deuxième numéro de ce nouveau RDV sur le blog (vous pouvez retrouver le premier ici), et je suis bien bien contente parce que je le trouve chouette et que c'est l'occasion de pouvoir bêtifier devant la magnificence de ma progéniture sans complexe !
Allez, c'est parti, et cette fois, on s'attarde sur quelques bouquins moitié albums (dans le sens où il y a une histoire) moitié à manipuler.

Premier arrêt avec VROUM  de Jonathan Lithon et Fhiona Galloway paru chez Hemma. Petit livre cartonné, aux coins arrondis, avec des trous pour les trous des voitures participant à la super-course. On va travailler l'apprentissage des noms des animaux et des couleurs. 
Un texte à lire, chacun des animaux en voiture étant persuadé d'être le premier qui franchira la ligne d'arrivée. Mais l'enfant peut le manipuler seul également et refaire l'histoire (bon, OK, elle n'est pas franchement compliquée) grâce aux dessins qui illustrent très bien.
Honnêtement, ce petit livre n'a rien de plus qu'un autre, mais c'est joli, et je l'ai trouvé pour moins de 2€ chez Noz (secret tip : il y a souvent des bouquins jeunesse chez Noz, ce qui n'est pas mal si vous connaissez ou avez des gamins qui en font une bonne consommation) 
Et puisque c'est le mois des fiertés, la dernière page est de circonstance !
Pas d'âge indiqué sur celui-ci, mais il peut convenir aux tout-petits. Dès que l'enfant va commencer à s'intéresser à la manipulation d'objets, ça peut carrément le faire, en plus les trous pour les roues des voitures sont visiblement très attirants pour les petits. Et dès 1 an et demi, on pourra commencer à travailler la différenciation des couleurs et les animaux.


Le deuxième livre que je vous présente vient d'un constat simple : les enfants apprennent un max de vocabulaire et de grammaire grâce aux comptines. Et même si vous chantez comme une casserole (laissez-moi croire que je ne suis pas la seule), vous n'y couperez pas. Et des comptines, il n'y en a jamais assez. 
Et des livres autour des comptines, il en existe par contre une pelletée. Du coup, l'alternative aux livres musicaux ou pire (si comme moi, vous chantez beaucoup trop bien pour que le monde le supporte, c'est le genre de livres que je vous présente ici. Une souris verte dans la collection Cache-Cache comptines de Virginie Le Roy est plutôt réussi. 
Les coins sont arrondis, et le papier semi-rigide permet une manipulation par l'enfant seul, à condition qu'il ne soit pas trop bourrinos. Parce que bon, en forçant un peu, ça se déchire quand même. 

En prenant les paroles de la comptine, l'autrice a créé une petite histoire sous forme de questions dont on trouve les réponses sous les rabats. C'est rigolo, et les enfants, qui connaissent souvent la comptine par cœur, sont ravis de pouvoir répondre à la question (pour l'anecdote, ma fille a essayé de me troller en prenant le rôle de celle qui pose les questions) (j'ai hâte qu'elle apprenne les tables de multiplication !) 
Pour le coup, un âge est indiqué : à partir de 2 ans. Ca colle assez, parce que c'est plutôt rare de voir des enfants plus jeune connaître les comptines. Là, on est vraiment dans  l'apprentissage du vocabulaire et de la grammaire, le découpage des mots utilisés dans la comptine pour une meilleure compréhension.


Avec les deux livres suivants, on s'attaque à la problématique parfois épineuse du dodo. 

On commence par la sieste avec Pas dodo de Magdalena et Marion Piffaretti chez les emblématiques éditions du Père Castor (vous aussi vous avez la chanson dans la tête ?) où on va rencontrer Lucas. Lucas est un sale gosse, que les choses soient claires. C'est l'heure de la sieste, et il n'est pas super OK rapport qu'il est super occupé : il doit dessiner, jouer, nettoyer. À peine le temps pour un petit câlin à sa mère, il arrive même à l'entourlouper si bien que c'est elle qui s'endort. Du coup, Lucas cherche ensuite un bon lit pour son doudou, et tout le monde finit par roupiller dans cette maison (j'espère que personne n'avait laissé le gaz allumé). Paupiette finit par connaître l'histoire par coeur, en particulier grâce à ce coquin de Lucas qui utilise le même vocabulaire qu'elle. Elle a appris le principe de négation grâce à lui (elle maîtrisait déjà bien le "non" ceci dit) même si elle est pas encore au top (cette enfant a un peu de Maître Yoda en elle, elle nous sort des "pas" en fin de phrase, genre "a veux carottes pas"). Et dans son imaginaire d'enfant, c'est son super pote.
Idem, il marque aussi des points grâce à ses coins arrondis et ses feuilles plastifiées. C'est plus maniable que du carton, ça fait moins bébé, mais c'est indéchirable. 
Il y a bien un âge indiqué. Paupiette l'a eu quelques mois avant ses deux ans, et elle a pigé, mais effectivement, pu d'intérêt avant 1 an et demi, je dirais, si ce n'est le plaisir de lire une histoire à son enfant.



Enfin, on arrive au livre qui marche plutôt bien avant le dodo. Déjà, il s'appelle Bonne nuit Hibou (par DwellStudio chez Hélium), donc vous vous doutez bien que ça va causer sommeil.
C'est un joli livre à rabats, aux illustrations un peu naïves mais surtout toutes douces. 
Le hibou fait la tournée des grand-ducs (je suis tellement drôle que je me fatigue parfois) pour dire bonne nuit à tous ses amis de la forêt. Et quand vient le matin, c'est à lui qu'on va dire bonne nuit.
Avec Paupiette, ça marche super bien, déjà parce qu'elle aime le lire seule et que vu que c'est à base de "Bonne nuit" + le nom de l'animal à chaque page, elle y arrive très bien. Ensuite, les couleurs et dessins sont vraiment "douillets". Pas de rouge pétard, de couleurs agressives, rien que les dessins apaisent l'enfant.
Ensuite, c'est à base d'animaux. Paupiette adore les zanimaux (mais je pense que c'est assez universel) et il se trouve justement que dans notre rituel pré-dodo du soir, on dit au revoir à tous les animaux qui décorent sa chambre, et parmi ceux-là, il y a deux fois des hiboux. Donc double bonus pour elle, ça la met vraiment en condition.
Le but ici n'est donc pas vraiment les apprentissages (même s'il a fallu expliquer que les hiboux dormaient le jour et pas la nuit), à moins que l'enfant concerné n'ait pas encore intégré les noms des animaux. Quand Paupiette l'a reçu, c'était déjà le cas, mais je pense qu'on peut le lire à des tout-petits dès 8-10 mois sans problème (avant aussi, mais il y aura moins d'interaction et il ne sera pas vraiment manipulable). 
On voit cependant l'habitat des animaux, mais personnellement, vu que c'est un livre "du soir" on ne s'est pas trop attardé dessus. 

4 commentaires:

  1. Sympas, ces albums :D surtout pas dodo, je verrai si je peux le trouver à la bibliothèque pour mon frère !

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    1. Je l'avais pris chez France Loisirs, mais il doit exister dans d'autres éditions !

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  2. C'est trop choupi les livres pour gosses sérieux.
    Je note, j'ai des copains qui commencent à faire des petits, c'est niquel pour les conseils =)

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    1. Ah, ça y est, tu es arrivée à ce moment de la vie où tes potes commencent à se reproduire !

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