samedi 27 octobre 2018

Bandidos


Merci à NetGalley et Préludes

Bandidos de Marc Fernandez

Préludes, 2018, 320 p.

Policier


Le corps calciné d'une femme menottée, une balle dans la nuque, est retrouvé dans un parc de Madrid. Diego Martin, journaliste radio d'investigation, connait la victime, rencontrée vingt ans auparavant... En Argentine. Jeune reporter à l'époque, il avait couvert l'assassinat du frère de la victime : Alex Rodrigo, photographe pour un grand hebdomadaire, tué selon le même mode opératoire.
Un meurtre identique à des milliers de kilomètres de distance, à deux décennies d'écart. Il n'en faut pas plus au présentateur d'"Ondes confidentielles" pour se lancer dans une enquête qui le mènera à Buenos Aires, où il retrouvera une femme qu'il n'a jamais pu oublier...
Entre corruption politique, flics ripoux et groupes mafieux, ce voyage va faire ressurgir les fantômes du passé. Car parfois, ceux qu'on croyait morts reviennent hanter ceux qui sont restés.


J'avais beaucoup entendu parler des deux romans précédents de l'auteur : Mala Vida et Guerilla Social Club. Si je ne les ai pas lus, c'est simplement que je n'ai pas pu mettre la main dessus, mais je peux vous assurer que j'ai vraiment envie de réparer cette erreur maintenant.

C'est pas compliqué à comprendre. Marc Fernandez est journaliste à la base. Mais pas journaliste genre dans Closer, hein. Un vrai, style reporter. Et ça se sent. Le point de départ de son roman, c'est un fait réel. À partir de là, tout est romancé, fictif et tout ce qu'on veut. Mais le fond, lui, existe. La situation actuelle de l'Argentine, par exemple.

Et c'est là que c'est passionnant. On est transporté dans un pays où la corruption est évidente, personne ne s'en pose la question, où les manifestations dégénèrent, parce que c'est comme ça. Un pays qui fait pourtant figure de bon élève niveau démocratie par rapport à ses voisins. Et ça, c'est un peu plus flippant.
On se doute bien de ce genre de choses, mais les voir écrites noir sur blanc, même dans un roman qui est par essence de la fiction, ça fait prendre un peu de recul. 
Parce qu'on sent bien la connaissance du terrain, ou en tout cas le travail de recherches, la passion qu'a l'auteur pour ce continent assez méconnu finalement. Que ce soit sur le plan historique, économique ou politique, on entend assez peu parler de l'Amérique du Sud de ce côté-ci de l'Atlantique. Alors, si on ne va pas à la pêche aux informations, difficile de savoir que qu'il s'y passe.
Puis niveau thématiques, on s'attaque direct à du lourd. Liberté d'expression, liberté de la presse, corruption de l'exécutif, de la police, des médias, complaisance, etc. On n'y va pas de main morte.

Bref, j'ai appris plein de choses. Et j'ai envie de découvrir les précédents romans de l'auteur, mais aussi de retrouver ses personnages. Parce qu'il n'y a pas à tortiller, ils sont intéressants. Entre l'Espagne et l'Argentine, ces quatre là (pour les principaux) ont de quoi vivre pas mal d'aventures, entre leurs professions (journalistes, avocate, détective) et leurs caractères bien trempés. Ils ne manquent pas de courage et ne manquent pas non plus d'expérience, ce qui promet de chouettes moments à leurs côtés. Au-delà de ça, ils sont attachants, ils sont faillibles, ils sont humains. Ils peuvent se faire rouler, ils traînent quelques (grosses) casseroles, ils s'engueulent, ils se battent (pas forcément au sens littéral). Bref, ils vivent.

Malheureusement, le côté journalistique a aussi un pendant négatif, c'est le style d'écriture. Petit disclaimer : c'est hyper personnel, il n'y a rien d'objectif dans le fait d'apprécier ou non. Pour ma part, je n'ai pas été hyper fan. Un style qui me transporte va me montrer plutôt que me décrire, me suggérer plutôt que me raconter. Là, on n'est dans autre chose. Du descriptif, de l'évident, du qui ne laisse pas de place au doute ou à l'interprétation. Certains adorent, moi moins.
Ce qui ne m'empêchera pas de relire l'auteur parce que j'ai aimé le reste de ce roman.

Ma lecture en un GIF : 




- Le côté géopolitique
- L'ambiance
- Les personnages

- Le style

jeudi 25 octobre 2018

TBTL #82 - Frissons

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Les petits chats, c'est bientôt Halloween, autant dire que le thème colle pile poil, rapport que le livre dont on foit parler est supposé nous filer des frissons. Je ne suis pas super fan d'horreur en règle générale et vous me direz que les frissons, ça peut être de l'émotion (ou de la fièvre si on est malade aussi), mais j'ai décidé d'être premier degré, donc voilà.
Du coup, on va causer fantômes, enquêtes, phénomènes paranormaux. Je n'ai pas tremblé de terreur au cours de ma lecture, mais on peut dire que l'auteur a bien manié le suspense et que certains passages peuvent bien causer les frissons sus-mentionnés. Puis, bon, le titre il te met direct net dans l'ambiance : Les prières de sang, rien que ça !
Le style est plutôt addictif, le suspense efficace, et sans vous mettre en PLS de terreur, il y a de quoi avoir quelques frissons face aux fantômes et autres manifestations paranormales que vous rencontrerez ici. Je me doutais un peu d'un des retournements de situation, mais pas de façon assez certaine pour être déçue d'avoir deviné une partie de l'histoire avant la fin. D'une part parce qu'il ne s'agit que d'une partie du mystère, d'autre part parce qu'il est très facile de s'immerger totalement dans cette histoire qui mixe une armoire hantée, un monastère pas toujours rassurant, des fantômes qui font peur, des visions qui font peur aussi mais surtout surtout surtout des Templiers. 

lundi 22 octobre 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #122

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 


Bandidos de Marc Fernandez m'a beaucoup plu. Et autant dire que j'ai très envie de faire un petit flashback avec les premières aventures des protagonistes. Mon seul bémol, c'est que je n'ai pas forcément accroché avec le style de l'auteur, mais c'est vraiment un truc très personnel.
J'ai adoré également l'ambiance du premier tome des Ferrailleurs : Le Château. C'est très visuel, très burtonien, et j'ai très envie de découvrir la suite, parce que cette fin, mes aïeux ! Ceci dit, c'est complètement un roman d'ambiance, donc les personnes qui n'aiment que l'action peuvent passer leur chemin. 
Quant à Rebecca Kean, 6 : Origines, une fois de plus j'ai été happée. Tellement que je l'ai lu en 3h, au lieu de faire la sieste samedi après-midi. Bien contente de ne pas l'avoir commencé un soir, tiens ! J'adore cette série, c'est ma chouchoute entre toutes (en bit-lit, en tout cas).

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?


  

Bakhita est très dur, très sombre. Faut avoir la tripe bien accrochée. Une fois n'est pas coutume (vous savez que je suis une fervente adepte du support), je ne suis pas sûre que le livre audio soit la meilleure façon de le lire. Parce que j'ai besoin de faire des pauses par moments, et du coup, je me retrouve à écouter Rires & Chansons alors que je pourrais simplement lire autre chose si j'étais pépouze chez moi.
Je continue La première fois qu'on m'a embrassée, je suis morte sans être particulièrement emballée, mais sans passer un mauvis moment non plus. On verra ce que réserve la suite, j'espère que ce ne sera pas aussi prévisible que ce que j'envisage.
Et je commence Mystic River avec des souvenirs du film très très flous (ce que je pense être pas mal, surtout pour la fin). Je suis passionnée les gars, d'autant que c'est mon premier de l'auteur.

  
3. Que vais-je lire ensuite ? 

Je ne sais point. Voilà. Je vais finir octobre sur de la SFFF, mais savoir quoi précisément, impossible pour le moment.


4. Blabla

Ma fille se transforme en petit monstre grâce à l'influence désastreuse d'une de ses potos chez la nounou (qui s'arrache les cheveux elle). Bref, on a dû serrer la vis, à tel point qu'on ne mange plus en même temps qu'elle puisqu'elle est incapable de manger correctement quand elle a des spectateurs. C'était le climax de ma semaine, pour tout vous dire. 
Fatigue, lassitude, hâte des vacances pour le reste.
Bon, je mens, j'ai quand même failli me faire étrangler par un des gosses au boulot (ben oui, si on tire les deux côtés de l'écharpe en même temps, on peut finir par décéder), mais il a pas vraiment fait exprès. Ca m'a quand même valu un méchant début de torticolis, et le réveil de ma sciatique (problème de vieux, bonjour) à force de me tenir tout de travers.

Et vous, vous avez lu / fait quoi ? 

jeudi 18 octobre 2018

TBTL #81 - Super Méchant

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
J'ai longuement hésité pour le thème de la semaine. Non, parce que des méchants, des antagonistes, il y en a de toutes sortes : du charismatique qu'on est tenté d'apprécier malgré tout, du manichéen pur jus, du vraiment machiavélique, du super intelligent, du qui fait "mouahahahahahah" quand il parvient à ses fins...
Mais puisque c'est le mois de l'Imaginaire (et qu'octobre se prête pas mal à ces genres, je trouve), j'ai décidé de restreindre mes supers méchants à ceux qui sortent tout droit d'un de ces genre (SF, fantasy, fantastique et leurs nombreux sous-genres, donc).

Et figurez-vous que j'ai une série en cours où la super antagoniste réunit pas mal des critères sus-mentionnés. Faut d'ailleurs que je me décide à lire (et d'abord à me procurer) le tome 3... Go Les chroniques lunaires pour rencontrer la très machiavélique powerful charismatique Levana !

Levana, c'est basiquement la méchante qu'on aime détester. J'ai vraiment hâte d'en savoir plus à son sujet et que des nuances (qu'on pressent déjà) lui soient amenées ! Elle est magnifique, diabolique, déterminée et prête à tout pour arriver à ses fins, même aux pires atrocités. Et au final, on en vient à se dire qu'elle a des qualités d'héroïne, non ? Un poil plus extrêmes, quoi ! 

mardi 16 octobre 2018

115° vers l'épouvante


115° vers l'épouvante de Lazare Guillemot

Les Moutons électriques / Les saisons de l'étrange, 2018, 202 p.

Fantastique, Aventure


Que s’est-il produit dans un lointain passé sur l’île de Skellig, au large de l’Irlande ?
La manifestation d’une créature épouvantable, événement dont on trouve des traces sur une bonne partie du globe terrestre, selon une étrange diagonale de 115° qui, traversant l’Europe et l’Afrique, va se perdre quelque part dans l’Océan Indien. La chose terrifiante avait jadis été mise en échec. Or, en ce mois de mai 1925, elle s’est réveillée… et compte bien revendiquer le monde comme terrain de jeu !
Les seuls à savoir, les seuls qui, peut-être, parviendront à la contrer, sont au nombre de cinq : le Père Brown, un prêtre catholique britannique dont le hobby est la résolution de meurtres et mystères ; un jeune orphelin cornouaillais, Billy Babbridge ; ainsi que trois aventuriers américains, Hareton Ironcastle, sa fille Muriel et son neveu Sidney Guthrie. Ils se lanceront sur les traces des sectateurs de la chose et, au terme d’un périple qui les mènera au-dessus d’une faille océanique, à l’autre bout de la Terre, tenteront d’empêcher le monde de basculer dans l’horreur.


J'avais participé avec enthousiasme à la campagne de financement participatif Ulule de ce projet. Et au final, une fois reçu, je dois bien admettre que les livres ont pas mal traîné. Je me suis lancée cet été avec le premier volume de cette saison 1. Ma première impression, c'est que j'ai eu bien tort de laisser cette nouvelle collection de côté si longtemps.
Oui, ben ça va, on se calme !
C'est court, c'est rythmé, et si on ne tremble pas de terreur tout du long, les créatures décrites ont largement de quoi filer quelques frissons. 
Mais ce que j'ai le plus aimé, c'est le côté aventure un peu old school. Au niveau ambiance et personnages, on se serait quasiment cru dans un Jules Verne, et c'est un sacré compliment venant de ma part. 
La petite troupe que l'on rencontre très vite va devoir allier ses forces pour sauver le monde, rien de moins. Et tout ça part d'une bête randonnée dans les Cornouailles, d'un nuage fort étrange (et flippant) et d'un sauvetage en hydravion. Intrigant ? Vous aimerez la suite, alors !
Parce que dès le départ on est dans l'action, et sachez-le, il n'y aura que peu de pauses. D'ailleurs, les nouveaux acolytes auront à peine le temps de commencer à se raconter mutuellement le début de leurs épopées respectives autour d'un thé brûlant qu'ils devront faire face à une nouvelle sorte d'attaque. Une nouvelle sorte d'attaque, mais aussi une nouvelle sorte de monstres. 
Tout va très vite, et si on peut regretter un certain manque d'approfondissement par moments, c'est la règle du jeu avec ce format. Parce que faut bien avouer que la bande d'aventuriers de l'horreur traverse un paquet de contrées différentes et qu'une bonne partie de leurs aventures tient en quelques lignes. 
Idem pour les personnages, qui sont décrits assez sommairement. Mais, je vous l'assure, ça suffit amplement pour s'y attacher. Certains sont charismatiques, d'autres sont drôles, et tous sont complémentaires. Vous aurez même le bonheur de rencontrer une plante pensante et télépathe, et si c'est pas la classe, je ne sais pas ce qu'il vous faut !
En tout cas, vous avez la garantie de ne pas vous ennuyer, vous finirez peut-être même essoufflés !
Bref, beaucoup d'enthousiasme de ma part pour ce premier tome, et j'ai hâte de lire la suite !

Ma lecture en un GIF : 



- Le rythme
- L'ambiance
- Les créatures beurky-beurk

- Manque d'approfondissement

lundi 15 octobre 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #121

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée ? 

J'ai adoré La forme de l'eau. Ce n'est pas tout à fait un coup de coeur non plus, mais j'ai adoré. J'ai vraiment très très envie de voir le film maintenant, j'espère en avoir l'occasion rapidement. 
Vert émeraude conclut très bien la Trilogie des Gemmes, même si je n'ai pas eu de grosses surprises en le lisant. C'est pétillant, plein d'humour, j'ai adoré cette série, bien plus que je ne l'aurais imaginé (pour être honnête, je pensais en l'achetant que je trouverais ça naze).
J'étais fort guillerette en rentrant de la médiathèque samedi avec les deux premiers tomes du Mari de mon frère. Lus dans l'après-midi, j'ai envie de lire la suite et je suis hyper contente de m'être laissée tenter par les avis positifs, moi qui n'avais pas lu de manga depuis peut-être 10 ans. 

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

   

Bandidos me ravit actuellement par l'immersion en pays hispanophones et les thématiques traitées, mais je ne suis pas hyper fan du style de l'auteur, sans que j'arrive à mettre le doigt sur ce qui me chagrine.
Je commence La première fois qu'on m'a embrassée, je suis morte et sans être particulièrement enthousiaste, j'aime assez pour le moment.
Par contre, je suis complètement in love de l'ambiance du premier tome des Ferrailleurs ! C'est burtonien (mais quand il faisait des trucs cools), agréable à lire et les persos m'envoient du rêve en barre pour le moment. Puis j'adore les illustrations. Bref, ce livre a tout bon pour moi pour le moment.

  
3. Que vais-je lire ensuite ? 

J'ai emprunté un livre audio qui me tente bien : Bakhita. J'en ai lu de très bonnes critiques / chroniques / avis, j'espère donc me régaler. 
Pour la suite, je reste quand même dans le mood SFFF, et je me lancerai peut-être aussi dans du thriller un peu glaçant en fin de mois. Mon problème étant que j'ai l'embarras du choix dans ma PAL et que je passe plus de temps à chercher que lire qu'à lire vraiment !


4. Blabla

Ce week-end, ça faisait 7 ans que j'étais avec mon cher et tendre. On s'est donc débarrassés de Paupiette pour passer une soirée en amoureux, c'était chouette, d'autant que ça n'arrive pas souvent. Faut dire qu'on est tous les deux aussi romantiques que Hermione est cancre, et c'est pas peu dire. 
Sinon, j'ai beaucoup râlé après le prix abusif des billets de train, rapport que lâcher plus d'un tiers de SMIC à la SNCF pour un A/R sur le week-end, ça m'enjaille pas des masses. Sérieusement, faut pas se poser la question de "pourquoi les gens prennent pas plus le train ouin ouin ouin". J'aime pas trop vendre un rein à chaque déplacement, m'voyez ? D'autant qu'on en a jamais que 2 et que ça repousse pas.
Bref, je suis d'humeur massacrante de manière générale, je crois que les vacances dans 15 jours vont me faire le plus grand bien.

Et vous, vous avez lu / fait quoi ? 

dimanche 14 octobre 2018

Jouons à... Chronicles of Crime

Helloooo !
Il est tout frais, il sent encore le neuf, il est issu d'une campagne KickStarter et je vous en avais parlé en février puisqu'on avait pu le tester lors de notre passage au FIJ de Cannes, c'est Chronicles of Crime ! 


Carte d'identité

Chronicles of Crime de David Cicurel
illustré par 
édité par Lucky Duck Games

1 à 4 joueurs
à partir de 10 ans 

durée d'une partie : entre 60 et 90 mn

2 extensions (5 scénarios dans le jeu de base et 4 par extension) : Noir (qui plonge dans l'ambiance des films noirs donc) et Welcome to Redview (bande d'ados des années 90)

Nécessite un smartphone et l'appli dédiée, possibilité de jouer avec des lunettes VR


C'est pour qui ? 
- Ceux qui aiment les enquêtes
- Ceux qui aiment la technologie
- Ceux qui sont prêts à ne pas rejouer à un jeu 
- Ceux qui aiment la réflexion

Comment qu'on joue ?

On choisit son scénario. On lance l'appli. On se laisse guider. Fin.
Bon, OK, il faut savoir quelques petits trucs. On commence par une scène de crime et en principe une ou deux personnes qu'on va pouvoir interroger. Le truc cool, c'est que chaque carte comporte un QR Code qu'on va pouvoir scanner grâce à l'appli et qui va nous permettre d'avancer dans l'enquête, mais aussi de décompter nos points (scanner des cartes nous fait perdre du temps, et donc des "points de victoire").

On va ainsi pouvoir observer la ou les scènes de crime (les lunettes 3D sont en option mais ajoutent un vrai côté immersif) pour repérer nos premiers indices. C'est alors pas mal d'être 2, car pendant qu'on observe et qu'on balance en rafale tout ce qu'on voit de supposément pertinent, notre partenaire peut fouiller les cartes à la recherches des indices qu'on lui donne. Il faut ensuite scanner les indices pour pouvoir les rentrer dans notre Pokédex carnet d'enquêteur.
On pourra aussi solliciter l'aide d'experts dans leur domaine, à savoir un médecin, une scientifique, un hacker et un criminologue.

De fil en auguille, on va être amené à résoudre l'enquête avec plus ou moins de difficultés et / ou de rebondissements. Quand on pense avoir fini, on va voir notre grand chef, et on a plutôt intérêt à savoir répondre aux questions qu'il va nous poser (toujours par l'intermédiaire de l'appli), sous peine d'avoir un score toupourri.

 Mon avis
Eh bien, je ne suis pas déçue ! Lors de notre premier test, on n'était pas forcément convaincus par les scènes en réalité virtuelle, mais ils ont dû améliorer le machin car c'était bien plus agréable cette fois !
Une seule enquête à notre actif et on a commencé par la plus facile. Pour le coup, on a très vite eu des soupçons, à tel point qu'on a traîné pour trouver une réelle preuve matérielle même une fois les fils de l'intrigue démêlés. Erreur, on a juste perdu du temps ! C'est ça d'être perfectionniste.

Alors, évidemment, comme pour tous les jeux du genre, on peut reprocher le manque de rejouabilité. Bah ouais, une fois que vous avez résolu une enquête, l'intérêt de la refaire est assez minime, on est d'accord. Mais je trouve le prix plutôt accessible, et des extensions sont prévues a priori (à moins que le jeu ne marche pas du tout, mais vu le succès sur KickStarter, je pense qu'on est loin du fiasco).
Un truc qui prête parfois un peu à confusion, c'est l'aspect parfois général des cartes indices. Comme elles sont utilisées pour les différents scénarios, forcément, il faut qu'ils soient assez génériques pour correspondre aux différents items représentés mais assez spécifiques pour qu'on sache lesquels choisir.
Je pense aussi qu'il faut savoir avec qui on joue, parce qu'on aura vite fait de monopoliser l'appareil. Du coup, je ne suis pas certaine que ce soit un bon plan de jouer à 4, par exemple. 2 c'est parfait (puis c'est beaucoup plus RP !).
Voilà pour les avertissements. 
Pour le reste, c'est prenant, immersif, on passe un bon moment et c'est clairement mon nouveau chouchou !

Alors, tenté.e.s ?