dimanche 13 octobre 2019

Unpopular Opinions Book Tag

dimanche 6 octobre 2019

Book Haul #2 : Celui de la décadence

vendredi 4 octobre 2019

Point série : Je continue ou j'abandonne ?

samedi 14 septembre 2019

Point Lecture #3 - Apocalypses, western et paternité

dimanche 1 septembre 2019

PAL du Pumpkin Autumn Challenge

jeudi 18 juillet 2019

El blabla de l'infini

Bien le bonjour !

Article qui n'en est pas vraiment un aujourd'hui.
Non, parce que je rencontre un vrai gros problème en ce moment sur le blog, vous vous en êtes sûrement rendus compte.
Ben ouais, je ne publie plus rien. De rien, rien de rien. Mais je le regrette vraiment, parce que j'aimais ça, et c'est pas que j'aime plus, juste que je ne trouve pas la motivation de m'y mettre, et que plus le retard s'accumule, plus je procrastine.
Quand je parle de retard, c'est pas du tout un euphémisme. Y a des lectures de novembre-décembre que je n'ai toujours pas chroniquées. J'ai beau avoir peu lu par rapport à mon rythme habituel en début d'année, je vous assure que ça fait un sacré paquet de chroniques.

J'ai essayé de me forcer, j'ai essayé de me laisser porter, j'ai essayé de marcher au feeling. 
Ben, bof.
Ca marche pas de ouf, comme vous avez pu vous en rendre compte.

À côté de ça, je passe beaucoup de temps sur le côté livresque de la force de Youtube. Et si j'aime définitivement pas l'idée de montrer ma tronche et que faire du montage me gonfle au plus haut point, rapport que je n'ai ni logiciel adéquat ni matériel d'enregistrement, ben c'est le format qui me fait envie en ce moment.
J'ai donc dépassé ce complexe pour commettre une vidéo. Est-elle bien ? Plutôt bof, rapport que de base, j'ai pas réussi à foutre le bon format de sortie. 
Mais c'était cool à faire.
Donc, c'est ce que je vais continuer à faire pour le moment.

Vais-je pour autant fermer le blog ? Que nenni ! 
Je suis assez sûre que
a) ça peut très bien être complémentaire
b) l'envie d'écrire et de développer mes chroniques va revenir
il est même assez probable que la chaîne YT ne fasse pas long, feu, je me connais !

Bref, pour le moment en tout cas, ça va principalement se passer par là. Je serais vraiment super contente de vous y retrouver (et d'accueillir vos commentaires, conseils et suggestions, évidemment), et ça ne va certainement pas m'empêcher de passer sur vos blogs, non mais !

dimanche 16 juin 2019

La peau des hommes


Merci à Babelio et Harlquin

La peau des hommes de Camillle Lanvin

Harlequin, 2019, 321 p.

Contemporaine, "romance"


Estelle multiplie les rencontres. Qu'ils soient tendres, drôles, égoïstes ou spirituels, elle aime observer les hommes et les mettre à nu avec d'autant plus d'entrain qu’elle fuit sa propre histoire. Car l'avantage de tous ces hommes, c'est qu’ils ne sont pas lui : Ganaël, celui qu’elle a réussi à quitter dans un ultime réflexe de survie. L’amour de sa vie à qui elle avait tout donné. A Paris, elle tente désormais de tourner la page, et c'est à travers le regard des hommes qu'elle va chercher la femme en elle, celle dont elle a perdu la trace...
Vous le savez, j'aime pô les romances. Alors au départ, je ne pensais pas vraiment accepter cette masse critique. Mais en fait, le résumé + le fait que l'autrice soit psychologue et sexologue m'a fait changer d'avis. Je me suis dit "Hey, je vais peut-être enfin lire un truc qui s'éloigne des clichés du genre ?". J'étais espoir.
Attention, pour bien vous donner mon ressenti sur ce livre, je vais devoir en spoiler les grandes lignes. Pas tous les petits détails, hein, mais la construction générale et l'évolution de ce personnage. Bref, si vous ne voulez rien savoir, passez direct aux + et - en fin d'article !
La première partie démarre. On comprend bien qu'Estelle, toute séductrice, sûre d'elle et aux allures de nana-qui-s'assume qu'elle est, ben en vrai, elle ne se jauge qu'au regard que les mecs posent sur elle. On voit aussi bien qu'elle est cassée à l'intérieur. Du coup, c'est cohérent, no problem, tu enchaînes les aventures pour oublier une histoire traumatisante (et trèèèèèès problématique, on y reviendra), sur le plan psychologique, j'adhère, ça change de celles qui regardent Bridget Jones en boucle en bouffant de la glace dans leur pyjama en pilou-pilou. Toi, tu préfères faire la tournée des bars, passer tes (rares) soirées seule à fumer sur ton balcon et séduire des hommes pour voir si tu en es encore capable. Ça peut marcher, j'attends de voir ton évolution. Je suis presque enthousiaste.
La partie 2 démarre. Bon, ça s'enchaîne de plus en plus niveau aventure, tu forces ton corps, tu essaies l'auto-conviction en te persuadant que oui, tu as envie de tout ce qu'il se passe, tu te perds. Normal, tu subis des agressions sexuelles (pour le coup, les mecs sont pas vraiment à blâmer, tu dis oui) à tour de bras. Je commence à être circonspection.
La partie 2 continue. Tu retrouves Ganaël ton amour de jeunesse, ton ex mari, celui qui t'a mise dans cet état par son égoïsme et son comportement. Il te viole. Pas un mot réel posé dessus (oui, on peut causer viol dans un bouquin, mais il faut le nommer, je suis persuadée que c'est hyper important d'utiliser le vocabulaire adéquat, de rappeler que c'est un crime et pas une erreur de parcours, que ce n'est pas normal !). Je suis dégoût.
À côté de ça, tes expériences vont crescendo, tu atterris dans le milieu SM et je commence à me dire que je vais laisser tomber cette lecture parce que là, en plus d'être particulièrement malaisant et gerbant, ça devient bourré de clichés. Heureusement, l'autrice semble s'en rendre compte aussi et arrête les frais. Je respire un grand coup, je passe un pacte avec moi-même : prochaine scène où je suis dérangée, j'arrête.
Là, tu finis par rencontrer un mec, une espèce de Dumbledore un poil plus jeune et moins barbu. Il t'explique le sens de la vie. Je lève les yeux au ciel.
C'est tellement dommage que ce mec t'ait enseigné la sagesse et permis de te retrouver en adéquation avec toi-même alors qu'il a 30 piges de plus que toi et un putain de cancer qui fait qu'il va décéder, on le sait. Heureusement, il a un fils. Là, vous me dites "naaaaaaaaaaaan ????" et je vous réponds, d'un air blasé "si" en ravalant mes larmes.
De là, vous imaginez mes yeux au ciel à la lecture de la toute fin du livre puisque, ben ça finit comme toute romance se doit de finir... 
Et vraiment, c'est dommage. On a l'impression que Camille Lanvin a compilé plein de situations rencontrées dans son cabinet et / ou sa vie perso pour en faire un bouquin, mais c'est juste trop, en fait. Estelle aurait pu être hyper intéressante à suivre, là, elle devient à mes yeux simplement agaçante. Elle aurait pu "grandir", évoluer toute seule, ou en tout cas sans l'aide d'un mec philosophe à la science infuse (complètement contre-productif, crotte de bique, surtout qu'on a assez de mansplaining au quotidien). En plus, elle écrit bien, il y a plein de jolis passages, de poésie et j'avais vraiment envie d'aimer, ne serait-ce que pour la forme.
Alors, ça trouvera sûrement son public, mais ce public, c'était clairement pas moi.

Ma lecture en un GIF : 




- La plume
- Le début
- La construction psychologique d'Estelle (au début)

- La fin
- L'effet catalogue (d'hommes et de situations)
- Les clichés
- Le mansplaining
- Les violences sexuelles non identifiées

jeudi 13 juin 2019

L'inconnue de l'équation


Merci aux éditions Taurnada !

L'inconnue de l'équation de Xavier Massé

Taurnada, 2019, 238 p.

Thriller


Quatre heures. La police n'a que quatre heures pour démêler ce qui ne semblait être au départ qu'un simple drame familial : un couple, Juliette et François, retrouvé carbonisé, leur fils, Julien, gisant au sol.
Deux salles d'interrogatoires, deux témoins de la tragédie : la mère de François et une flic déjà présente sur les lieux. Deux versions, deux visions différentes.
Accident, meurtre, ou vengeance ?
Une toile d'araignée va se tisser peu à peu et d'une simple énigme va surgir une équation… aux multiples inconnues.
J'aime beaucoup les thrillers, mais quand j'en lis trop, j'ai tendance à frôler l'overdose et surtout, à ne plus être surprise du tout. 
Mais là, ça faisait un petit moment, alors bon, je me suis laissée tenter, d'autant que j'aime en général ce que proposent les éditions Taurnada.
Je dois avouer que ce que j'ai aimé en premier lieu avec ce livre, c'est sa construction. On a du flashback (c'est très souvent validé chez moi), des points de vue différents (idem), le tout sous forme de huis-clos (j'adore !) pendant une bonne partie du récit. Un petit côté course contre la montre (4h accordées aux enquêteurs pour se faire une idée sur ce qui a pu se produire) qui fait monter la tension, on a de quoi se dire qu'il y a de bons ingrédients pour que la sauce prenne.
Du coup, la petite difficulté, c'est que le tout repose principalement sur le jeu de questions / réponses entre les enquêteurs et les témoins, et donc sur des dialogues, et que les dialogues, c'est pas le plus évident pour faire passer les émotions et tout l'implicite. On a donc quelques maladresses / trucs un peu explicites par moments, mais franchement, c'est très bien géré dans l'ensemble et on ne sort pas du récit.
L'auteur réussit le truc plutôt fortiche de créer une ambiance et un réel suspense sans faire bouger ses personnages de la salle d'interrogatoire (sauf sur la fin du roman), simplement grâce aux échanges verbaux, aux flashbacks, le tout sur une affaire qui semble pourtant assez simple au premier abord.
Du coup, ben on attend beaucoup de la fin. Genre vraiment beaucoup. Surtout si on est un habitué du genre.
Bon, vous vous en doutez, j'ai envie de causer de cette fin, parce qu'en vrai elle est satisfaisante et assez surprenante (j'avais vu arriver le premier retournement de situation, mais clairement pas le reste), sauf qu'il y a un truc qui me chiffonne et me fait trouver le tout un peu trop invraisemblable (sans spoiler aucun : le fils !), donc j'aimerais qu'on en cause,envoyez-moi un message, un mail, un pigeon voyageur !
Les enquêteurs sont plutôt bien campés (même si on peut éventuellement pinailler sur un côté un peu caricatural par moments, m'enfin ça m'a pas dérangée), on apprend à découvrir les témoins et les victimes, tout en gardant bien en tête qu'il est possible que les différents narrateurs se moquent de nous modèle géant, en mode mensonges et petits secrets pas jojos.

Alors, personnellement, je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages, mais ça m'arrive extrêmement rarement avec ce genre de livres, donc c'est juste ma faute, parce qu'il y a assez de profondeur et de motivations pour en faire de vrais personnages intéressants, entre leurs backgrounds respectifs, ce qui est su et ce qui est tu.
Bref, pour moi, c'est un thriller réussi. Peut-être pas le plus dingue que j'ai jamais lu, mais devenant de plus en plus exigeante, ce n'est clairement pas à ça que vous devriez vous fier s'il vous tente !


Ma lecture en un GIF : 



Le suspense
- Les rebondissements
- Construction
- Doutes sur tout et tous
- Fin un peu invraisemblable sur certains points

dimanche 9 juin 2019

21 leçons pour le XXIème siècle


Merci à Audiolib !

21 leçons pour le XXIème siècle de Yuval Noah Harari

audio : Audiolib, 2018, 11h58

lu par Philippe Sollier

GF : Albin Michel, 2018, 420 p.

traduit par Pierre-Emmanuel Dauzat

Essai


Après Sapiens qui explorait le passé de notre humanité et Homo Deus la piste d'un avenir gouverné par l'intelligence artificielle, 21 leçons pour le XXIe siècle nous confronte aux grands défis contemporains.Pourquoi la démocratie libérale est-elle en crise ? Sommes-nous à l'aube d'une nouvelle guerre mondiale ? Que faire devant l'épidémie de « fake news » ? Quelle civilisation domine le monde : l'Occident, la Chine ou l'Islam ? Que pouvons-nous faire face au terrorisme ? Que devons-nous enseigner à nos enfants ?Avec l'intelligence, la perspicacité et la clarté qui ont fait le succès planétaire de ses deux précédents livres, Yuval Noah Harari décrypte le XXIe siècle sous tous ses aspects - politique, social, technologique, environnemental, religieux, existentiel... Un siècle de mutations dont nous sommes les acteurs et auquel, si nous le voulons réellement, nous pouvons encore redonner sens par notre engagement. Car si le futur de l'humanité se décide sans nous, nos enfants n'échapperont pas à ses conséquences.

(Avant mon avis, je fais un petit hors-sujet rapide : j'ai énormément de mal à trouver le temps de chroniquer mes lectures, MAIS je lis à balle. Bref, je chronique en priorité les SP par correction envers les ME concernées, du coup, vous avez moins de chroniques de lectures "spontanées" à vous mettre sous la dent, mais promis j'essaie d'y remédier !)
Vous vous en souvenez peut-être, j'avais eu un énorme coup de cœur pour Sapiens - Une brève histoire de l'humanité il y a quelques années. Donc, je me rue à chaque fois sur les essais de l'auteur, avec d'autant plus d'enthousiasme que je les lis en version audio et que Philippe Sollier est fantastique (oui, je déclare carrément mon amour à la "voix" du livre, mais j'le kiffe, voilà) dans sa lecture.
J'avais été un peu moins enthousiaste avec Homo Deus, mais principalement parce que c'était très axé scientifique et technologie, domaines dans lesquels je suis moins à l'aise, même si les réflexions philosophiques et sociologiques autour m'avaient tout autant emballée.
Et alors, celui-ci ? 
Ben, on pourrait lui reprocher d'être un peu une redite par rapport à son prédécesseur. C'pas faux.
Mais il est à la fois plus "accessible" et ludique, et surtout, bien plus concret. 
Bon, je ne vais pas vous mentir, on n'en ressort pas plein d'espoir dans le genre humain, ni pour l'avenir de notre société. On pourrait même avoir quelques petits moments d'angoisse. Hem.
Mais on continue à retrouver l'humour de l'auteur (si bien rendu par la voix de Philippe Sollier) (je vous gonfle ? Vous m'dites hein), et son optimisme (dans le sens où il n'est pas défaitiste, pas dans le sens où il vit au pays des Bisounours).
Il ne vous donne pas de chemin tout tracé à suivre pour sauver le monde (même si je lui enverrais bien un mail pour lui demander, en me référant à son intelligence, juste pour la blague du mec qui se prend un vieil effet kiss cool dans le nez). Par contre, il vous donne des éléments de réponse face à ce qui déconne ou ce qui risque de déconner. Vous en faites ce que vous voulez, avec vos valeurs, ce en quoi vous croyez et vos objectifs de vie. En tout cas, la philosophie Carpe Diem n'a jamais eu si peu de sens (c'est tous ces gens tatoués dans les 90's qui vont être dèg' quand leurs gamins leur mettront le nez dans leur caca en leur disant "ouais, ben bravo, cueille le jour" et maintenant on doit réparer tes conneries").
Faut dire que quand on pense aux changements politiques,  et donc à  l'éventualité d'une nouvelle guerre bien plus meurtrière que celles que nous avons déjà connues, aux modifications climatiques et aux potentielles catastrophes écologiques qui en découlent, aux avancées technologiques et donc aux modifications sociétales de fond qui peuvent arriver, ben on se sent un peu moins malins d'avoir passé tant de temps sur les réseaux sociaux. 
Mon seul bémol, et on en revient au début du paragraphe précédent, c'est : foutredieu, que peut-on faire pour pallier à ça ? Et là, ben, on se retrouve un peu face à face avec nous-mêmes et c'est ce qui me semble raide avec cette lecture, parce que je n'ai pas le début d'une amorce d'un commencement d'idée. 
En tout cas, c'est toujours limpide, toujours instructif et l'auteur se permet ici de plus en plus d'émettre son propre avis (mais argumenté et construit, pas comme un troll sur twitter) et de faire passer quelques valeurs qui lui sont propres, bien plus que ce qu'il avait fait jusqu'alors. 

Ma lecture en un GIF : 



Le style
- Les réflexions
- L'humour qui allège le ton
- Pas de paranoïa intempestive

- Manque de propositions



Du même auteur
 


dimanche 2 juin 2019

C'est le 2, j'balance tout ! #10

Après plus d'un an sans participer à ce RDV fort chouette, je m'y remets (rapport qu'il est fort chouette) (en plus, c'était dans mes résolutions bloguesques de l'année, si c'est pas du sérieux, ça, je sais pas ce qu'il te faut). Et le récap' des liens se fait maintenant chez notre charmant petit monstre préféré !



Enfin un mois avec quelques lectures, et même de la pavasse dedans. En plus, c'était le mois de la fantasy, et c'était cool d'en (re)lire beaucoup. Je me suis régalée avec mes lectures ce mois-ci, les voilà en vrac :

  
  
  

J'ai bien du mal à établir un réel top, parce que je me suis replongée dans la fantasy grâce au mois de la fantasy, et toutes mes lectures m'ont fait tomber en amour. J'ai commencé très très fort avec La Belle Sauvage, peut-être pas aussi oufissimimement génial que la trilogie originelle mais qui aura tout de même fait palpiter mon petit cœur. Philip Pullman a une sacrée plume et un vrai talent pour créer une ambiance en 2 phrases. Bref, c'est validé. 
Idem pour le nouveau cycle de L'Assassin Royal, qui a un nom rien qu'à lui Le fou et l'assassin. Une énorme pavasse, où il ne se passe pas tant de choses que cela en toute objectivité. On ne sait même pas trop dans quelle direction tout ça va partir, en toute honnêteté. Mais Robin Hobb pourrait te réécrire la composition te shampooing que tu trouverais ça passionnant, donc je m'incline, je dis amen, et j'en redemande.
Quant à Tobie Lolness c'est Plouf qui me l'a choisi, et 100 fois merci. Non, parce que j'ai adoré retrouver la plume poétique, douce, tendre, métaphorique de l'auteur. L'histoire est prenante, tout est passionnant et si je n'ai lu que le premier tome pour le moment, la fin ne devrait pas trop traîner !

Niveau flop, je n'ai pas été séduite par La fille du capitaine Fracasse, pas que ce soit "mauvais", simplement je ne suis pas rentrée dedans, et j'ai eu l'impression que c'était trop, par moments. Trop gênant, trop loin, avec des trucs dont je n'ai pas compris l'intérêt si ce n'est de mettre le lecteur mal à l'aise, voire dont je n'ai pas compris l'intérêt tout court (genre, pourquoi un début en forme de récit cadre alors qu'on n'y revient jamais ensuite ?). Bref, intérêt très limité pour moi, même si le début m'enthousiasmait pas mal.



Mai est toujours un peu charrette : Paupiette est du 1er, moi du 26, bref, y a de l'anniversaire dans l'air. La demoiselle a eu 3 ans dans la classe et la dignité (non) pendant que toute sa famille (surtout ma mère et moi) beuglait sur les chansons du Roi Lion. On a eu droit à quelques pépites (les arrière-grands-parents à la ramasse qui s'étonnent qu'elle ne sache pas encore lire (à 3 ans donc) (comme quoi, on peut pas vraiment se fier aux personnes âgées quand ils disent "y a plus d'saisons" ou "c'était mieux avant" par exemple), les bougies qui s'éteignent toutes seules et l'enfant qui engueule le vent rapport que c'est pas son anniversaire à lui, etc.) mais au final, Paupiette était "surprise de joie", ce qui est le plus important.
Et pour mon anniversaire, je n'ai rien fait de particulier ce qui ne m'a pas empêchée d'être hyper gâtée. À base de livres principalement (et d'un jeu de société et une carte de fête des mères par Paupiette qui en était tellement fière qu'elle m'avait vendu la mèche plus d'une semaine à l'avance).
J'ai aussi passé ma première matinée à la plage, et y a pas à dire, ça donne tout de suite  le sentiment d'être en vacances. 
J'ai réussi à gérer le mois de la fantasy, avec 4 lectures qui m'ont fait remplir les 10 items proposés, et j'en suis pas peu fière parce que se tenir  à une PAL, c'est un réel défi pour moi.

That's all folks !

jeudi 16 mai 2019

Le mari de mon frère - Point Bulles #3

Cette fois-ci, pas de chroniques multiples, mais celle d'une série qui m'aura fait renouer avec le manga, et que j'ai vraiment apprécié ! Direction le Japon tout ce qu'il y a de plus contemporain,et son rapport à l'homosexualité !


Le mari de mon frère de Gengoroh Tagame

Akata, entre 2015 et 2017

4 tomes

manga, seinen, contemporaine


Yaichi élève seul sa fille. Mais un jour, son quotidien va être perturbé… Perturbé par l'arrivée de Mike Flanagan dans sa vie. Ce Canadien n'est autre que le mari de son frère jumeau… Suite au décès de ce dernier, Mike est venu au Japon, pour réaliser un voyage identitaire dans la patrie de l'homme qu'il aimait. Yaichi n'a pas alors d'autre choix que d'accueillir chez lui ce beau-frère homosexuel, vis-à-vis de qui il ne sait pas comment il doit se comporter. Mais ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ? Peut-être que Kana, avec son regard de petite fille, saura lui donner les bonnes réponses…



Il n'y a les photos que des 2 premiers tomes, mais c'est bien une chronique générale de l'intégralité de la série que je vous propose aujourd'hui. Oui, parce que je suis un peu quiche par moments et je n'ai pas pensé à photographier les 2 suivants.
Il s'agit d'une série de mangas doudou, que j'ai beaucoup apprécié. Je n'en avais plus lu depuis la fac, autant vous dire que ça commence à remonter (et à l'époque, j'étais plutôt shônen).
Le plus intéressant pour moi dans cette série est clairement le personnage de Yaishi (surtout son évolution dans sa façon de penser). 
Le Japon étant assez conservateur concernant les sujets de société, l'homosexualité y est visiblement assez taboue. Alors, Yaishi ne se considère pas comme homophobe, hein, d'ailleurs, il ne l'est pas foncièrement. Mais l'arrivée de son beau-frère Mike, qu'il n'avait jamais rencontré auparavant, va le faire évoluer et reconsidérer la question. Il va notamment réfléchir sur la relation qu'il avait avec son frère et sa réaction lorsque celui-ci lui avait avoué son homosexualité. 
Dans un premier temps, il ne va donc pas être très chaud pour accueillir Mike et apprendre à le connaître. Il va craindre la relation entre ce dernier et Kana, sa fille (parce que bon, est-ce qu'être homosexuel, ce n'est pas être un peu pervers ? Alors, dans ce cas, est-ce que Kana n'est pas un peu en danger auprès de Mike ?). Il va aussi avoir peur de l'attitude potentielle de Mike envers lui (il ressemble à son frère, puisqu'ils sont jumeaux, et est-ce que les gays ne sont pas constamment en demande sexuelle ?), et une fois ces stades passés, il va craindre le regard des autres et son impact sur lui, qui héberge un homme gay.
Mon petit problème avec cette série, c'est principalement la temporalité. Il n'est sensé s'écouler que 3 semaines. Certes, on peut évoluer vite par rapport à ce genre de point de vue (même si certains mauvais réflexes restent tenaces) mais du coup, les relations fortes qui vont se créer entre les personnages me semblent un peu moins crédibles, aussi adorables qu'ils puissent être (bon, c'est pas pire que les romances avec coup de foudre / mariage / bébé en moins de 48h, vous m'direz).
Mike est clairement mon personnage chouchou. Tant de bonté, de curiosité et de bienveillance dans un seul homme, c'est beau. On est loin du cliché gay - drama queen. C'est un nounours adorable, qui souffre atrocement du deuil qu'il traverse mais qui va quand même réussir non seulement à passer de bons moments au cours de son pèlerinage au Japon mais aussi apprendre à devenir un oncle pour Kana et créer une très jolie relation avec cette petite fille. 
Mais ce qui force le plus le respect par rapport à ce personnage c'est clairement sa pédagogie face à ce beau-frère un peu réac', homophobe sans s'en rendre compte. Sans jamais montrer la moindre agressivité, sans jamais se moquer, sans non plus se lancer dans des explications non sollicitées, il va induire un changement chez Yaishi. Juste en apprenant à le connaître et en répondant aux quelques questions que celui-ci lui posera. 
Quant à Kana, c'est un rayon de soleil, de tendresse et de douceur, mais surtout d'espoir. 
Elle est vive, curieuse, intelligente et sacrément mûre (OK, je pense même que certains trucs étaient un peu en décalage avec l'âge qu'elle est supposée avoir). Sa présence dans la série, et celles de ses potos-nabots, permettent de montrer que la connerie n'est pas innée. Même si leur culture est différente de celle de Mike, ils sont tous bien plus ouverts (et directs !) que bien des adultes. D'ailleurs, Mike reçoit de leur part autant de questions concernant son identité sexuelle que culturelle (au grand dam de Yaishi).
Les points "apprentissage" de Mike qui ponctuent les chapitres sont bien fichus aussi. Je n'y ai rien appris pour ma part parce que je suis un peu renseignée sur le sujet, mais ils demeurent utiles à ceux qui en savent moins, qu'il s'agisse d'ados ou du public japonais de manière générale qui est visiblement très peu éduquée sur ce point.
Donc oui, je crois vraiment que cette petite série mérite la bonne publicité qu'elle a reçue. C'est touchant, tendre, éducatif. 
Et pour ma part, j'ai découvert quelques trucs sur le Japon, que je n'imaginais clairement pas aussi "arriéré" sur le sujet (parce que niveau sexualité, c'est quand même eux qui fantasment sur les tentacules à la Cthulhu hein...).