jeudi 16 août 2018

TBTL #74 - Afrique

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
Cette semaine, Bettie Rose continue à nous faire voyager, et c'est en Afrique que nous nous rendons. Autant vous dire que je vais regarder avec plaisir vos suggestions, parce que je manque grandement de culture littéraire concernant ce continent. Par contre, j'ai su de suite de quel livre j'allais vous parler puisqu'il a été un immense coup de coeur !

Alors oui, j'en ai parlé tout récemment, mais quand même. Je ne peux que vous encourager à découvrir (le) Petit Pays de Gaël Faye et la vie de son quasi alter ego, Gabriel.

Les guerres intestines entre ethnies, partis, pays n'affectent finalement que de très loin Gabriel et sa bande de copains, tous issus d'un milieu plutôt privilégié. Leur impasse est leur terrain de jeux et d'aventures, mais elle est surtout une bulle, un cocon.
Comme on s'en doute la tragique réalité va venir heurter de plein fouet ce quotidien et bouleverser la vie de Gabriel, mais aussi de sa famille, de ses amis, de ses voisins, et même de ses employés domestiques. 
Sachez tout de même que certains passages sont très durs, très forts, que si vous êtes très sensibles, ils peuvent être vraiment difficiles à lire. D'autant plus que si le jeune âge de Gabriel nous épargne des descriptions trop précises, il nous laisse le loisir de l'imagination ce qui n'est pas forcément mieux. Obligé de grandir par la force des choses, il nous touche sûrement même plus que si le narrateur avait été un adulte. Il ne s'agit pas de quelqu'un de responsable qui participe ou s'implique sciemment d'un côté ou de l'autre. Il subit et sa résilience est sa force principale.
Au-delà de l'horreur de ce que son pays et sa famille traversent, on assiste à une quête identitaire forcée. Lui ne se posait pas de questions, se voyait burundais. Mais non, il lui faut choisir : Hutu, Tutsi, noir, blanc, burundais, rwandais, français. Lui qui aurait voulu jouer dans son impasse avec ses copains, isolés du monde, le voilà servi.
Vous l'avez compris, c'est un récit plein d'émotions et il est difficile de garder l’œil secde bout en bout. Colonisation, racismes, guerres, violences (parfois invisibles), le tout vu par le prisme de l'enfance qui s'enfuit... Rien à dire, c'est un pari réussi. 

mardi 14 août 2018

Mrs Dalloway - Le classique du mois

Mrs Dalloway de Virginia Woolf

1ère publication : 1925

mon édition : ebook (gratuit !) Bibliothèque électronique du Québec, 2016

poche : Folio, coll. classique, 2015, 358 p.

Classique, Drame




J'avais lu il y a fort fort longtemps (quand j'étais au lycée) Une chambre à soi. Je pense sincèrement que je n'avais pas bien compris ce texte, mais j'en gardais le souvenir d'une plume magnifique. J'ai donc décidé de me pencher sur cet ebook qui traînait depuis fort longtemps dans ma liseuse pour voir si ça me faisait le même effet. Et puisque j'avais déjà lu Une chambre à soi (même si je ne m'en souviens quasiment pas), je suis partie sur un autre texte. 
Le roman, publié en 1925, raconte la journée d'une femme élégante de Londres, en mêlant impressions présentes et souvenirs, personnages surgis du passé, comme un ancien amour, ou membres de sa famille et de son entourage.

Ce grand monologue intérieur exprime la difficulté de relier soi et les autres, le présent et le passé, le langage et le silence, le mouvement et l'immobilité. La qualité la plus importante du livre est d'être un roman poétique, porté par la musique d'une phrase chantante et comme ailée. Les impressions y deviennent des aventures. C'est pourquoi c'est peut-être le chef-d'œuvre de l'auteur - la plus grande romancière anglaise du XXe siècle.

On va commencer par les points positifs.
Parce que mon souvenir de la plume de l'autrice était bien bon : c'est beau, c'est poétique, c'est immersif, c'est assez incroyable de joliesse, vraiment. 
Puis voilà.
Oui, vous avez compris, une fois n'est pas coutume, j'ai pas kiffé mon classique. 

On dirait vraiment que Virginia Woolf avait reçu un défi bidon en mode "écris un roman sans intrigue et publie-le". Ou alors, c'était un auto-challenge, je ne sais pas. En tout cas, moi, je n'ai pas adhéré. On suit une journée de la vie de Mrs Dalloway, ses pensées, les personnages qu'elle va croiser et les digressions de tout ce petit monde.
Alors, comme je le disais, y a pas à tortiller, c'est bien fait. On peut se prendre au jeu. On a l'impression d'être derrière une caméra, de suivre cette nana dans la rue (coucou, je suis creepy) tout en sachant toutes les pensées qui lui passent par la tête, puis elle croiserait un type, et hop, on le suivrait à son tour de la même façon, jusqu'à ce que le focus revienne sur l'héroïne subitement, en mode boomerang. 
Dans mon cas, malheureusement, l'effet ne dure pas. Je suis restée assez insensible sur le long terme aux ressentis des personnages, aux évènements (pas super folichons, ceci dit) qui se produisaient. 
Pourtant, les thématiques abordées sont hyper intéressantes et bien traitées. On va causer ambition, rivalité, jalousies, parentalité, amours, stress post-traumatique. Avouez que le menu est alléchant ! 

Ca n'a malheureusement pas suffi à maintenir mon intérêt et je dois bien avouer que je me suis un brin ennuyée.
D'autant que je n'ai pas trouvé les personnages particulièrement attachants ou intéressants. On est face à une Mrs Dalloway qui oscille entre superficialité apparente intense et nostalgie en mode "c'était-mieux-avant", son premier amour qui est resté un éternel adolescent, sa fille un peu cruche, son mari plan-plan et ennuyeux au possible, un ex-soldat en pleine crise de paranoïa. 
Ce qui m'a vraiment perdue, au final, ce n'est pas tant l'absence d'intrigue forte (parce qu'il y a des récits auxquels j'ai complètement adhéré malgré ça) mais l'ambiance. Une espèce de langueur se dégage du texte et déteint sur le lecteur. Très franchement, je me sentais dans l'état du coup de barre post-repas quand il fait très chaud dehors et il m'était impossible de me concentrer.

Dommage pour moi, ceci dit, les qualités littéraires du texte sont telles que l'autrice vaut bien le détour, et je relirai sûrement d'autres de ses ouvrages pour retrouver sa plume.

Ma lecture en un GIF :

samedi 11 août 2018

La couleur des sentiments


La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

Babel, 2013, 609 p.

traduit par Pierre Girard

Historique, ségrégation



Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s'occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L'insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s'enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s'exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu'on n'a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l'ont congédiée.
Mais Skeeter, la fille des Phelan, n'est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s'acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l'a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot.
Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.


J'avais envie de lire ce livre depuis bien longtemps et je suis ravie de m'être lancée dans ce pavé ! 
C'est une lecture extrêmement immersive : on sent la moiteur du Mississipi, on EST dans les années 60 avec les bonnes noires et leurs patronnes blanches, dans leur quotidien qui devient vite le nôtre tant on s'identifie.

C'est un texte souvent très émouvant, mais pas que. L'autrice parvient à instiller tellement de tendresse dans son récit (grâce à l'attachement d'Aibileen à la petite fille qu'elle garde, notamment) qu'elle nous fera souvent sourire, voire même rire grâce à des passages réellement comiques. Pas de pathos, donc, et pourtant le sujet et les thématiques abordées auraient pu s'y prêter. Mais non, on va parler ségrégation, racisme, injustice, violences, mépris et ce ne sera pas larmoyant. 

On va principalement suivre trois femmes, toutes fortes à leur façon : Aibileen, Minny et Skeeter. Deux bonnes noires et une blanche riche. Toutes sont différentes, toutes sont attachantes, toutes vont évoluer de façon plus ou moins significative. 
Et dans ce livre, on ne va pas s'arrêter à cette description peu glorieuse de la société américaine des années 60. On va aussi causer féminisme, principalement grâce à Skeeter, qui veut être indépendante, pas spécialement se marier, travailler et vivre sa vie comme elle l'entend. 

Beaucoup de points positifs dans ce livre, donc. D'autant que le quotidien du personnel noir dans les maisons aisées est très bien décrit, tout comme le racisme subi au quotidien, intégré et presque normal, dans le sens où les personnes concernées sont presque étonnées lorsqu'on leur apporte une considération équivalente à celle qu'on aurait envers une personne blanche.

Mon petit bémol sur ces thématiques, c'est que vu la période, je pense que je m'attendais à quelque chose de plus prononcé, notamment concernant le mouvement des droits civiques. Si Martin Luther King et ses marches sont bien mentionnées, je n'ai pas eu l'impression que c'était plus important que ça pour les personnages. Peut-être que j'aurais voulu voir l'un d'eux s'y impliquer activement, mais peut-être aussi que le quotidien dans une petite ville assez éloignée du coeur de l'action ressemblait à ce que j'ai lu ici et que je me suis fait une idée un peu "romantique" de ce mouvement. Donc oui, ces évènements majeurs sont abordés, mais rien ne va venir troubler de façon significative le quotidien de nos protagonistes.
Alors voilà, en cours de lecture, j'ai trouvé ce bouquin génial, émouvant, amenant des réflexions intéressantes, j'ai trouvé les personnages riches (même les secondaires) et c'était top. Mais avec le recul, j'aurais peut-être préféré que certains points soient davantage approfondis. Parce qu'au final, on reste sur le quotidien des bonnes noires dans les familles blanches et on ne prend que très peu de recul.
On a le nez dans le guidon, comme les personnages en fait, ce qui est hyper cohérent, je vous l'accorde, et qui montre bien comme ce livre est immersif. Mais moi, j'aime bien quand on m'offre d'autres perspectives, surtout quand on parle de sujets de société de cette ampleur.

Ma lecture en un GIF : 



- Les personnages, tous intéressants
- L'immersion immédiate dans le récit
- Pas de pathos
- Les thématiques abordées


- Manque de prise de recul sur une situation plus globale
- Faits historiques trop peu exploités à mon goût

jeudi 9 août 2018

TBTL #73 - Asie

BettieRose a lancé ce RDV pour parler d'une lecture que le thème nous évoque, histoire de pouvoir (re)parler de bouquins qui nous ont marqué et qui passent vite à la trappe avec le flot de nouveautés. Vous pouvez retrouver les liens sur son blog !

 
On se retrouve cette semaine pour un nouveau TBTL consacré cette fois à l'Asie. Oui, parce que c'est pas parce qu'on part pas en vacances à l'autre bout du monde qu'on ne peut pas voyager, ne serait-ce que par les bouquins. Bon, ceci dit, vu ce que je vous propose cette semaine, je ne suis pas sûre que vous ayiez hyper envie d'y passer vos vacances, en tout cas à la période décrite par le roman.
Oui, parce qu'en soi, la Corée du Sud, pourquoi pas. D'autant qu'on part de la très belle île de Jeju et qu'on nous présente les haenyu, sortes de sirènes des temps modernes et bien réelles qui plongent à des profondeurs improbables en apnée afin de gagner leur croûte. Un peu de girl power dans un décor idyllique, il y a de quoi envoyer du rêve et des envies de voyage. Mais le destin de Hana risque de vite vous faire déchanter. Venez, on va rencontrer les Filles de la mer de Mary Lynn Bracht

On va osciller dans le récit entre un présent de narration plus ou moins contemporain, où l'on va suivre une haenyeo maintenant âgée. Son histoire aura été marquée par la guerre de bien des façons, et son destin n'a finalement pas grand-chose d'enviable à celui de l'histoire que l'on suit en parallèle. Cette histoire, c'est celle de Hana, qui se sacrifie pour protéger sa petite sœur, encore une enfant au moment des faits. Par amour pour elle, Hana va se faire enlever par un soldat japonais, être emmenée dans un bordel après avoir traversé la Corée puis la Chine dans des conditions horribles. Son histoire ne s'arrête pas là, mais je préfère vous en laisser la surprise afin que vous puissiez avoir la même intensité que moi au cours de ma lecture.
Sachez néanmoins que ces deux portraits sont ceux de femmes fortes. De femmes victimes de la violence des hommes, oui, mais fortes tout de même. Fortes dans leur détermination, dans leur espoir d'autre chose, parfois dans leur résignation et leurs sacrifices. Parce que si elles se résignent, si elles se sacrifient, c'est qu'elles ont encore de l'espoir. Ce sont des résignations temporaires pour qu'il y ait un futur et que celui-ci soit différent.

mercredi 8 août 2018

La bibliothèque de Paupiette #3 - Des albums aussi pour les grands

Troisième numéro de ce nouveau RDV sur le blog  et je suis bien bien contente parce que je le trouve chouette et que c'est l'occasion de pouvoir bêtifier devant la magnificence de ma progéniture sans complexe !
Allez, c'est parti, et cette fois, on s'attarde sur des albums plutôt marrants qui vous feront passer un bon moment à vous aussi !


On commence tranquillou bilou par Les enfants font d'épouvantables animaux de compagnie de Peter Brown paru aux éditions Circonflexe. 
Bon, ben déjà, le titre, quoi. Non, parce que tout parent s'est forcément dit un jour, au milieu des mille merveilles de la parentalité qu'il aurait peut-être mieux fait de prendre un chien, un chat, voire un requin blanc. 
On suit donc Lucie, adorable oursonne qui adopte un petit garçon, malgré les réticences de sa maman. C'est plein d'ironie, le trait est tout doux, un poil rétro, et ça fera rire même les petits qui saisissent pas le sens de l'histoire au complet (et encore moins le second degré). Ce que Paupiette préfère ? Mon interprétation des "Glop", l'unique onomatopée que le petit garçon est capable de formuler. Elle se tape des barres avec ça, je ne sais pas si c'est bon signe pour la future qualité de son humour, mais en tout cas, ça marche.
Puis, d'ici quelques années, on pourra lui lire quand elle réclamera un vrai animal de compagnie. Le message de fin étant bien entendu que les animaux sont plus heureux en liberté, mais du coup, ça marche moyen bof pour l'acquisition d'un chien. Pas sûr donc que ça la fasse changer d'avis (d'autant que Lucie, l'oursonne du livre, est plutôt têtue dans le genre), mais ça l'aura distraite 2 minutes de son obsession. 
C'est aussi un début d'initiation à la BD puisqu'on trouve des bulles, de fond différent selon qui parle. Ca peut donc très bien marcher pour des mini-lecteurs autonomes aussi. 
Autre point bonus : c'est une idée de cadeau parfaite en mode message subliminal pour les gens qui vous harcèlent pour savoir quand vous allez vous reproduire (ou dans notre cas, nous re-reproduire).

On continue notre exploration des albums kifonrire avec Comment transformer un crocodile affamé en sac à main de Michaël Escoffier et Eléonore Thuillier, paru aux éditions Frimousse.
Ici, c'est une petite hippopotame qui va harceler sa famille avec cette question pour le moins saugrenue : comment transformer un crocodile affamé en sac à main ? Oui, bah je vous ferais remarquer que les questions qu'on se demande d'où elles sortent, c'est un peu le propre des enfants, donc on ne juge pas !
D'autant que pour le coup, il y a une chute à cette histoire.
Bon, toujours est-il que la petite se fait rembarrer de tous les côtés avec sa question, tout le monde étant bien trop occupé pour répondre. Ou pour essayer de comprendre quel est le fuck. Alors bon, je dois avouer qu'il y a un petit côté culpabilisant, parce que ça arrive à toutes les personnes qui côtoient des enfants, surtout si lesdits enfants sont à la merveilleuse (non) période du "pourquoi ?" (Paupiette commence depuis quelques semaines, et elle enchaîne avec le "comment ça marche ?", inutile de vous préciser que je commence déjà à m'arracher les cheveux). Parce que, invariablement, cette avalanche de questions, même si on est armé de la meilleure volonté et de 4.8 tonnes de pédagogie, se conclura par un "Parsqueuuuuuu !".
En tout cas, l'humour est bien présent, grâce à la chute, donc, mais aussi aux raisons improbables que prennent les adultes pour ne pas lui répondre.
Mon seul petit regret est qu'il s'agisse d'un album cartonné, alors que clairement, avant 2 ans, ce livre n'a pas grand intérêt.


 Le prochain album est assez funky également, puisqu'il s'agit de Parents : mode d'emploi de Michaël Escoffier et Séverine Duchesne, paru aux éditions Frimousse.
Et s'il s'agit bien d'un mode d'emploi, il est complètement détourné, puisqu'il s'adresse à la progéniture et non aux parents. Vous n'apprendrez donc pas à être un bon parent (spoiler : aucun bouquin ne vous apprendra à l'être de toute façon), mais par contre, votre enfant apprendra peut-être à vous "dresser". Parce que le parent est ici vu comme une sorte d'animal de compagnie et entre le fait qu'on se moque gentiment du fameux enfant-roi et quelques blagues bien senties, on adhère totalement au truc.
Bien évidemment, ma fille est beaucoup trop jeune pour saisir le second degré du machin (ceci dit, certains passages la font rire, et elle nous a déjà fait quelques références au livre quand elle veut qu'on "laisse tranquille" Paupiette), mais je pense que ça fera marrer les enfants dès 6-7 ans. Pour les parents, ça marche dès le début, et ça peut d'ailleurs faire un chouette cadeau de naissance, pour peu que vos connaissances ne soient pas trop susceptibles par rapport à leur nouveau rôle.
Petit ajout marrant également : les auteurs y font la pub de leur autre ouvrage dédié pour sa part à l'arrivée d'un autre enfant dans la famille. Inutile de préciser que j'essaierai de me le procurer si jamais cette situation se produit un jour !
Les graphismes sont très chouettes et colorés, l'ouvrage se présente vraiment comme un mini-guide avec toute une didactique parodique et des questions auxquelles les auteurs apportent des réponses. Donc oui, on est clairement dans le livre pour petit qui s'adresse quand même énormément aux grands.



 Le dernier de la sélection du jour est aussi mon chouchou ! Il s'agit de la suite de Maman Ours (que je n'ai pas trouvé pour le moment) de Ryan T. Higgins : Bienvenue chez maman Ours (chez Albin Michel Jeunesse).
Dans le premier volume, on comprenait comment Michel, l'ours bougon était devenu malgré lui la maman de 4 oisons. Ici, il les accompagne migrer, et à son retour, sa maison a été littéralement squattée et transformée en B&B forestier. C'est drôle, c'est fin, plein d'humour, et vous risquez là aussi de rire plus que l'enfant !
Je trouve les graphismes très chouettes t expressifs, la couleur parfaite, bref, c'est un coup de cœur pour moi.
La police utilisée, les dialogues et détails qui se cachent sur chaque page, tout incite à prendre le ton adéquat, à rire, à simuler la colère et c'est ce qui en fait un des livres fétiches chouchous de Paupiette. D'ailleurs, quand elle le lit seule, elle reprend mes intonations ce qui est assez fort en chocolat niveau imitation (d'autant que vu qu'elle n'a que 2 ans, sa façon de relire l'histoire est assez personnelle).
En plus, la fin laisse présager d'un nouveau tome, ce qui nous remplit de joie. En attendant, je vais me procurer le premier dès que je tomberai dessus.

lundi 6 août 2018

C'est Lundi, que lisez-vous ? #114

Comme chacun sait, je pense, on retrouve tous les liens chez Galleane qui a repris ce RDV d'un blog anglophone.


On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :

1. Qu'ai-je lu la semaine passée les semaines passées ? 

Ai-je beaucoup lu ? Non. J'étais en vacances, en famille, en festival, fatiguée, à la plage. Bref, j'ai été trop occupée. J'ai quand même fini Les Rêveurs d'Isabelle Carré qui était très sympa même si on peut être un peu déstabilisé par son côté décousu.


2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
    
 
  
Un gentleman à Moscou est plutôt sympa, mais très contemplatif, et je crois que ce n'est pas ce qui me fait envie pour le moment. Du coup, j'avance peu, et je pense le mettre de côté le temps d'être dans le bon mood pour le lire.
J'écoute L'Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon, j'adore ! Bon, sauf que j'écoute en voiture et comme c'est les vacances, je fais moins de voiture, et donc je n'ai pas beaucoup avancé. 
J'ai commencé aussi La Disparition de Stéphanie Mailer de Joël Dicker. Si c'est toujours assez addictif, je suis assez gênée par le style de l'auteur qui me semble très pataud par moments (alors que je n'y avais pas prêté plus attention que ça dans ses précédents romans) et les nombreuses coquilles dans l'édition. 
  
3. Que vais-je lire ensuite ? 

Je vais déjà essayer de finir ces lectures en cours, on en reparle ensuite !

4. Blabla

Je suis toujours en vacances, ça va durer encore quelques semaines et je profite. 
Je suis allée dans ma famille, voir un aquarium, à la plage bien trop tôt mais sinon il fait trop chaud, j'ai bu de l'apéro sans aucune modération, je suis allée en festival avec ma soeur d'amour, mon frère et des copains et c'était extrêmement cool. Comme c'est un festoche où j'allais en fin de lycée / à la fac, j'avais l'impression d'avoir 17 ans à nouveau et c'est clairement devenu un nouveau rituel estival ! La cure de jouvence étant passée, le lendemain a sérieusement piqué et le retour au train-train quotidien est un peu raide.
Ceci dit, la phase repos des vacances commence, et j'espère pouvoir lire-lire-lire, même si c'est en intérieur sous la clim parce qu'il fait une chaleur absolument intenable de 9h30 à 22h par chez moi. 

Et vous, vous avez lu / fait quoi ?

dimanche 5 août 2018

Jouons à ... Code Names !

Helloooo !
Aujourd'hui, petit party game quie se joue en équipe, parfait pour ambiancer vos soirées même si vous êtes un certain nombre. Découvrons Code Names !

Carte d'identité

Code Names de Vlaada Chvatil
illustré par Tomas Kucerovski et Stéphane Gantiez
édité par Iello, 2016

2 à 8 joueurs
à partir de 12 ans 

durée d'une partie : environ 15 mn 

One-shot, cartes d'extension promotionnelles (j'en ai sur le thème "geek)
Il existe d'autres version du jeu : une spéciale duo, et une avec des images au lieu de mots.






C'est pour qui ? 
- Les amateurs de party game
- Ceux qui ont envie de jouer en équipes
- Ceux qui aiment les références capillotractées
- Ceux qui aiment les jeux courts
- Ceux qui veulent du fun
- Ceux qui n'aiment pas les jeux trop compliqués

Comment qu'on joue ?
Dans chaque équipe, on va avoir un espion et des alliés. Selon un plateau caché, il va falloir faire deviner un maximum de mots (tous visibles, eux) à ses alliés. Mais attention : non seulement faire deviner un mot de l'équipe adverse leur octroierait des points, mais en plus, un assassin se cache derrière l'un des alias.



 Mon avis
Un matériel assez qualitatif, une mise en place facile, une compréhension aisée, ce jeu a tout du party game qui vous fera vous enjailler !
Ses points positifs par rapport à certains autres, c'est que plus on est nombreux, plus c'est fun. D'ailleurs, ils limitent le nombre de joueurs à 8, mais je pense qu'on peut aller jusqu'à 10, easy peasy (ça fait un espion + 4 alliés dans chaque équipe, si tout le monde s'écoute, c'est jouable).
J'y ai joué à 2, 3 et 6, et la partie la plus drôle était clairement celle où nous étions 6. Je ne sais pas ce que donne la version duo, ceci dit.

On arrive vite à des kamoulox et des réflexions assez capillotractées, ce qui assure là encore pas mal de marrade. Non, parce que faire deviner "cabinet", "Godzilla" et "baguette", faut bien avouer que c'est pas évident.
Je ne vais quand même pas vous mentir, il y a 2 petits bémols. Le premier, c'est qu'évidemment, si on joue avec des gens qu'on connaît très bien et qu'il y en a d'autres qu'on connaît très peu, on a un sacré avantage. Entre les références communes, les private jokes et autres évènements communs, il nous sera plus facile d'avoir le même cheminement de pensée. Après, ce petit problème est facilement contrable si on est bon joueur : il suffit d'équilibrer les équipes.
Par contre, j'ai toujours un petit bug lorsque je suis espion. Faut dire que je suis assez quiche en orientation dans l'espace, alors j'ai trouvé que la petite carte représentant les différentes couleurs n'était pas optimale pour une représentation facile du "plateau" de jeu.

Par contre, vu le nombre de cartes, la rejouabilité est assez importante, donc pour le prix qu'il coûte et les moments de rires qu'il apporte, c'est quasiment un indispensable de toute ludothèque qui se respecte.



Alors, tenté.e.s ?