dimanche 13 octobre 2019

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dimanche 6 octobre 2019

Book Haul #2 : Celui de la décadence

vendredi 4 octobre 2019

Point série : Je continue ou j'abandonne ?

samedi 14 septembre 2019

Point Lecture #3 - Apocalypses, western et paternité

dimanche 1 septembre 2019

PAL du Pumpkin Autumn Challenge

jeudi 18 juillet 2019

El blabla de l'infini

Bien le bonjour !

Article qui n'en est pas vraiment un aujourd'hui.
Non, parce que je rencontre un vrai gros problème en ce moment sur le blog, vous vous en êtes sûrement rendus compte.
Ben ouais, je ne publie plus rien. De rien, rien de rien. Mais je le regrette vraiment, parce que j'aimais ça, et c'est pas que j'aime plus, juste que je ne trouve pas la motivation de m'y mettre, et que plus le retard s'accumule, plus je procrastine.
Quand je parle de retard, c'est pas du tout un euphémisme. Y a des lectures de novembre-décembre que je n'ai toujours pas chroniquées. J'ai beau avoir peu lu par rapport à mon rythme habituel en début d'année, je vous assure que ça fait un sacré paquet de chroniques.

J'ai essayé de me forcer, j'ai essayé de me laisser porter, j'ai essayé de marcher au feeling. 
Ben, bof.
Ca marche pas de ouf, comme vous avez pu vous en rendre compte.

À côté de ça, je passe beaucoup de temps sur le côté livresque de la force de Youtube. Et si j'aime définitivement pas l'idée de montrer ma tronche et que faire du montage me gonfle au plus haut point, rapport que je n'ai ni logiciel adéquat ni matériel d'enregistrement, ben c'est le format qui me fait envie en ce moment.
J'ai donc dépassé ce complexe pour commettre une vidéo. Est-elle bien ? Plutôt bof, rapport que de base, j'ai pas réussi à foutre le bon format de sortie. 
Mais c'était cool à faire.
Donc, c'est ce que je vais continuer à faire pour le moment.

Vais-je pour autant fermer le blog ? Que nenni ! 
Je suis assez sûre que
a) ça peut très bien être complémentaire
b) l'envie d'écrire et de développer mes chroniques va revenir
il est même assez probable que la chaîne YT ne fasse pas long, feu, je me connais !

Bref, pour le moment en tout cas, ça va principalement se passer par là. Je serais vraiment super contente de vous y retrouver (et d'accueillir vos commentaires, conseils et suggestions, évidemment), et ça ne va certainement pas m'empêcher de passer sur vos blogs, non mais !

dimanche 16 juin 2019

La peau des hommes


Merci à Babelio et Harlquin

La peau des hommes de Camillle Lanvin

Harlequin, 2019, 321 p.

Contemporaine, "romance"


Estelle multiplie les rencontres. Qu'ils soient tendres, drôles, égoïstes ou spirituels, elle aime observer les hommes et les mettre à nu avec d'autant plus d'entrain qu’elle fuit sa propre histoire. Car l'avantage de tous ces hommes, c'est qu’ils ne sont pas lui : Ganaël, celui qu’elle a réussi à quitter dans un ultime réflexe de survie. L’amour de sa vie à qui elle avait tout donné. A Paris, elle tente désormais de tourner la page, et c'est à travers le regard des hommes qu'elle va chercher la femme en elle, celle dont elle a perdu la trace...
Vous le savez, j'aime pô les romances. Alors au départ, je ne pensais pas vraiment accepter cette masse critique. Mais en fait, le résumé + le fait que l'autrice soit psychologue et sexologue m'a fait changer d'avis. Je me suis dit "Hey, je vais peut-être enfin lire un truc qui s'éloigne des clichés du genre ?". J'étais espoir.
Attention, pour bien vous donner mon ressenti sur ce livre, je vais devoir en spoiler les grandes lignes. Pas tous les petits détails, hein, mais la construction générale et l'évolution de ce personnage. Bref, si vous ne voulez rien savoir, passez direct aux + et - en fin d'article !
La première partie démarre. On comprend bien qu'Estelle, toute séductrice, sûre d'elle et aux allures de nana-qui-s'assume qu'elle est, ben en vrai, elle ne se jauge qu'au regard que les mecs posent sur elle. On voit aussi bien qu'elle est cassée à l'intérieur. Du coup, c'est cohérent, no problem, tu enchaînes les aventures pour oublier une histoire traumatisante (et trèèèèèès problématique, on y reviendra), sur le plan psychologique, j'adhère, ça change de celles qui regardent Bridget Jones en boucle en bouffant de la glace dans leur pyjama en pilou-pilou. Toi, tu préfères faire la tournée des bars, passer tes (rares) soirées seule à fumer sur ton balcon et séduire des hommes pour voir si tu en es encore capable. Ça peut marcher, j'attends de voir ton évolution. Je suis presque enthousiaste.
La partie 2 démarre. Bon, ça s'enchaîne de plus en plus niveau aventure, tu forces ton corps, tu essaies l'auto-conviction en te persuadant que oui, tu as envie de tout ce qu'il se passe, tu te perds. Normal, tu subis des agressions sexuelles (pour le coup, les mecs sont pas vraiment à blâmer, tu dis oui) à tour de bras. Je commence à être circonspection.
La partie 2 continue. Tu retrouves Ganaël ton amour de jeunesse, ton ex mari, celui qui t'a mise dans cet état par son égoïsme et son comportement. Il te viole. Pas un mot réel posé dessus (oui, on peut causer viol dans un bouquin, mais il faut le nommer, je suis persuadée que c'est hyper important d'utiliser le vocabulaire adéquat, de rappeler que c'est un crime et pas une erreur de parcours, que ce n'est pas normal !). Je suis dégoût.
À côté de ça, tes expériences vont crescendo, tu atterris dans le milieu SM et je commence à me dire que je vais laisser tomber cette lecture parce que là, en plus d'être particulièrement malaisant et gerbant, ça devient bourré de clichés. Heureusement, l'autrice semble s'en rendre compte aussi et arrête les frais. Je respire un grand coup, je passe un pacte avec moi-même : prochaine scène où je suis dérangée, j'arrête.
Là, tu finis par rencontrer un mec, une espèce de Dumbledore un poil plus jeune et moins barbu. Il t'explique le sens de la vie. Je lève les yeux au ciel.
C'est tellement dommage que ce mec t'ait enseigné la sagesse et permis de te retrouver en adéquation avec toi-même alors qu'il a 30 piges de plus que toi et un putain de cancer qui fait qu'il va décéder, on le sait. Heureusement, il a un fils. Là, vous me dites "naaaaaaaaaaaan ????" et je vous réponds, d'un air blasé "si" en ravalant mes larmes.
De là, vous imaginez mes yeux au ciel à la lecture de la toute fin du livre puisque, ben ça finit comme toute romance se doit de finir... 
Et vraiment, c'est dommage. On a l'impression que Camille Lanvin a compilé plein de situations rencontrées dans son cabinet et / ou sa vie perso pour en faire un bouquin, mais c'est juste trop, en fait. Estelle aurait pu être hyper intéressante à suivre, là, elle devient à mes yeux simplement agaçante. Elle aurait pu "grandir", évoluer toute seule, ou en tout cas sans l'aide d'un mec philosophe à la science infuse (complètement contre-productif, crotte de bique, surtout qu'on a assez de mansplaining au quotidien). En plus, elle écrit bien, il y a plein de jolis passages, de poésie et j'avais vraiment envie d'aimer, ne serait-ce que pour la forme.
Alors, ça trouvera sûrement son public, mais ce public, c'était clairement pas moi.

Ma lecture en un GIF : 




- La plume
- Le début
- La construction psychologique d'Estelle (au début)

- La fin
- L'effet catalogue (d'hommes et de situations)
- Les clichés
- Le mansplaining
- Les violences sexuelles non identifiées